Depuis le 24 février, beaucoup de choses ont changé. L'Europe et les Etats-Unis ont décidé de ne pas faire la guerre directement, non pas parce que l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN, mais surtout parce que la Russie dispose de l'arme nucléaire.

En revanche, nous avons pris des sanctions économiques et financières historiques. Des pays habituellement neutres comme Monaco et la Suisse n'ont pas hésité à sanctionner les oligarques et à s'associer aux sanctions, c'est aussi une grande nouveauté. D'autres pays comme la Finlande et la Suède semblent vouloir adhérer à l'OTAN, là aussi, c'est étonnant. L'Allemagne qui était réticente à augmenter son budget militaire va y consacrer 100 milliards d'euros, c'est fou. Et tous les autres pays européens, y compris la Belgique, vont également augmenter leur budget défense de manière significative.

Comme le signale le quotidien néerlandais NRC Handelsblad, ce que les politiques n'ont pas réussi à faire en 20 ou 30 ans, Poutine l'a obtenu en une semaine : il a réussi l'exploit de souder les Européens. A croire qu'il nous faut, à chaque fois une bonne crise pour nous réveiller, exactement comme pour la crise sanitaire. Je rappelle qu'on parle d'un impôt des sociétés minimum depuis des décennies, il a fallu que les caisses des Etats soient vidées par le COVID pour que les Etats-Unis imposent cet impôt minimum avec la bénédiction des autres pays. Même les grandes entreprises, les multinationales ont viré leur cuti. Pendant des décennies, elles essayaient de ne pas s'impliquer dans les conflits, mettant en avant le fait que le business c'est le business et qu'il n'a pas à être pollué par des considérations politiques. Ici, avec la guerre en Ukraine, il y a eu une telle pression médiatique, notamment des réseaux sociaux aux Etats-Unis, que la plupart des multinationales ont soit fermé leurs sièges, soit quitté la Russie. Impossible de faire autrement sauf à perdre sa réputation et à être sanctionné par la Bourse, le temple du capitalisme. Le citoyen - vous et moi - avons ainsi découvert ou redécouvert que nous avions un pouvoir d'influence sur les entreprises qui n'adopteraient pas un comportement éthique.

Le capitalisme n'a plus d'autre choix d'ailleurs que d'être davantage éthique, ce qui montre encore une fois sa plasticité à l'inverse des autres idéologies. Mais attention, tout ça c'est magnifique, mais à court terme, il ne faut pas se le cacher, ce sont les Etats-Unis qui sont en quelque sorte les "gagnants" de cette guerre. C'est simple, vous le constatez vous-même : les Etats-Unis sont indépendants sur le plan alimentaire, ils sont indépendants sur le plan énergétique et ils le sont également sur le plan militaire. Nous, en Europe, nous avons découvert que nous étions très dépendants sur le plan énergétique, très dépendant aussi sur le plan alimentaire, et nous sommes hélas aussi très dépendants sur le plan militaire de l'OTAN. Il y a donc encore pas mal de boulot. Mais la date du 24 février, date de l'invasion de l'Ukraine, a servi de WAKE UP CALL. Poutine nous a réveillés. J'ai presque failli lui dire Merci !

Depuis le 24 février, beaucoup de choses ont changé. L'Europe et les Etats-Unis ont décidé de ne pas faire la guerre directement, non pas parce que l'Ukraine ne fait pas partie de l'OTAN, mais surtout parce que la Russie dispose de l'arme nucléaire. En revanche, nous avons pris des sanctions économiques et financières historiques. Des pays habituellement neutres comme Monaco et la Suisse n'ont pas hésité à sanctionner les oligarques et à s'associer aux sanctions, c'est aussi une grande nouveauté. D'autres pays comme la Finlande et la Suède semblent vouloir adhérer à l'OTAN, là aussi, c'est étonnant. L'Allemagne qui était réticente à augmenter son budget militaire va y consacrer 100 milliards d'euros, c'est fou. Et tous les autres pays européens, y compris la Belgique, vont également augmenter leur budget défense de manière significative. Comme le signale le quotidien néerlandais NRC Handelsblad, ce que les politiques n'ont pas réussi à faire en 20 ou 30 ans, Poutine l'a obtenu en une semaine : il a réussi l'exploit de souder les Européens. A croire qu'il nous faut, à chaque fois une bonne crise pour nous réveiller, exactement comme pour la crise sanitaire. Je rappelle qu'on parle d'un impôt des sociétés minimum depuis des décennies, il a fallu que les caisses des Etats soient vidées par le COVID pour que les Etats-Unis imposent cet impôt minimum avec la bénédiction des autres pays. Même les grandes entreprises, les multinationales ont viré leur cuti. Pendant des décennies, elles essayaient de ne pas s'impliquer dans les conflits, mettant en avant le fait que le business c'est le business et qu'il n'a pas à être pollué par des considérations politiques. Ici, avec la guerre en Ukraine, il y a eu une telle pression médiatique, notamment des réseaux sociaux aux Etats-Unis, que la plupart des multinationales ont soit fermé leurs sièges, soit quitté la Russie. Impossible de faire autrement sauf à perdre sa réputation et à être sanctionné par la Bourse, le temple du capitalisme. Le citoyen - vous et moi - avons ainsi découvert ou redécouvert que nous avions un pouvoir d'influence sur les entreprises qui n'adopteraient pas un comportement éthique.Le capitalisme n'a plus d'autre choix d'ailleurs que d'être davantage éthique, ce qui montre encore une fois sa plasticité à l'inverse des autres idéologies. Mais attention, tout ça c'est magnifique, mais à court terme, il ne faut pas se le cacher, ce sont les Etats-Unis qui sont en quelque sorte les "gagnants" de cette guerre. C'est simple, vous le constatez vous-même : les Etats-Unis sont indépendants sur le plan alimentaire, ils sont indépendants sur le plan énergétique et ils le sont également sur le plan militaire. Nous, en Europe, nous avons découvert que nous étions très dépendants sur le plan énergétique, très dépendant aussi sur le plan alimentaire, et nous sommes hélas aussi très dépendants sur le plan militaire de l'OTAN. Il y a donc encore pas mal de boulot. Mais la date du 24 février, date de l'invasion de l'Ukraine, a servi de WAKE UP CALL. Poutine nous a réveillés. J'ai presque failli lui dire Merci !