Le gouvernement avec l'aide d'une centaine d'experts planche sur la déclinaison de ce plan en mesures concrètes. En parallèle, un autre consultant a été engagé pour faire un bilan de l'économie wallonne.

Là aussi, c'est l'incompréhension, doit-on faire appel à un consultant qui coûte cher pour connaitre nos points forts et nos points faibles depuis le temps qu'on en parle ?

Les points faibles chacun les connait et l'Union wallonne des entreprises les a encore pointés du doigt : les entreprises wallonnes sont trop petites, la partie industrielle est trop faible, les permis de bâtir tardent à être délivrés, les dépenses publiques sont trop importantes.

En effet, 40% de la population active travaille pour les services publics en Wallonie. Il y a aussi un saupoudrage sous régional qui rend notre belle Wallonie peu efficace. Bref, tous ces maux sont bien connus.

On se demande encore aujourd'hui à quoi va servir ce consultant. sauf si c'est pour dire ce que les politiques autour de la table ne peuvent pas dire tout haut et donc, que son rôle sera d'objectiver les défis.

Autrement dit, le rôle de ce consultant serait celui des bouffons du Roi. Dire au Roi ce que les courtisans ne peuvent pas dire, c'est la seule raison que je vois à son engagement. Il faut dire qu'il y aura du boulot car en 2024 les transferts de la Flandre vers la Wallonie vont commencer à diminuer.

Sur 10 ans, le budget wallon va perdre 3.3 milliards d'euros, ce qui n'est pas anecdotique. Sans compter que l'année 2024 sera une année d'une nouvelle réforme de l'Etat. L'urgence des mesures est bien là devant nous. Mais, si tout le monde est d'accord sur l'urgence des mesures à prendre, le patronat et le gouvernement n'ont pas la même notion du temps. Mitterrand disait qu'il fallait donner du temps au temps et Chirac lui rétorquait à l'époque qu'à force de donner du temps au temps, on perdait son temps !

Les autorités wallonnes ont donc choisi d'être mitterrandiennes. C'est un choix mais j'espère au moins que nos responsables politiques s'inspirent de la maxime de l'ancien président américain Abraham Lincoln, qui disait : "si l'on me donne six heures pour couper un arbre, j'en prendrai quatre pour affûter ma hache."

Le gouvernement avec l'aide d'une centaine d'experts planche sur la déclinaison de ce plan en mesures concrètes. En parallèle, un autre consultant a été engagé pour faire un bilan de l'économie wallonne. Là aussi, c'est l'incompréhension, doit-on faire appel à un consultant qui coûte cher pour connaitre nos points forts et nos points faibles depuis le temps qu'on en parle ? Les points faibles chacun les connait et l'Union wallonne des entreprises les a encore pointés du doigt : les entreprises wallonnes sont trop petites, la partie industrielle est trop faible, les permis de bâtir tardent à être délivrés, les dépenses publiques sont trop importantes. En effet, 40% de la population active travaille pour les services publics en Wallonie. Il y a aussi un saupoudrage sous régional qui rend notre belle Wallonie peu efficace. Bref, tous ces maux sont bien connus. On se demande encore aujourd'hui à quoi va servir ce consultant. sauf si c'est pour dire ce que les politiques autour de la table ne peuvent pas dire tout haut et donc, que son rôle sera d'objectiver les défis. Autrement dit, le rôle de ce consultant serait celui des bouffons du Roi. Dire au Roi ce que les courtisans ne peuvent pas dire, c'est la seule raison que je vois à son engagement. Il faut dire qu'il y aura du boulot car en 2024 les transferts de la Flandre vers la Wallonie vont commencer à diminuer. Sur 10 ans, le budget wallon va perdre 3.3 milliards d'euros, ce qui n'est pas anecdotique. Sans compter que l'année 2024 sera une année d'une nouvelle réforme de l'Etat. L'urgence des mesures est bien là devant nous. Mais, si tout le monde est d'accord sur l'urgence des mesures à prendre, le patronat et le gouvernement n'ont pas la même notion du temps. Mitterrand disait qu'il fallait donner du temps au temps et Chirac lui rétorquait à l'époque qu'à force de donner du temps au temps, on perdait son temps ! Les autorités wallonnes ont donc choisi d'être mitterrandiennes. C'est un choix mais j'espère au moins que nos responsables politiques s'inspirent de la maxime de l'ancien président américain Abraham Lincoln, qui disait : "si l'on me donne six heures pour couper un arbre, j'en prendrai quatre pour affûter ma hache."