"L'aviation est engagée sur la voie de la 'décarbonation'" et n'a pas besoin "de mesures punitives comme les taxes" pour changer, a affirmé l'Iata dans un communiqué. "En fait, les taxes siphonnent l'argent de l'industrie qui pourrait soutenir les investissements" visant à réduire les émissions du secteur par la voie du renouvellement de la flotte et les technologies propres, fait valoir son directeur général, Willie Walsh.

"Pour réduire les émissions, nous avons besoin que les gouvernements mettent en oeuvre un cadre politique constructif qui, dans l'immédiat, se concentre sur les incitations à la production" pour les carburants d'aviation durables (SAF) et "la mise en place du ciel unique européen", a-t-il ajouté.

D'autres lobbys du secteur ont réagi de façon similaire, les compagnies aériennes regroupées au sein de l'association A4E appelant également au développement d'avions électriques et à hydrogène.

La Commission a proposé mercredi de taxer progressivement le kérosène pour les vols intra-européens alors que le carburant aérien bénéficiait jusqu'ici d'une exemption complète.

Cette taxe, qui épargnerait aviation d'affaires et fret, serait mise en place progressivement sur dix ans, tandis que l'objectif minimal d'usage de biocarburants dans les avions serait relevé et que les "permis à polluer" gratuits dont bénéficie le secteur disparaîtraient dès 2026, selon ce projet.

De son côté, l'ONG Stay Grounded network s'est "félicitée" de la proposition de la Commission de mettre fin à l'exemption de taxe sur le kérosène dont bénéficiait le secteur aérien. Mais elle a "condamné la lenteur de l'introduction" de cette mesure, l'exemption pour le fret aérien et sa limitation aux vols intérieurs dans l'UE.

"L'aviation est engagée sur la voie de la 'décarbonation'" et n'a pas besoin "de mesures punitives comme les taxes" pour changer, a affirmé l'Iata dans un communiqué. "En fait, les taxes siphonnent l'argent de l'industrie qui pourrait soutenir les investissements" visant à réduire les émissions du secteur par la voie du renouvellement de la flotte et les technologies propres, fait valoir son directeur général, Willie Walsh. "Pour réduire les émissions, nous avons besoin que les gouvernements mettent en oeuvre un cadre politique constructif qui, dans l'immédiat, se concentre sur les incitations à la production" pour les carburants d'aviation durables (SAF) et "la mise en place du ciel unique européen", a-t-il ajouté. D'autres lobbys du secteur ont réagi de façon similaire, les compagnies aériennes regroupées au sein de l'association A4E appelant également au développement d'avions électriques et à hydrogène. La Commission a proposé mercredi de taxer progressivement le kérosène pour les vols intra-européens alors que le carburant aérien bénéficiait jusqu'ici d'une exemption complète. Cette taxe, qui épargnerait aviation d'affaires et fret, serait mise en place progressivement sur dix ans, tandis que l'objectif minimal d'usage de biocarburants dans les avions serait relevé et que les "permis à polluer" gratuits dont bénéficie le secteur disparaîtraient dès 2026, selon ce projet. De son côté, l'ONG Stay Grounded network s'est "félicitée" de la proposition de la Commission de mettre fin à l'exemption de taxe sur le kérosène dont bénéficiait le secteur aérien. Mais elle a "condamné la lenteur de l'introduction" de cette mesure, l'exemption pour le fret aérien et sa limitation aux vols intérieurs dans l'UE.