Le 7 février 1992, les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie des douze pays membres de la Communauté économique européenne (CEE) se retrouvaient dans la petite cité historique néerlandaise pour signer un traité dont le texte avait été négocié quelques semaines plus tôt par les chefs d'Etat et de gouvernement. Le traité sur l'Union européenne (TUE) instituait une Union reposant sur trois piliers (un premier pilier économique, un pilier de politique étrangère et un pilier de justice) aux règles de fonctionnement bien définies.

Les "Douze" avaient aussi amendé le traité de Rome (aujourd'hui appelé traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, TFUE) afin de lancer l'euro, dans le cadre d'une "Union économique et monétaire". Ils avaient alors fixé les fameux critères de Maastricht (limitation de l'inflation, de l'endettement et du déficit, interdiction des dévaluations), dont le respect conditionnera la participation à la monnaie unique.

En jetant les bases de la future Union monétaire, lancée en 1999 avec 12 pays (actuellement la zone euro compte 19 membres), les dirigeants européens réunis il y a un quart de siècle à Maastricht n'ont pas su s'entendre pour présenter un projet totalement abouti.

"Si vous avez une même monnaie, votre destin est lié et par conséquent vous devez coordonner, sinon harmoniser les différentes dimensions de votre politique nationale. Nous ne l'avons pas fait à l'époque et nous continuons à pâtir de cette faiblesse", a récemment admis le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

L'éclatement de la crise bancaire en 2007-2008, qui s'est rapidement transformée début 2010 en crise des dettes souveraines et de l'euro avant de déferler sur le reste de l'économie a mis à jour les déficiences de l'Union monétaire, moins de dix ans après la mise en circulation des premières pièces de monnaie en euro.

Pour colmater les brèches et sauver le système, l'UE a lancé une Union bancaire et renforcé la discipline budgétaire --déjà mise en place avec les fameux et impopulaires "critères de Maastricht"-- en matière de déficits publics et de dettes, que la France et l'Allemagne s'étaient d'ailleurs empressés de ne pas respecter au milieu des années 2000.

Outre son volet économique, le traité marquait aussi la reconnaissance de la citoyenneté européenne à toute personne ayant la nationalité d'un Etat membre de l'Union. Cette citoyenneté a notamment offert à ceux qui la possèdent le droit de circuler et de résider librement dans les pays de la Communauté ainsi que le droit de voter et d'être élu dans l'Etat où l'on réside pour les élections européennes et municipales.

En décembre dernier lors d'une conférence consacrée au Sommet de Maastricht, Jean-Claude Juncker a mis en garde de tous les pays de l'UE tentés de faire cavalier seul, alors que l'Union est en proie au doute après le Brexit. "Ceux qui pensent que c'est le moment de déconstruire l'Union européenne, de la mettre en pièce, de nous diviser, ont complètement tort", avait-il lancé.

Dans de nombreux pays de l'UE, les eurosceptiques ont actuellement le vent en poupe, comme l'a notamment montré la décision des Britanniques de quitter l'Union, par référendum en juin dernier. Et les résultats des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne cette année sont attendus avec une certaine inquiétude, tant le populisme semble gagner du terrain.

Le 7 février 1992, les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie des douze pays membres de la Communauté économique européenne (CEE) se retrouvaient dans la petite cité historique néerlandaise pour signer un traité dont le texte avait été négocié quelques semaines plus tôt par les chefs d'Etat et de gouvernement. Le traité sur l'Union européenne (TUE) instituait une Union reposant sur trois piliers (un premier pilier économique, un pilier de politique étrangère et un pilier de justice) aux règles de fonctionnement bien définies. Les "Douze" avaient aussi amendé le traité de Rome (aujourd'hui appelé traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, TFUE) afin de lancer l'euro, dans le cadre d'une "Union économique et monétaire". Ils avaient alors fixé les fameux critères de Maastricht (limitation de l'inflation, de l'endettement et du déficit, interdiction des dévaluations), dont le respect conditionnera la participation à la monnaie unique. En jetant les bases de la future Union monétaire, lancée en 1999 avec 12 pays (actuellement la zone euro compte 19 membres), les dirigeants européens réunis il y a un quart de siècle à Maastricht n'ont pas su s'entendre pour présenter un projet totalement abouti. "Si vous avez une même monnaie, votre destin est lié et par conséquent vous devez coordonner, sinon harmoniser les différentes dimensions de votre politique nationale. Nous ne l'avons pas fait à l'époque et nous continuons à pâtir de cette faiblesse", a récemment admis le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L'éclatement de la crise bancaire en 2007-2008, qui s'est rapidement transformée début 2010 en crise des dettes souveraines et de l'euro avant de déferler sur le reste de l'économie a mis à jour les déficiences de l'Union monétaire, moins de dix ans après la mise en circulation des premières pièces de monnaie en euro. Pour colmater les brèches et sauver le système, l'UE a lancé une Union bancaire et renforcé la discipline budgétaire --déjà mise en place avec les fameux et impopulaires "critères de Maastricht"-- en matière de déficits publics et de dettes, que la France et l'Allemagne s'étaient d'ailleurs empressés de ne pas respecter au milieu des années 2000. Outre son volet économique, le traité marquait aussi la reconnaissance de la citoyenneté européenne à toute personne ayant la nationalité d'un Etat membre de l'Union. Cette citoyenneté a notamment offert à ceux qui la possèdent le droit de circuler et de résider librement dans les pays de la Communauté ainsi que le droit de voter et d'être élu dans l'Etat où l'on réside pour les élections européennes et municipales. En décembre dernier lors d'une conférence consacrée au Sommet de Maastricht, Jean-Claude Juncker a mis en garde de tous les pays de l'UE tentés de faire cavalier seul, alors que l'Union est en proie au doute après le Brexit. "Ceux qui pensent que c'est le moment de déconstruire l'Union européenne, de la mettre en pièce, de nous diviser, ont complètement tort", avait-il lancé. Dans de nombreux pays de l'UE, les eurosceptiques ont actuellement le vent en poupe, comme l'a notamment montré la décision des Britanniques de quitter l'Union, par référendum en juin dernier. Et les résultats des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne cette année sont attendus avec une certaine inquiétude, tant le populisme semble gagner du terrain.