Flamands et Wallons se verraient imposer une charge en sus de la taxe de circulation comptée par leur propre Région. Jusqu'à présent, ce projet révélé par notre confrère L'Echo n'essuie que des critiques. Ses défenseurs se taisent. "Il n'y a pas encore d'accord politique, glisse-t-on au cabinet d'Elke Van den Brandt, ministre régionale de la Mobilité. Le gouvernement ne...

Flamands et Wallons se verraient imposer une charge en sus de la taxe de circulation comptée par leur propre Région. Jusqu'à présent, ce projet révélé par notre confrère L'Echo n'essuie que des critiques. Ses défenseurs se taisent. "Il n'y a pas encore d'accord politique, glisse-t-on au cabinet d'Elke Van den Brandt, ministre régionale de la Mobilité. Le gouvernement ne confirmera pas et ne fera pas de commentaires." Rien n'est donc finalisé. Le projet de tarification dépendrait de la puissance fiscale du véhicule. Cela pourrait aller jusqu'à 1 euro par trajet durant les heures de pointe. A quoi s'ajouteraient les kilomètres parcourus (0,18 euro/km aux heures de pointe et 0,09 euro aux heures creuses). Objectif: en tirer quasi 500 millions d'euros. Bruxelles-Capitale espérait conclure avec les autres Régions un accord étendant aux voitures celui qui a permis la mise en place d'un péage kilométrique pour les poids lourds dans tout le pays en 2016. Mais ni la Flandre, un temps intéressée, ni la Wallonie, n'ont accepté l'idée. Côté entreprises, c'est la consternation. "Après la crise Covid, les entreprises n'ont pas besoin de nouvelles taxes", prévient Ischa Lambrecht, conseiller mobilité chez Beci (la chambre de commerce de Bruxelles). Il craint que ce péage soit un incitant à quitter la capitale." Le plan GoodMove pour améliorer la mobilité dans la Région ne parlait pas d'un péage urbain mais d'une taxe kilométrique intelligente, fixée en concertation avec le fédéral et les autres Régions. C'est finalement un mix de péage urbain et de taxe kilométrique qui a été imaginé. Sans concertation."