Afin que les risques du réchauffement climatique restent gérables, les émissions de gaz à effet de serre doivent disparaître totalement d'ici 2050. L'un des outils les plus puissants pour atteindre cet objectif est la fixation d'un prix pour les émissions de CO2. Selon les modèles économiques actuels, ce prix doit s'élever à 70 à 80 euros par tonne pour refléter pleinement les coûts environnementaux des émissions.

Une nouvelle étude de l'OCDE montre qu'il reste beaucoup à faire pour fixer un prix adéquat. Au sein du G20, le groupe des vingt pays les plus riches, le prix moyen effectif du CO2 est de 19 euros par tonne en 2021. Ce montant est encore beaucoup trop faible, mais il évolue dans la bonne direction. En 2018, le prix moyen du CO2 n'était que de 2 euros par tonne au sein du G20, qui représente 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Inégalités

Aujourd'hui, le prix du CO2 est fixé de trois manières : par des taxes directes sur le CO2, par des échanges de droits d'émission et par des accises sur les combustibles fossiles. Environ la moitié des émissions sont tarifées de cette manière. Là aussi, la tendance est positive. En 2018, 63 % des émissions étaient encore "gratuites". Cette évolution positive est principalement due au développement des échanges de droits d'émission. La Chine, par exemple, a introduit un système d'échange pour le secteur de l'énergie.

Toutefois, la contribution des systèmes d'échange de droits d'émission à la réduction des émissions reste très modeste. En Europe, le prix du CO2 est passé à plus de 60 euros par tonne dans les secteurs couverts par le système d'échange, mais le prix moyen du CO2 au sein du G20 n'est encore que de 3 euros par tonne, car la plupart des émissions ne sont pas encore couvertes par un système d'échange. Les taxes directes sur le CO2 entraînent un prix moyen de moins d'un euro par tonne. Les accises sur les combustibles fossiles engendrent un prix moyen de 15 euros par tonne de CO2. Le tout représente 19 euros par tonne. Ce prix reste relativement bas, car une grande partie des émissions échappe encore à toute taxation.

Grandes différences

Les efforts varient énormément d'un pays à l'autre et d'un secteur à l'autre. La Corée du Sud est le meilleur élève, puisqu'elle a fixé le prix de 97 % de ses émissions à 43 euros par tonne en moyenne. Le Brésil est à la traîne, ne taxant que 8 % de ses émissions à 0,6 euro par tonne. Même dans les pays qui émettent le plus, comme la Chine, l'Inde et les États-Unis, le prix moyen du CO2 est encore bien trop bas : 9 euros par tonne en Chine, 15 euros par tonne en Inde et aux États-Unis.

Si l'on examine les secteurs, le transport routier se distingue, avec un prix moyen du CO2 de 88 euros par tonne. Un montant dû aux droits d'accises élevés sur les combustibles fossiles. Les autres secteurs sont loin derrière. Dans les domaines de la production d'électricité, du chauffage des bâtiments et de l'industrie, le prix du CO2 est encore bien en dessous des 10 euros par tonne.

Afin que les risques du réchauffement climatique restent gérables, les émissions de gaz à effet de serre doivent disparaître totalement d'ici 2050. L'un des outils les plus puissants pour atteindre cet objectif est la fixation d'un prix pour les émissions de CO2. Selon les modèles économiques actuels, ce prix doit s'élever à 70 à 80 euros par tonne pour refléter pleinement les coûts environnementaux des émissions.Une nouvelle étude de l'OCDE montre qu'il reste beaucoup à faire pour fixer un prix adéquat. Au sein du G20, le groupe des vingt pays les plus riches, le prix moyen effectif du CO2 est de 19 euros par tonne en 2021. Ce montant est encore beaucoup trop faible, mais il évolue dans la bonne direction. En 2018, le prix moyen du CO2 n'était que de 2 euros par tonne au sein du G20, qui représente 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.InégalitésAujourd'hui, le prix du CO2 est fixé de trois manières : par des taxes directes sur le CO2, par des échanges de droits d'émission et par des accises sur les combustibles fossiles. Environ la moitié des émissions sont tarifées de cette manière. Là aussi, la tendance est positive. En 2018, 63 % des émissions étaient encore "gratuites". Cette évolution positive est principalement due au développement des échanges de droits d'émission. La Chine, par exemple, a introduit un système d'échange pour le secteur de l'énergie.Toutefois, la contribution des systèmes d'échange de droits d'émission à la réduction des émissions reste très modeste. En Europe, le prix du CO2 est passé à plus de 60 euros par tonne dans les secteurs couverts par le système d'échange, mais le prix moyen du CO2 au sein du G20 n'est encore que de 3 euros par tonne, car la plupart des émissions ne sont pas encore couvertes par un système d'échange. Les taxes directes sur le CO2 entraînent un prix moyen de moins d'un euro par tonne. Les accises sur les combustibles fossiles engendrent un prix moyen de 15 euros par tonne de CO2. Le tout représente 19 euros par tonne. Ce prix reste relativement bas, car une grande partie des émissions échappe encore à toute taxation.Grandes différencesLes efforts varient énormément d'un pays à l'autre et d'un secteur à l'autre. La Corée du Sud est le meilleur élève, puisqu'elle a fixé le prix de 97 % de ses émissions à 43 euros par tonne en moyenne. Le Brésil est à la traîne, ne taxant que 8 % de ses émissions à 0,6 euro par tonne. Même dans les pays qui émettent le plus, comme la Chine, l'Inde et les États-Unis, le prix moyen du CO2 est encore bien trop bas : 9 euros par tonne en Chine, 15 euros par tonne en Inde et aux États-Unis.Si l'on examine les secteurs, le transport routier se distingue, avec un prix moyen du CO2 de 88 euros par tonne. Un montant dû aux droits d'accises élevés sur les combustibles fossiles. Les autres secteurs sont loin derrière. Dans les domaines de la production d'électricité, du chauffage des bâtiments et de l'industrie, le prix du CO2 est encore bien en dessous des 10 euros par tonne.