En Belgique, l'inflation était évaluée à presque 3% en août dernier. Bien entendu, les économistes nous disent que cette inflation est momentanée et qu'elle est due notamment à l'augmentation du prix de l'énergie et donc du gaz. Mais il n'y a que des économistes en chambre pour oser affirmer sans rire que cette augmentation est momentanée. L'OCDE, l'organisme qui regroupe les pays industrialisés vient d'ailleurs de tirer la sonnette d'alarme et dit exactement l'inverse de la plupart des économistes. L'OCDE a peur d'un retour de l'inflation.

Vous me direz que 2 ou 3%, ce n'est pas la mort? Ce n'est pas si simple. D'abord, si vous avez mis un peu d'épargne sur votre livret d'épargne, sachez que grâce à cette modeste inflation vous perdez de l'argent. Faites vos comptes : votre livret rapporte 0.11% et si l'inflation est de presque 3%, vous n'avez qu'à soustraire et vous rendre compte que votre épargne a un rendement négatif.

Deuxièmement, quand l'inflation augmente, qu'on le veuille ou non à un moment, les taux d'intérêt suivent à la hausse. Et alors, direz-vous à nouveau ? Et alors, c'est simple, si les taux augmentent, le coût de notre dette publique augmente aussi. Je rappelle que la crise sanitaire a vu des milliards et des milliards d'euros d'argent public arriver pour nous éviter une crise. Je ne dis absolument pas qu'il ne fallait pas le faire. Mais je rappelle juste que cet argent n'est pas magique, et que cet argent de l'Etat, c'est l'argent des contribuables. C'est juste des impôts différés et une charge supplémentaire pour nos enfants. Tant que les taux d'intérêt restent bas, c'est OK, mais attention à la hausse. Le commentateur boursier Marc Fiorentino rappelait avec humour que c'est Enrico Macias qui chantait : donnez, donnez, donnez, Dieu vous le rendra. Dans la réalité, Dieu - c.-à-d. l'Etat - ne rend rien, c'est juste les impôts qui augmentent. Ah oui, j'allais oublier l'essentiel. Si le prix du gaz augmente beaucoup trop en ce moment, c'est à cause de la Russie. Oui, oui, la Russie, on a beau la critiquer en Europe, on a beau la boycotter, on a beau snober son président, la Russie nous en sommes dépendants : 40% des importations de gaz européen viennent de Russie, plus précisément via Gazprom, une société contrôlée par le Kremlin. Or, même si la demande pour la gaz a augmenté, la Russie aurait pu augmenter sa production, mais elle ne le fait pas pour laisser augmenter les prix et montrer son pouvoir sur nous. Pourquoi ? Mais parce qu'il y a un projet de pipeline très controversé sous la baltique dénommé Nord Stream 2. Et comme les Etats-Unis combattent ce projet de pipeline, car ils ont peur que l'Allemagne ne devienne prisonnière de Moscou, la Russie fait en quelque sorte du chantage d'après les experts.Donc, si votre facture de gaz a augmenté et augmentera sans doute encore plus cet hiver, c'est pas uniquement l'inflation. Ca ce n'est que le symptôme. Non, la vraie raison, c'est ce bras de fer entre la Russie et nous autres européens !

En Belgique, l'inflation était évaluée à presque 3% en août dernier. Bien entendu, les économistes nous disent que cette inflation est momentanée et qu'elle est due notamment à l'augmentation du prix de l'énergie et donc du gaz. Mais il n'y a que des économistes en chambre pour oser affirmer sans rire que cette augmentation est momentanée. L'OCDE, l'organisme qui regroupe les pays industrialisés vient d'ailleurs de tirer la sonnette d'alarme et dit exactement l'inverse de la plupart des économistes. L'OCDE a peur d'un retour de l'inflation. Vous me direz que 2 ou 3%, ce n'est pas la mort? Ce n'est pas si simple. D'abord, si vous avez mis un peu d'épargne sur votre livret d'épargne, sachez que grâce à cette modeste inflation vous perdez de l'argent. Faites vos comptes : votre livret rapporte 0.11% et si l'inflation est de presque 3%, vous n'avez qu'à soustraire et vous rendre compte que votre épargne a un rendement négatif. Deuxièmement, quand l'inflation augmente, qu'on le veuille ou non à un moment, les taux d'intérêt suivent à la hausse. Et alors, direz-vous à nouveau ? Et alors, c'est simple, si les taux augmentent, le coût de notre dette publique augmente aussi. Je rappelle que la crise sanitaire a vu des milliards et des milliards d'euros d'argent public arriver pour nous éviter une crise. Je ne dis absolument pas qu'il ne fallait pas le faire. Mais je rappelle juste que cet argent n'est pas magique, et que cet argent de l'Etat, c'est l'argent des contribuables. C'est juste des impôts différés et une charge supplémentaire pour nos enfants. Tant que les taux d'intérêt restent bas, c'est OK, mais attention à la hausse. Le commentateur boursier Marc Fiorentino rappelait avec humour que c'est Enrico Macias qui chantait : donnez, donnez, donnez, Dieu vous le rendra. Dans la réalité, Dieu - c.-à-d. l'Etat - ne rend rien, c'est juste les impôts qui augmentent. Ah oui, j'allais oublier l'essentiel. Si le prix du gaz augmente beaucoup trop en ce moment, c'est à cause de la Russie. Oui, oui, la Russie, on a beau la critiquer en Europe, on a beau la boycotter, on a beau snober son président, la Russie nous en sommes dépendants : 40% des importations de gaz européen viennent de Russie, plus précisément via Gazprom, une société contrôlée par le Kremlin. Or, même si la demande pour la gaz a augmenté, la Russie aurait pu augmenter sa production, mais elle ne le fait pas pour laisser augmenter les prix et montrer son pouvoir sur nous. Pourquoi ? Mais parce qu'il y a un projet de pipeline très controversé sous la baltique dénommé Nord Stream 2. Et comme les Etats-Unis combattent ce projet de pipeline, car ils ont peur que l'Allemagne ne devienne prisonnière de Moscou, la Russie fait en quelque sorte du chantage d'après les experts.Donc, si votre facture de gaz a augmenté et augmentera sans doute encore plus cet hiver, c'est pas uniquement l'inflation. Ca ce n'est que le symptôme. Non, la vraie raison, c'est ce bras de fer entre la Russie et nous autres européens !