Enseignants, cheminots, infirmiers, juges, pompiers ou gardes de prison: la liste des fonctionnaires qui se sont mis en grève est longue en cette fin d'année au Portugal et témoigne d'une frustration grandissante vis-à-vis d'un gouvernement soutenu au Parlement par la gauche radicale. L'équipe au pouvoir depuis fin 2015 avait pourtant réussi la quadrature du cercle en profitant de l'embellie économique pour réduire le déficit tout en revenant sur les coupes budgétaires, s'offrant ainsi une belle cote de popularité.

Le gouvernement a même fait voter un budget 2019 qui desserre un peu plus la ceinture des ménages, grâce à un allègement de l'impôt sur le revenu, la poursuite du dégel des promotions dans l'administration ou une augmentation extraordinaire des retraites les plus modestes. Rien n'y fait, le climat social reste particulièrement tendu. Les infirmiers, par exemple, comptabilisent depuis le début de l'année neuf mois de grèves partielles et une dizaine de jours d'arrêt complet. Un mouvement prévu pour tout le mois de décembre dans les principaux hôpitaux publics du pays provoque chaque jour le report d'environ 500 opérations chirurgicales.

Ces professionnels de santé réclament notamment des revalorisations salariales et l'application généralisée du régime des 35 heures de travail hebdomadaire. "Le changement du rapport de forces au Parlement a permis des progrès importants mais l'indignation persiste", fait valoir Joao Torres, membre de la commission exécutive de la CGTP, première confédération syndicale portugaise. "Nous n'aurions jamais autant avancé dans le rétablissement du pouvoir d'achat si les socialistes étaient seuls au pouvoir." Tout en se disant ouvert à la négociation, le gouvernement ne lâche pas de lest sur le front budgétaire. "La société portugaise reste confrontée à un exercice d'une grande exigence", a prévenu lundi le ministre des Finances Mario Centeno qui, depuis décembre 2017, porte aussi la casquette de président de l'Eurogroupe.

Enseignants, cheminots, infirmiers, juges, pompiers ou gardes de prison: la liste des fonctionnaires qui se sont mis en grève est longue en cette fin d'année au Portugal et témoigne d'une frustration grandissante vis-à-vis d'un gouvernement soutenu au Parlement par la gauche radicale. L'équipe au pouvoir depuis fin 2015 avait pourtant réussi la quadrature du cercle en profitant de l'embellie économique pour réduire le déficit tout en revenant sur les coupes budgétaires, s'offrant ainsi une belle cote de popularité. Le gouvernement a même fait voter un budget 2019 qui desserre un peu plus la ceinture des ménages, grâce à un allègement de l'impôt sur le revenu, la poursuite du dégel des promotions dans l'administration ou une augmentation extraordinaire des retraites les plus modestes. Rien n'y fait, le climat social reste particulièrement tendu. Les infirmiers, par exemple, comptabilisent depuis le début de l'année neuf mois de grèves partielles et une dizaine de jours d'arrêt complet. Un mouvement prévu pour tout le mois de décembre dans les principaux hôpitaux publics du pays provoque chaque jour le report d'environ 500 opérations chirurgicales. Ces professionnels de santé réclament notamment des revalorisations salariales et l'application généralisée du régime des 35 heures de travail hebdomadaire. "Le changement du rapport de forces au Parlement a permis des progrès importants mais l'indignation persiste", fait valoir Joao Torres, membre de la commission exécutive de la CGTP, première confédération syndicale portugaise. "Nous n'aurions jamais autant avancé dans le rétablissement du pouvoir d'achat si les socialistes étaient seuls au pouvoir." Tout en se disant ouvert à la négociation, le gouvernement ne lâche pas de lest sur le front budgétaire. "La société portugaise reste confrontée à un exercice d'une grande exigence", a prévenu lundi le ministre des Finances Mario Centeno qui, depuis décembre 2017, porte aussi la casquette de président de l'Eurogroupe.