"Il faut stimuler la croissance des investissements, retrouver la confiance perdue entre les autorités et les entreprises" afin de redorer le blason de l'économie russe, a-t-il déclaré devant les députés avant que ceux-ci ne le confirment au poste de Premier ministre.

Jusqu'à présent chef du fisc russe, M. Michoustine a promis lors de sa première prise de parole officielle des "changements pour le meilleur" et s'est donné pour priorité d'"augmenter les revenus réels des citoyens", qui stagnent depuis des années.

Le pouvoir d'achat des ménages russes a lourdement chuté pendant la récession de 2015-2016 et souffre depuis des années malgré les promesses des autorités d'améliorer la situation.

"Les gens doivent ressentir dès maintenant de réels changements pour le meilleur", a déclaré M. Michoustine, regrettant que "ce n'est pas encore le cas".

Le nouveau Premier ministre a assuré qu'il "y a des ressources pour réaliser ces objectifs" grâce à l'excédent budgétaire enregistré par le pays, précisant qu'environ 4.000 milliards de roubles (58 milliards d'euros au taux actuel) seraient alloués au cours des prochaines quatre années, dont 450 milliards de roubles cette année.

Ce dernier a évoqué mercredi, lors de son discours annuel devant le Parlement, les défis auxquels doit faire face la Russie tels que la crise démographique ou la pauvreté.

M. Michoustine a également appelé à poursuivre et à passer à la vitesse supérieure dans la réalisation des grands "projets nationaux". Ce plan initialement chiffré à plus de 340 milliards d'euros a été dévoilé par le gouvernement début 2019 pour atteindre ses objectifs économiques, mettant notamment l'accent sur de grands projets d'infrastructures et dans les télécommunications.

Au moment de son investiture, le président Vladimir Poutine avait fixé pour objectif de son quatrième mandat (2018-2024) une croissance de 4% annuelle afin de réduire de moitié la pauvreté.

Mais l'économie n'a enregistré qu'une croissance de 1,7% au troisième trimestre 2019, ce qui marque une amélioration après un début d'année morne mais reste néanmoins en deçà des 2,3% de 2018. Selon la Banque mondiale, la Russie ne devrait enregistrer qu'une croissance de 1,2% en 2019.

Le prédécesseur de M. Michoustine, Dmitri Medvedev, jadis porteur d'espoir, s'est révélé une déception pour les milieux d'affaires.

En 2017, un rapport accusant M. Medvedev de posséder un empire immobilier de luxe, diffusé par le Fonds de la lutte contre la corruption d'Alexeï Navalny, avait été vu plus de 32 millions de fois sur YouTube et avait provoqué une vague d'indignation dans l'opinion publique.

"Il faut stimuler la croissance des investissements, retrouver la confiance perdue entre les autorités et les entreprises" afin de redorer le blason de l'économie russe, a-t-il déclaré devant les députés avant que ceux-ci ne le confirment au poste de Premier ministre.Jusqu'à présent chef du fisc russe, M. Michoustine a promis lors de sa première prise de parole officielle des "changements pour le meilleur" et s'est donné pour priorité d'"augmenter les revenus réels des citoyens", qui stagnent depuis des années.Le pouvoir d'achat des ménages russes a lourdement chuté pendant la récession de 2015-2016 et souffre depuis des années malgré les promesses des autorités d'améliorer la situation."Les gens doivent ressentir dès maintenant de réels changements pour le meilleur", a déclaré M. Michoustine, regrettant que "ce n'est pas encore le cas".Le nouveau Premier ministre a assuré qu'il "y a des ressources pour réaliser ces objectifs" grâce à l'excédent budgétaire enregistré par le pays, précisant qu'environ 4.000 milliards de roubles (58 milliards d'euros au taux actuel) seraient alloués au cours des prochaines quatre années, dont 450 milliards de roubles cette année.Ce dernier a évoqué mercredi, lors de son discours annuel devant le Parlement, les défis auxquels doit faire face la Russie tels que la crise démographique ou la pauvreté.M. Michoustine a également appelé à poursuivre et à passer à la vitesse supérieure dans la réalisation des grands "projets nationaux". Ce plan initialement chiffré à plus de 340 milliards d'euros a été dévoilé par le gouvernement début 2019 pour atteindre ses objectifs économiques, mettant notamment l'accent sur de grands projets d'infrastructures et dans les télécommunications.Au moment de son investiture, le président Vladimir Poutine avait fixé pour objectif de son quatrième mandat (2018-2024) une croissance de 4% annuelle afin de réduire de moitié la pauvreté.Mais l'économie n'a enregistré qu'une croissance de 1,7% au troisième trimestre 2019, ce qui marque une amélioration après un début d'année morne mais reste néanmoins en deçà des 2,3% de 2018. Selon la Banque mondiale, la Russie ne devrait enregistrer qu'une croissance de 1,2% en 2019.Le prédécesseur de M. Michoustine, Dmitri Medvedev, jadis porteur d'espoir, s'est révélé une déception pour les milieux d'affaires.En 2017, un rapport accusant M. Medvedev de posséder un empire immobilier de luxe, diffusé par le Fonds de la lutte contre la corruption d'Alexeï Navalny, avait été vu plus de 32 millions de fois sur YouTube et avait provoqué une vague d'indignation dans l'opinion publique.