Poutine pour le moment se sent fort, il sait que Joe Biden est affaibli en interne et qu'il a d'autres priorités que la Russie. Quant à l'Europe, elle est divisée face à ce problème... Bien entendu, la Maison Blanche a menacé Poutine avec des punitions, je cite, "comme il n'en a jamais vu". Le problème, c'est que face à ce genre de déclarations, Poutine hausse les épaules. La raison ? Obama a tenu les mêmes propos en 2014 lorsque Poutine avait annexé la Crimée, et huit plus tard, à part les coups de gueule et les sanctions économiques, rien.

Justement, comment se fait-il que ces sanctions économiques ne marchent pas ? D'abord, c'est vrai que ces sanctions ont coûté à la Russie près de 100 milliards de dollars. Le niveau de vie a baissé en Russie entre de 2 et 5% par an depuis la mise en place de ces sanctions économiques mais Poutine en a profité pour mettre toutes les difficultés de son pays sur les dos des Américains et il leur a souvent rappelé que s'ils sont pauvres, au moins, ils ont gardé leur fierté. Et ce discours marche puisque la population russe est derrière lui.

Alors que faire pour éviter une guerre en Ukraine ? Les Américains menacent pour le moment de déconnecter la Russie de Swift, vous savez, c'est cette entreprise basée en Belgique, qui organise tout le système mondial de paiements. Les Américains la présentent comme une sort d'arme nucléaire qui ramènerait les banques russes à l'âge de pierre. Mais cette déconnection au système de paiement Swift est peu probable et il n'est même pas sûr que cela va fonctionner. La preuve, l'Iran a été déconnecté de Swift, et le pays a quand même pu effectuer des transactions en... Bitcoins ! Eh oui, l'émergence des monnaies numériques affaiblit l'impact des sanctions économiques.

Et puis, c'est gentil de menacer Poutine mais comment va faire l'Europe qui importe 40% de son pétrole de Sibérie ? Regardez votre facture d'électricité et vous aurez compris l'impasse dans laquelle se trouve notre vieux continent.

Bref, ce dossier ukrainien, si vous me permettez l'expression, est comme un bâton merdeux, on ne sait pas par quel bout le prendre. Mais il y a peut-être une solution, préconisée par un économiste russe, Vladislav Inozemtsev, auprès de mes confrères de l'Express : supprimer les 3 millions de visas de longue durée et permis de séjour détenus par des citoyens russes. Il propose aussi de fermer leurs comptes bancaires européens et américains et de vendre leurs biens immobiliers. Selon lui, la colère des riches russes (puisqu'on parle d'eux bien entendu), cette colère serait telle qu'elle mettrait le régime de Poutine en danger.

Je crois que c'est Michel Audiard qui disait que "dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon". Si c'est vrai, c'est peut-être cela l'arme à utiliser contre notre ami Vladimir Poutine ? Les oligarques russes sont patriotes mais pas au point de perdre leurs superbes propriétés à Saint-Tropez ou à Marbella !

Poutine pour le moment se sent fort, il sait que Joe Biden est affaibli en interne et qu'il a d'autres priorités que la Russie. Quant à l'Europe, elle est divisée face à ce problème... Bien entendu, la Maison Blanche a menacé Poutine avec des punitions, je cite, "comme il n'en a jamais vu". Le problème, c'est que face à ce genre de déclarations, Poutine hausse les épaules. La raison ? Obama a tenu les mêmes propos en 2014 lorsque Poutine avait annexé la Crimée, et huit plus tard, à part les coups de gueule et les sanctions économiques, rien.Justement, comment se fait-il que ces sanctions économiques ne marchent pas ? D'abord, c'est vrai que ces sanctions ont coûté à la Russie près de 100 milliards de dollars. Le niveau de vie a baissé en Russie entre de 2 et 5% par an depuis la mise en place de ces sanctions économiques mais Poutine en a profité pour mettre toutes les difficultés de son pays sur les dos des Américains et il leur a souvent rappelé que s'ils sont pauvres, au moins, ils ont gardé leur fierté. Et ce discours marche puisque la population russe est derrière lui.Alors que faire pour éviter une guerre en Ukraine ? Les Américains menacent pour le moment de déconnecter la Russie de Swift, vous savez, c'est cette entreprise basée en Belgique, qui organise tout le système mondial de paiements. Les Américains la présentent comme une sort d'arme nucléaire qui ramènerait les banques russes à l'âge de pierre. Mais cette déconnection au système de paiement Swift est peu probable et il n'est même pas sûr que cela va fonctionner. La preuve, l'Iran a été déconnecté de Swift, et le pays a quand même pu effectuer des transactions en... Bitcoins ! Eh oui, l'émergence des monnaies numériques affaiblit l'impact des sanctions économiques.Et puis, c'est gentil de menacer Poutine mais comment va faire l'Europe qui importe 40% de son pétrole de Sibérie ? Regardez votre facture d'électricité et vous aurez compris l'impasse dans laquelle se trouve notre vieux continent. Bref, ce dossier ukrainien, si vous me permettez l'expression, est comme un bâton merdeux, on ne sait pas par quel bout le prendre. Mais il y a peut-être une solution, préconisée par un économiste russe, Vladislav Inozemtsev, auprès de mes confrères de l'Express : supprimer les 3 millions de visas de longue durée et permis de séjour détenus par des citoyens russes. Il propose aussi de fermer leurs comptes bancaires européens et américains et de vendre leurs biens immobiliers. Selon lui, la colère des riches russes (puisqu'on parle d'eux bien entendu), cette colère serait telle qu'elle mettrait le régime de Poutine en danger.Je crois que c'est Michel Audiard qui disait que "dans la vie, on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon". Si c'est vrai, c'est peut-être cela l'arme à utiliser contre notre ami Vladimir Poutine ? Les oligarques russes sont patriotes mais pas au point de perdre leurs superbes propriétés à Saint-Tropez ou à Marbella !