Je vais vous poser une question, imaginez que vous soyez premier ministre ou président de la République et vous avez devant vous en vrac : un ralentissement de la croissance économique, un niveau record de la dette publique, une augmentation de votre déficit budgétaire, des taux d'intérêt qui remontent, une inflation qui est pleine progression, un record de prélèvements fiscaux et sociaux et des dépenses sociales qui ne cessent d'augmenter. Que faites-vous ? Oui, que faites-vous pour éviter que votre pays ne passe par la case faillite ou qu'il y ait une immense révolte sociale ?

La réponse dépendra bien entendu de votre couleur politique. Le parti socialiste a, par exemple, organisé une conférence de presse ce lundi après-midi, et pour ses dirigeants, la réponse est simple : ce sont les citoyens les plus riches qui devront passer à la caisse, notamment sous la forme de nouvelles taxes. D'ailleurs, l'un de ses représentants l'a dit de manière assez malicieuse, il y a quelques semaines : selon lui, les personnes les plus riches seront ravies de payer plus pour éviter une révolte sociale (sous-entendu : pour éviter que la colère sociale ne se retourne contre eux). Bien entendu, à droite de l'échiquier politique, ce genre d'attaque est jugée imbuvable et ils ont beau jeu de rappeler que la Belgique est depuis avril 2021 la championne du monde des prélèvements fiscaux. Bien avant la France, au grand étonnement des Français qui imaginent toujours être à la première place du podium. Non, c'est hélas la Belgique qui est en tête de gondole fiscale.

Mais que faire d'autre, si on estime qu'on a déjà essoré l'éponge fiscale ? Pas simple car celui ou celle qui répond qu'il faut plutôt diminuer le train de vie de l'Etat se fait immédiatement flinguer sur la place publique, sur l'air de "mais vous n'y pensez pas, c'est pas le moment, des gens souffrent de la crise et au contraire, l'Etat doit les aider à surnager". Le résultat, c'est que les dépenses publiques loin de diminuer augmentent encore plus, pas seulement pour compenser les effets de la crise, parce que nous devons aussi augmenter notre budget de la défense et celui de la transition énergétique.

Bref, l'équation économique à laquelle je faisais allusion en début de chronique est encore plus insoluble. Aujourd'hui, le débat, c'est soit on augmente les impôts y compris sur l'immobilier pour éviter la révolte sociale, mais avec le risque de décourager la frange la plus dynamique de la population, soit on ouvre les vannes de la dépense publique, avec le danger d'augmenter encore plus notre dette publique et avec le risque de voir les Allemands nous tirer les oreilles. N'oublions pas que nous sommes copropriétaires avec les Allemands de l'euro et ils ne voudront pas qu'on dégrade la copropriété. Le danger ultime serait que la Belgique devienne un interdit bancaire par les Allemands. Pour le moment, ils n'y pensent pas, ils ont la tête ailleurs, ils sont occupés à chercher du gaz ailleurs qu'en Russie. Comme quoi chacun a ses soucis.

Je vais vous poser une question, imaginez que vous soyez premier ministre ou président de la République et vous avez devant vous en vrac : un ralentissement de la croissance économique, un niveau record de la dette publique, une augmentation de votre déficit budgétaire, des taux d'intérêt qui remontent, une inflation qui est pleine progression, un record de prélèvements fiscaux et sociaux et des dépenses sociales qui ne cessent d'augmenter. Que faites-vous ? Oui, que faites-vous pour éviter que votre pays ne passe par la case faillite ou qu'il y ait une immense révolte sociale ? La réponse dépendra bien entendu de votre couleur politique. Le parti socialiste a, par exemple, organisé une conférence de presse ce lundi après-midi, et pour ses dirigeants, la réponse est simple : ce sont les citoyens les plus riches qui devront passer à la caisse, notamment sous la forme de nouvelles taxes. D'ailleurs, l'un de ses représentants l'a dit de manière assez malicieuse, il y a quelques semaines : selon lui, les personnes les plus riches seront ravies de payer plus pour éviter une révolte sociale (sous-entendu : pour éviter que la colère sociale ne se retourne contre eux). Bien entendu, à droite de l'échiquier politique, ce genre d'attaque est jugée imbuvable et ils ont beau jeu de rappeler que la Belgique est depuis avril 2021 la championne du monde des prélèvements fiscaux. Bien avant la France, au grand étonnement des Français qui imaginent toujours être à la première place du podium. Non, c'est hélas la Belgique qui est en tête de gondole fiscale. Mais que faire d'autre, si on estime qu'on a déjà essoré l'éponge fiscale ? Pas simple car celui ou celle qui répond qu'il faut plutôt diminuer le train de vie de l'Etat se fait immédiatement flinguer sur la place publique, sur l'air de "mais vous n'y pensez pas, c'est pas le moment, des gens souffrent de la crise et au contraire, l'Etat doit les aider à surnager". Le résultat, c'est que les dépenses publiques loin de diminuer augmentent encore plus, pas seulement pour compenser les effets de la crise, parce que nous devons aussi augmenter notre budget de la défense et celui de la transition énergétique.Bref, l'équation économique à laquelle je faisais allusion en début de chronique est encore plus insoluble. Aujourd'hui, le débat, c'est soit on augmente les impôts y compris sur l'immobilier pour éviter la révolte sociale, mais avec le risque de décourager la frange la plus dynamique de la population, soit on ouvre les vannes de la dépense publique, avec le danger d'augmenter encore plus notre dette publique et avec le risque de voir les Allemands nous tirer les oreilles. N'oublions pas que nous sommes copropriétaires avec les Allemands de l'euro et ils ne voudront pas qu'on dégrade la copropriété. Le danger ultime serait que la Belgique devienne un interdit bancaire par les Allemands. Pour le moment, ils n'y pensent pas, ils ont la tête ailleurs, ils sont occupés à chercher du gaz ailleurs qu'en Russie. Comme quoi chacun a ses soucis.