"Après quatre années de recul, le ratio des dépenses primaires augmente de 0,4% du PIB par rapport à 2017, pour ressortir à 50,1% du PIB tandis que les charges d'intérêts régressent de 0,2% du PIB, pour représenter 2,3% du PIB. Les recettes progressent, quant à elles, de 0,4% du PIB, pour s'établir à 51,7% du PIB", constate la BNB.

La hausse des dépenses primaires s'explique par la croissance des prestations sociales, en particulier de celles des pensions de retraite, mais aussi par la hausse des transferts au reste du monde (2017 avait été marquée par une diminution temporaire de la contribution de la Belgique au budget de l'Union européenne) ainsi que par une "vive" augmentation des investissements des pouvoirs locaux durant l'année des élections locales ainsi que celle des communautés et régions, selon la BNB.

Les charges d'intérêt sur la dette publique se sont élevées à 10,15 milliards d'euros tandis qu'elles avaient atteint 10,86 milliards d'euros. Entre 2014 et 2018, ces charges ont reflué de près de 3 milliards d'euros grâce à la baisse des taux d'intérêt.

Dans l'autre sens, l'augmentation des recettes s'explique principalement par celle des recettes fiscales et parafiscales (+0,3% du PIB), comme l'impôt des sociétés. A cet égard, la Banque nationale constate que "l'accentuation de la majoration d'impôts en cas de versements anticipés insuffisants a, comme l'année passée, contribué à gonfler les versements anticipés des sociétés".

La dette publique atteignait 459,65 milliards d'euros fin 2018, contre 454,11 milliards un an plus tôt. Le PIB belge s'élevait quant à lui à un peu plus de 450 milliards d'euros fin 2018 contre plus de 439 milliards d'euros fin 2017.