"Je trouve que (la position allemande) est positive, car j'ai été contre Nord Stream 2 depuis le début. Je ne crois pas que nous devons nous rendre dépendants du gaz russe, donc je pense que c'est bien, s'il y a de nouvelles discussions sur ce sujet", a déclaré la cheffe du gouvernement social-démocrate, dans une interview à l'agence danoise Ritzau.

Déjà fragilisé par des problèmes écologiques et les sanctions américaines, ce projet de gazoduc mené par le géant russe Gazprom entre la Russie et l'Europe se retrouve face à un avenir incertain après l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, avéré selon Berlin.

Débouché du gazoduc, l'Allemagne a été le principal partisan européen de cette nouvelle source directe de gaz russe passant sous la mer Baltique, s'ajoutant au premier gazoduc Nord Stream 1, déjà opérationnel depuis 2012.

Mais Angela Merkel a fait savoir cette semaine qu'elle n'excluait pas des conséquences sur le nouveau gazoduc, si Moscou ne fournissait pas les réponses attendues sur l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.

Bien que ses 1.230 kilomètres soient quasiment terminés, le projet est à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison des menaces de sanctions américaines contre les entreprises y participant.

Le Danemark, via son autorité pour l'énergie, avait été le dernier pays sur le tracé à donner son feu vert au chantier dans ses eaux, fin octobre 2019, quelques mois après l'arrivée au pouvoir de Mme Frederiksen.

Environ 120 kilomètres de gazoduc restent à construire dans les eaux danoises, au large de l'île baltique de Bornholm. La liaison gazière traverse également les eaux finlandaises et suédoises.

Si le Danemark avait démenti toute pression étrangère, Copenhague avait longtemps dû ménager ses deux principaux alliés, Washington et Berlin, aux positions longtemps diamétralement opposées.

Le sujet avait été au menu de la visite du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo au Danemark, en juillet, lors de laquelle il avait publiquement salué la politique énergétique danoise.

Les Etats-Unis, mais aussi la Pologne, les pays baltes et l'Ukraine voient le gazoduc d'un très mauvais oeil. Ils craignent la dépendance des Européens vis à vis de Moscou et un affaiblissement de l'Ukraine, jusqu'ici voie principale du gaz russe vers l'Europe.

"Je trouve que (la position allemande) est positive, car j'ai été contre Nord Stream 2 depuis le début. Je ne crois pas que nous devons nous rendre dépendants du gaz russe, donc je pense que c'est bien, s'il y a de nouvelles discussions sur ce sujet", a déclaré la cheffe du gouvernement social-démocrate, dans une interview à l'agence danoise Ritzau.Déjà fragilisé par des problèmes écologiques et les sanctions américaines, ce projet de gazoduc mené par le géant russe Gazprom entre la Russie et l'Europe se retrouve face à un avenir incertain après l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, avéré selon Berlin.Débouché du gazoduc, l'Allemagne a été le principal partisan européen de cette nouvelle source directe de gaz russe passant sous la mer Baltique, s'ajoutant au premier gazoduc Nord Stream 1, déjà opérationnel depuis 2012. Mais Angela Merkel a fait savoir cette semaine qu'elle n'excluait pas des conséquences sur le nouveau gazoduc, si Moscou ne fournissait pas les réponses attendues sur l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.Bien que ses 1.230 kilomètres soient quasiment terminés, le projet est à l'arrêt depuis plusieurs mois en raison des menaces de sanctions américaines contre les entreprises y participant. Le Danemark, via son autorité pour l'énergie, avait été le dernier pays sur le tracé à donner son feu vert au chantier dans ses eaux, fin octobre 2019, quelques mois après l'arrivée au pouvoir de Mme Frederiksen.Environ 120 kilomètres de gazoduc restent à construire dans les eaux danoises, au large de l'île baltique de Bornholm. La liaison gazière traverse également les eaux finlandaises et suédoises.Si le Danemark avait démenti toute pression étrangère, Copenhague avait longtemps dû ménager ses deux principaux alliés, Washington et Berlin, aux positions longtemps diamétralement opposées.Le sujet avait été au menu de la visite du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo au Danemark, en juillet, lors de laquelle il avait publiquement salué la politique énergétique danoise.Les Etats-Unis, mais aussi la Pologne, les pays baltes et l'Ukraine voient le gazoduc d'un très mauvais oeil. Ils craignent la dépendance des Européens vis à vis de Moscou et un affaiblissement de l'Ukraine, jusqu'ici voie principale du gaz russe vers l'Europe.