Si la vie "sans contact" n'est pas apparue avec la crise du Covid-19, explique l'étude, qui cite le télépéage, le paiement sans contact ou les assistants vocaux par exemple, cette période a accentué "sa présence, ses pratiques et surtout la perception qu'en ont les Européens".

Les sentiments à son égard sont "contrastés", mais la situation est globalement "vécue de manière négative un peu partout en Europe", explique à l'AFP Flavien Neuvy, directeur de cet Observatoire. "73% des personnes interrogées associent au moins un terme négatif à la vie sans contact, contre seulement 58% un terme positif", selon l'étude, avec en premier lieu la "solitude", devant la "tristesse".

"On est aussi dans une période où la situation pèse sur le moral, où les Européens ont l'impression de la subir", estime Flavien Neuvy, pour qui les réponses auraient "sans doute" été différentes si le sondage avait été réalisé au moment du premier confinement par exemple.

L'étude a été réalisée dans 15 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie et Suède), du 27 novembre au 8 décembre 2020 auprès de 14.200 individus âgés de 18 à 75 ans, issus d'échantillons représentatifs de la population de chaque pays, constitués selon la méthode des quotas.

Toutefois, les Européens se montrent largement convaincus par la praticité de certains comportements "sans contact", comme les courses en ligne, la gestion du budget ou les démarches administratives à distance, le télétravail ou l'information "via des écrans plus que par des médias papier", explique l'Observatoire.

Mais "on perd le lien social malgré les réseaux sociaux", note un des sondés cité par l'Observatoire, qui fait des relations humaines "le talon d'Achille du sans contact".

Si 80% des Européens anticipent une société "qui fera de plus en plus de place au sans contact" à horizon 10 ans, ils ne sont qu'une courte majorité (53%) à se montrer favorables à une telle évolution.

A plus court terme, l'Observatoire Cetelem évoque "une déflagration" sur l'humeur des Européens, qui "recule dans tous les pays", selon Flavien Neuvy.

"Ce n'était pas le cas en 2009 ou en 2012 lors de la crise des dettes souveraines", poursuit-il, notant par ailleurs "un appétit de consommation qui s'érode". A contrario, la volonté d'épargne reste forte en 2021, notamment en France.

Si la vie "sans contact" n'est pas apparue avec la crise du Covid-19, explique l'étude, qui cite le télépéage, le paiement sans contact ou les assistants vocaux par exemple, cette période a accentué "sa présence, ses pratiques et surtout la perception qu'en ont les Européens".Les sentiments à son égard sont "contrastés", mais la situation est globalement "vécue de manière négative un peu partout en Europe", explique à l'AFP Flavien Neuvy, directeur de cet Observatoire. "73% des personnes interrogées associent au moins un terme négatif à la vie sans contact, contre seulement 58% un terme positif", selon l'étude, avec en premier lieu la "solitude", devant la "tristesse"."On est aussi dans une période où la situation pèse sur le moral, où les Européens ont l'impression de la subir", estime Flavien Neuvy, pour qui les réponses auraient "sans doute" été différentes si le sondage avait été réalisé au moment du premier confinement par exemple.L'étude a été réalisée dans 15 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie et Suède), du 27 novembre au 8 décembre 2020 auprès de 14.200 individus âgés de 18 à 75 ans, issus d'échantillons représentatifs de la population de chaque pays, constitués selon la méthode des quotas.Toutefois, les Européens se montrent largement convaincus par la praticité de certains comportements "sans contact", comme les courses en ligne, la gestion du budget ou les démarches administratives à distance, le télétravail ou l'information "via des écrans plus que par des médias papier", explique l'Observatoire.Mais "on perd le lien social malgré les réseaux sociaux", note un des sondés cité par l'Observatoire, qui fait des relations humaines "le talon d'Achille du sans contact". Si 80% des Européens anticipent une société "qui fera de plus en plus de place au sans contact" à horizon 10 ans, ils ne sont qu'une courte majorité (53%) à se montrer favorables à une telle évolution.A plus court terme, l'Observatoire Cetelem évoque "une déflagration" sur l'humeur des Européens, qui "recule dans tous les pays", selon Flavien Neuvy. "Ce n'était pas le cas en 2009 ou en 2012 lors de la crise des dettes souveraines", poursuit-il, notant par ailleurs "un appétit de consommation qui s'érode". A contrario, la volonté d'épargne reste forte en 2021, notamment en France.