En plus de se féliciter des réformes économiques en cours, Mário Centeno suggère que la crise du coronavirus a donné à l'Union européenne une occasion historique de provoquer des changements structurels économiques, notamment en ce qui concerne les technologies vertes et numér...

En plus de se féliciter des réformes économiques en cours, Mário Centeno suggère que la crise du coronavirus a donné à l'Union européenne une occasion historique de provoquer des changements structurels économiques, notamment en ce qui concerne les technologies vertes et numériques.Depuis le début de la crise, les programmes de sauvetages de la BCE comptabilisent 1500 milliards d'euros, mais la question est de savoir où va atterrir cet argent. Selon Mário Centeno "Ce sera un mélange de prêts et de subventions, c'est sûr. Mais nous devons nous concentrer sur une chose : la conditionnalité ; il ne s'agit pas de financer des dépenses passées, des transferts permanents courants. Il s'agit de financer un changement structurel en Europe lié à l'économie verte et au numérique".Du côté plus structurel, ce serait éventuellement l'occasion d'instaurer d es taxes européennes communes pour pouvoir justement rembourser cette dette commune. "Nous avons maintenant une possibilité historique d'émettre temporairement une dette commune par la Commission européenne. Nous devons donc travailler ensemble pour trouver des nouvelles sources de revenus pour l'Union dans son ensemble. Et il y a une idée très intéressante, qui est de relier ces ressources précisément aux piliers du processus de relance, c'est-à-dire la numérisation et l'économie verte" déclare le président de l'Eurogroupe.