Le taux de chômage de la Flandre est descendu jusqu'à 3,5%, soit l'un des niveaux les plus faibles enregistrés dans toute l'Union européenne, s'est réjoui le ministre flamand de l'Emploi,Philippe Muyters (N-VA). " C'est la preuve que notre approche fonctionne ", a-t-il commenté, citant les baisses de cotisations ciblées, les efforts de formation des demandeurs d'emploi et, plus largement, la politique d'activation. La Flandre arrive ainsi quasiment au niveau dit de " chômage frictionnel ", c'est-à-dire le niveau qui correspond au temps nécessaire pour passer d'un emploi à l'autre. Celui-ci serait de 2,1% pour la Flandre, selon les estimations publiées en...

Le taux de chômage de la Flandre est descendu jusqu'à 3,5%, soit l'un des niveaux les plus faibles enregistrés dans toute l'Union européenne, s'est réjoui le ministre flamand de l'Emploi,Philippe Muyters (N-VA). " C'est la preuve que notre approche fonctionne ", a-t-il commenté, citant les baisses de cotisations ciblées, les efforts de formation des demandeurs d'emploi et, plus largement, la politique d'activation. La Flandre arrive ainsi quasiment au niveau dit de " chômage frictionnel ", c'est-à-dire le niveau qui correspond au temps nécessaire pour passer d'un emploi à l'autre. Celui-ci serait de 2,1% pour la Flandre, selon les estimations publiées en décembre dans la revue économique de la Banque nationale (BNB). Bruxelles et la Wallonie n'affichent pas d'aussi bons résultats avec des taux de chômage de respectivement 13,4 et 8,5%. Néanmoins, le chômage y est aussi en recul depuis plusieurs années consécutives. Sur la législature, le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés a même diminué plus fortement à Bruxelles et en Wallonie qu'en Flandre. Ce recul clair et continu a conduit le chômage à " un niveau historiquement bas " dans le pays, pointe la BNB. " Il est d'ailleurs tombé sous son niveau structurel, ce qui laisse présager des tensions inflationnistes ", ajoute le rapport de la BNB. Malgré les différences inter-régionales, on constate toujours une relativement faible mobilité géographique : les demandeurs d'emploi wallons et bruxellois ne se bousculent pas pour remplir les offres vacantes en Flandre, en raison sans doute des frais de déplacement et de la barrière linguistique. De même en Europe, les demandeurs d'emploi ne se ruent pas sur les jobs en Allemagne et en République tchèque où le taux de chômage est encore plus faible qu'en Flandre. Pour augmenter le taux d'emploi en Belgique (69,7% l'an dernier, mais 74,6% en Flandre), la N-VA préconise de mettre fin aux prépensions (75% des bénéficiaires sont domiciliés en Flandre) et de limiter dans le temps le droit aux allocations de chômage. Le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, (CD&V) préconise, lui, plutôt d'accentuer la dégressivité du montant des allocations, afin d'inciter au retour à l'emploi. Il a déposé une note au gouvernement afin de revoir le calcul des allocations. Au lieu d'avoir un pourcentage du dernier salaire brut, la personne qui perd son emploi aura droit à un montant forfaitaire, plus un tiers du salaire brut. Cette méthode de calcul est, selon le ministre, moins pénalisante pour les bas salaires. Le montant forfaitaire diminuera progressivement au cours des 24 premiers mois de chômage, afin d'inciter les gens à chercher activement du travail. Les personnes qui suivraient des formations, en particulier dans les métiers en pénurie, ne subiraient pas cette diminution. L'accentuation de la dégressivité des allocations de chômage était prévue dans le jobsdeal conclu l'été dernier par le gouvernement. Les modalités pratiques n'avaient toutefois pas été adoptées avant la chute de la coalition en décembre. La réforme préconisée par Kris Peeters peut être mise en place par un arrêté royal et n'a donc pas besoin de réunir une majorité au parlement. Mais il faut au moins l'aval des deux partenaires gouvernementaux et l'Open Vld a déjà jugé la proposition très " électoraliste "...