Les Britanniques qui ont voté pour quitter l'Union européenne découvrent qu'il y a une différence entre ce que leurs politiques leur ont dit et la réalité. L'isolation, c'est bien, mais encore faut-il pouvoir se débrouiller tout seul. Lisez la presse britannique et vous verrez qu'actuellement, de l'autre côté de la Manche, c'est le chaos. En fait, par certains aspects, j'ai l'impression que nous sommes au Liban. Il y a des queues interminables devant les stations essence, exactement comme à Beyrouth, et les rayons de supermarchés sont vides comme du temps de l'Union soviétique. Mais chut, ne dites jamais à un Britannique que c'est à cause du Brexit, il ne vous croira pas.

Car tant le gouvernement que les médias populaires essaient de faire croire à la population locale, que tous ces problèmes de pénuries de produits et de main-d'oeuvre sont exactement les mêmes sur le continent. C'est faux, bien entendu, mais vous connaissez l'être humain, lorsqu'il a fait un choix, il refuse de lire, d'écouter tout ce qui va à l'encontre de sa décision. En gros, il a des excuses sous blister.

Les idéologues du Brexit avaient pourtant promis que lorsque les étrangers, donc les Européens, quitteraient le Royaume-Uni, les employeurs seraient forcés d'augmenter les salaires des employés locaux. Autrement dit, le Brexit allait doper le pouvoir d'achat des Britanniques. C'est l'inverse qui se produit. D'abord, la Grande-Bretagne est quasi en plein-emploi et donc les personnes disponibles sont rares. Ensuite, les citoyens de Sa Majesté ne veulent pas accomplir les boulots de serveurs ou de camionneurs qu'exerçaient les non-britanniques. Résultat :

  • les stations-service ne sont pas desservies, car il manque des routiers,
  • il y a 100.000 porcs qui attendent qu'on s'occupe de leur triste sort,
  • il y a des fruits et des légumes qui pourrissent sur place,
  • les city-trip à Londres ont chuté de 80% à cause des mesures anti-covid draconiennes,
  • la Fashion Week, la semaine de la mode si connue dans le monde entier, est boudée par les étrangers, car venir à Londres est un chemin d'obstacles...

Bref, les plus anciens se souviendront de ce sketch de Fernand Reynaud dans lequel un personnage raciste dit "j'aime pas les étrangers parce qu'ils viennent manger le pain des Français ... Puis, il ajoute plus loin dans le sketch que cet étranger est monté sur un bateau pour partir loin au-delà des mers. Et depuis ce jour-là...bah, on ne mange plus de pain... car il était boulanger ! Comme disait ma grand-mère, quand on menace de partir, il faut avoir l'étui pas trop loin du violon !

Les Britanniques qui ont voté pour quitter l'Union européenne découvrent qu'il y a une différence entre ce que leurs politiques leur ont dit et la réalité. L'isolation, c'est bien, mais encore faut-il pouvoir se débrouiller tout seul. Lisez la presse britannique et vous verrez qu'actuellement, de l'autre côté de la Manche, c'est le chaos. En fait, par certains aspects, j'ai l'impression que nous sommes au Liban. Il y a des queues interminables devant les stations essence, exactement comme à Beyrouth, et les rayons de supermarchés sont vides comme du temps de l'Union soviétique. Mais chut, ne dites jamais à un Britannique que c'est à cause du Brexit, il ne vous croira pas. Car tant le gouvernement que les médias populaires essaient de faire croire à la population locale, que tous ces problèmes de pénuries de produits et de main-d'oeuvre sont exactement les mêmes sur le continent. C'est faux, bien entendu, mais vous connaissez l'être humain, lorsqu'il a fait un choix, il refuse de lire, d'écouter tout ce qui va à l'encontre de sa décision. En gros, il a des excuses sous blister. Les idéologues du Brexit avaient pourtant promis que lorsque les étrangers, donc les Européens, quitteraient le Royaume-Uni, les employeurs seraient forcés d'augmenter les salaires des employés locaux. Autrement dit, le Brexit allait doper le pouvoir d'achat des Britanniques. C'est l'inverse qui se produit. D'abord, la Grande-Bretagne est quasi en plein-emploi et donc les personnes disponibles sont rares. Ensuite, les citoyens de Sa Majesté ne veulent pas accomplir les boulots de serveurs ou de camionneurs qu'exerçaient les non-britanniques. Résultat : Bref, les plus anciens se souviendront de ce sketch de Fernand Reynaud dans lequel un personnage raciste dit "j'aime pas les étrangers parce qu'ils viennent manger le pain des Français ... Puis, il ajoute plus loin dans le sketch que cet étranger est monté sur un bateau pour partir loin au-delà des mers. Et depuis ce jour-là...bah, on ne mange plus de pain... car il était boulanger ! Comme disait ma grand-mère, quand on menace de partir, il faut avoir l'étui pas trop loin du violon !