Sur les 10 premiers mois de 2021, les exportations de l'Union européenne vers le Royaume-Uni ont baissé de 15% en valeur, tandis que les importations européennes depuis le Royaume-Uni ont chuté de 30%, selon des données communiquées par Bercy, en marge d'une conférence ministérielle européenne jeudi à Paris dédiée au bilan du Brexit, un an après l'entrée en vigueur du nouvel accord commercial entre les deux parties.

Les chiffres sont à prendre avec prudence, car la crise sanitaire a aussi eu un effet sur le commerce international, mais dans le même temps, les exportations et importations européennes ont dépassé sur les 10 premiers mois de 2021 leurs niveaux de la même période de 2019, selon des données d'Eurostat.

L'entrée en vigueur du nouvel accord commercial entre l'UE et le Royaume-Uni le 1er janvier 2021 s'est traduit par un rétablissement des contrôles douaniers aux frontières, contraignant les entreprises à effectuer d'importantes démarches administratives pour transporter des marchandises.

La chaîne de distribution britannique Marks & Spencer a par exemple justifié la fermeture de plusieurs magasins en France par la complexité des procédures d'exportation.

Les douanes françaises sont en première ligne, environ 80% des flux transitant par l'Hexagone, avec 3,6 millions de camions qui sont passés par la France en 2021. La France a recruté 700 douaniers et créé une frontière "intelligente", qui permet aux entreprises de réaliser leurs opérations de dédouanement en amont, en dotant les camions d'un code-barres leur évitant d'avoir à s'arrêter avant d'embarquer pour le Royaume-Uni.

Si dans les premières semaines de 2021, "un quart des entreprises n'avaient pas fait leurs formalités" en amont, "aujourd'hui neuf camions sur 10 passent sans s'arrêter", assure-t-on à Bercy, dont dépendent les Douanes, qui note aussi que ces camions sont souvent moins remplis qu'avant le Brexit, illustrant la baisse des échanges.

Le ministre français des comptes publics Olivier Dussopt a ainsi salué en ouverture de la conférence la "très bonne préparation de la très grande majorité des entreprises européennes". "Ce défi gigantesque a été relevé sans accroc", s'est félicité Gerassimos Thomas, directeur général de la fiscalité et de l'union douanière à la Commission européenne, saluant la coopération réussie avec les douanes britanniques.

Le Brexit s'est logiquement traduit par un accroissement des formalités, avec une hausse de 62% des déclarations de transit pour les douanes françaises et une multiplication par 6,5 des déclarations d'exportations de l'Union européenne enregistrées par la France. Désormais, les services douaniers doivent se préparer "à la reprise des flux de personnes" une fois la crise sanitaire passée et au "rétablissement échelonné des formalités douanières britanniques" à l'importation, entamé le 1er janvier de cette année, a prévenu Olivier Dussopt.

Sur les 10 premiers mois de 2021, les exportations de l'Union européenne vers le Royaume-Uni ont baissé de 15% en valeur, tandis que les importations européennes depuis le Royaume-Uni ont chuté de 30%, selon des données communiquées par Bercy, en marge d'une conférence ministérielle européenne jeudi à Paris dédiée au bilan du Brexit, un an après l'entrée en vigueur du nouvel accord commercial entre les deux parties. Les chiffres sont à prendre avec prudence, car la crise sanitaire a aussi eu un effet sur le commerce international, mais dans le même temps, les exportations et importations européennes ont dépassé sur les 10 premiers mois de 2021 leurs niveaux de la même période de 2019, selon des données d'Eurostat. L'entrée en vigueur du nouvel accord commercial entre l'UE et le Royaume-Uni le 1er janvier 2021 s'est traduit par un rétablissement des contrôles douaniers aux frontières, contraignant les entreprises à effectuer d'importantes démarches administratives pour transporter des marchandises. La chaîne de distribution britannique Marks & Spencer a par exemple justifié la fermeture de plusieurs magasins en France par la complexité des procédures d'exportation. Les douanes françaises sont en première ligne, environ 80% des flux transitant par l'Hexagone, avec 3,6 millions de camions qui sont passés par la France en 2021. La France a recruté 700 douaniers et créé une frontière "intelligente", qui permet aux entreprises de réaliser leurs opérations de dédouanement en amont, en dotant les camions d'un code-barres leur évitant d'avoir à s'arrêter avant d'embarquer pour le Royaume-Uni. Si dans les premières semaines de 2021, "un quart des entreprises n'avaient pas fait leurs formalités" en amont, "aujourd'hui neuf camions sur 10 passent sans s'arrêter", assure-t-on à Bercy, dont dépendent les Douanes, qui note aussi que ces camions sont souvent moins remplis qu'avant le Brexit, illustrant la baisse des échanges. Le ministre français des comptes publics Olivier Dussopt a ainsi salué en ouverture de la conférence la "très bonne préparation de la très grande majorité des entreprises européennes". "Ce défi gigantesque a été relevé sans accroc", s'est félicité Gerassimos Thomas, directeur général de la fiscalité et de l'union douanière à la Commission européenne, saluant la coopération réussie avec les douanes britanniques. Le Brexit s'est logiquement traduit par un accroissement des formalités, avec une hausse de 62% des déclarations de transit pour les douanes françaises et une multiplication par 6,5 des déclarations d'exportations de l'Union européenne enregistrées par la France. Désormais, les services douaniers doivent se préparer "à la reprise des flux de personnes" une fois la crise sanitaire passée et au "rétablissement échelonné des formalités douanières britanniques" à l'importation, entamé le 1er janvier de cette année, a prévenu Olivier Dussopt.