"La hausse significative des taux d'infection au coronavirus, et l'intensification des mesures de confinement (...) constituent un vent contraire sur les perspectives de court terme", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse, estimant que la reprise économique "perdait de son élan".

Si un rebond de la croissance est bien attendu au troisième trimestre, après le déconfinement de l'été, les chiffres du quatrième trimestre "seront orientés à la baisse", a-t-elle prévenu. Ces sombres perspectives sont suivies avec attention par le conseil des gouverneurs de la BCE dont "tous" les membres ont convenu de la nécessité de travailler sur "un requalibrage" des mesures monétaires de soutien à l'économie, a insisté Mme Lagarde.

Statu quoi de la politique monétaire de la BCE

"Nous n'allons pas rester sans rien faire, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition avec l'entière flexibilité dont nous disposons (...) pour faire face aux développements" sur le front de la pandémie, a ajouté la cheffe de l'institution. Si la BCE a opté jeudi pour un statu quo de sa politique monétaire, elle a tenu à passer un message fort pour rassurer marchés et investisseurs saisis cette semaine par un début de panique devant les nouvelles menaces pesant sur l'économie après un cortège de nouvelles restrictions annoncées en Europe.

Les équipes de la BCE chargées de proposer des ajustements de la politique monétaire "sont déjà au travail" en vue d'annonces attendues lors de prochaine réunion du conseil des gouverneurs le 10 décembre, a souligné Mme Lagarde. Selon elle, les analyses actuelles "confirment qu'une orientation suffisamment accommodante de la politique monétaire est nécessaire pour soutenir l'activité économique et la convergence des niveaux d'inflation".

La présidente de la BCE a par ailleurs renouvelé ses appels pressants à un accord entre les Vingt-sept sur la mise en oeuvre du plan de relance européen voté cet été : ce plan exceptionnel de 750 milliards d'euros, doit être "opérationnel sans délai" a-t-elle averti.

"La hausse significative des taux d'infection au coronavirus, et l'intensification des mesures de confinement (...) constituent un vent contraire sur les perspectives de court terme", a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse, estimant que la reprise économique "perdait de son élan". Si un rebond de la croissance est bien attendu au troisième trimestre, après le déconfinement de l'été, les chiffres du quatrième trimestre "seront orientés à la baisse", a-t-elle prévenu. Ces sombres perspectives sont suivies avec attention par le conseil des gouverneurs de la BCE dont "tous" les membres ont convenu de la nécessité de travailler sur "un requalibrage" des mesures monétaires de soutien à l'économie, a insisté Mme Lagarde. "Nous n'allons pas rester sans rien faire, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition avec l'entière flexibilité dont nous disposons (...) pour faire face aux développements" sur le front de la pandémie, a ajouté la cheffe de l'institution. Si la BCE a opté jeudi pour un statu quo de sa politique monétaire, elle a tenu à passer un message fort pour rassurer marchés et investisseurs saisis cette semaine par un début de panique devant les nouvelles menaces pesant sur l'économie après un cortège de nouvelles restrictions annoncées en Europe. Les équipes de la BCE chargées de proposer des ajustements de la politique monétaire "sont déjà au travail" en vue d'annonces attendues lors de prochaine réunion du conseil des gouverneurs le 10 décembre, a souligné Mme Lagarde. Selon elle, les analyses actuelles "confirment qu'une orientation suffisamment accommodante de la politique monétaire est nécessaire pour soutenir l'activité économique et la convergence des niveaux d'inflation". La présidente de la BCE a par ailleurs renouvelé ses appels pressants à un accord entre les Vingt-sept sur la mise en oeuvre du plan de relance européen voté cet été : ce plan exceptionnel de 750 milliards d'euros, doit être "opérationnel sans délai" a-t-elle averti.