Ce couplet, c'est celui d'une propension au défaitisme au lieu de se réjouir de réussites comme celles de Pairi Daiza, IBA, IRE, I-Care ou désormais les vignobles (l'énumération est celle du ministre-président). "Nous pouvons et nous devons être confiants en l'avenir", a-t-il martelé, invitant les députés à "amplifier le mouvement et à redoubler d'ambitions pour la Wallonie". "Il faut arrêter l'auto-flagellation et la comparaison avec d'autres régions (lisez la Flandre, ndlr) qui n'ont ni notre histoire industrielle, ni les mêmes particularités que les nôtres", a déclaré Elio Di Rupo.

Le propos n'est pas faux : il y a d'éclatantes réussites industrielles en Wallonie et, effectivement, elles ne sont pas suffisamment mises en avant. Le problème, c'est que le même Elio Di Rupo tenait déjà le même propos, dans un même discours sur l'état de la Wallonie, dans ce même Parlement wallon, il y a quinze ans. Entretemps, il y a eu les gouvernements Demotte, Magnette et Borsus, expérimentant des coalitions avec le cdH (souvent), Ecolo (parfois), le MR (parfois) et même sans le PS. Il faut se rendre à l'évidence : en dépit de toutes ces configurations politiques, quinze ans plus tard, nous sommes toujours à peu près sur la même case départ.

A peu près car, comme l'a souligné le ministre-président, une série de paramètres évoluent favorablement. L'emploi intérieur a augmenté de 1,7% en 2021, le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés est passé sous la barre des 200.000 unités, les investissements privés et publics ont augmenté respectivement de 9 et 14%, le taux de création d'entreprise a crû de 12,5%, le taux de risque de pauvreté a baissé de 0,5 point etc. Et pour cette année, l'IWEPS table toujours sur une croissance de 2,5%. Elio Di Rupo déduit de ces statistiques que "la Wallonie est fermement engagée sur la voie du redressement".

Le tempo pourrait s'accélérer dans les prochains mois avec les quelque 7,5 milliards du plan de relance, dont un tiers consacré aux mesures prioritaires définies avec les partenaires sociaux. "59% de ces actions prioritaires sont soit déjà en cours, soit prêtes à démarrer", a précisé Elio Di Rupo, en réponse aux critiques des Engagés sur "la lenteur" de la mise en oeuvre de ce plan.

Le ministre-président a bien entendu rappelé l'impact de la pandémie et des inondations -elles ont chacune coûté 3 milliards à la Wallonie, a-t-il précisé- ainsi que celui de la guerre en Ukraine qui va seulement se faire sentir. Cela grève considérablement un budget régional et limite de facto les moyens disponibles pour une politique de redressement économique. Le ministre-président a confirmé que le gouvernement respecterait sa trajectoire budgétaire, qui prévoit une diminution annuelle de 150 millions d'euros du solde brut. "Nous refusons de laisser filer l'endettement, a insisté Elio Di Rupo. Nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir, c'est une question de respect à l'égard des générations futures."

Ce couplet, c'est celui d'une propension au défaitisme au lieu de se réjouir de réussites comme celles de Pairi Daiza, IBA, IRE, I-Care ou désormais les vignobles (l'énumération est celle du ministre-président). "Nous pouvons et nous devons être confiants en l'avenir", a-t-il martelé, invitant les députés à "amplifier le mouvement et à redoubler d'ambitions pour la Wallonie". "Il faut arrêter l'auto-flagellation et la comparaison avec d'autres régions (lisez la Flandre, ndlr) qui n'ont ni notre histoire industrielle, ni les mêmes particularités que les nôtres", a déclaré Elio Di Rupo.Le propos n'est pas faux : il y a d'éclatantes réussites industrielles en Wallonie et, effectivement, elles ne sont pas suffisamment mises en avant. Le problème, c'est que le même Elio Di Rupo tenait déjà le même propos, dans un même discours sur l'état de la Wallonie, dans ce même Parlement wallon, il y a quinze ans. Entretemps, il y a eu les gouvernements Demotte, Magnette et Borsus, expérimentant des coalitions avec le cdH (souvent), Ecolo (parfois), le MR (parfois) et même sans le PS. Il faut se rendre à l'évidence : en dépit de toutes ces configurations politiques, quinze ans plus tard, nous sommes toujours à peu près sur la même case départ.A peu près car, comme l'a souligné le ministre-président, une série de paramètres évoluent favorablement. L'emploi intérieur a augmenté de 1,7% en 2021, le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés est passé sous la barre des 200.000 unités, les investissements privés et publics ont augmenté respectivement de 9 et 14%, le taux de création d'entreprise a crû de 12,5%, le taux de risque de pauvreté a baissé de 0,5 point etc. Et pour cette année, l'IWEPS table toujours sur une croissance de 2,5%. Elio Di Rupo déduit de ces statistiques que "la Wallonie est fermement engagée sur la voie du redressement".Le tempo pourrait s'accélérer dans les prochains mois avec les quelque 7,5 milliards du plan de relance, dont un tiers consacré aux mesures prioritaires définies avec les partenaires sociaux. "59% de ces actions prioritaires sont soit déjà en cours, soit prêtes à démarrer", a précisé Elio Di Rupo, en réponse aux critiques des Engagés sur "la lenteur" de la mise en oeuvre de ce plan.Le ministre-président a bien entendu rappelé l'impact de la pandémie et des inondations -elles ont chacune coûté 3 milliards à la Wallonie, a-t-il précisé- ainsi que celui de la guerre en Ukraine qui va seulement se faire sentir. Cela grève considérablement un budget régional et limite de facto les moyens disponibles pour une politique de redressement économique. Le ministre-président a confirmé que le gouvernement respecterait sa trajectoire budgétaire, qui prévoit une diminution annuelle de 150 millions d'euros du solde brut. "Nous refusons de laisser filer l'endettement, a insisté Elio Di Rupo. Nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir, c'est une question de respect à l'égard des générations futures."