Le sommet du G20 s'est terminé ce weekend à Rome. Si on en croit les propos de Mario Draghi, le Premier ministre italien, il s'est dit "fier des résultats de ce G20. Ben voyons, c'est Rome qui accueillait les différentes délégations et je n'ai jamais vu un hôte dire à ses invités que la soirée était nulle. En réalité, ce sommet n'était pas un échec, mais il n'a pas servi à grand-chose : ce n'était pas un G20, mais un G vain.

D'abord, parce que le vrai sommet a lieu en ce moment à Glasgow et porte sur le climat. La plupart des leaders des pays du G20 représentent 80% des émissions polluantes mondiales, et inutile de vous dire que tous ces dirigeants sont venus en avion à Rome. Ensuite, si l'Occident cherche à dialoguer avec les pays émergents, ce n'est pas le cas de ces derniers. Le Premier ministre chinois était absent de la capitale italienne, le prince héritier d'Arabie Saoudite n'était présent qu'en vidéoconférence, et Vladimir Poutine était également aux abonnés absents : donc, pas top comme G20. Tertio, la principale décision - à savoir l'instauration d'un impôt mondial minimal de 15% sur les multinationales - avait été décidé avant le G20. Et puis, ce qui est bizarre avec ces sommets, c'est qu'ils sont désuets. Pourquoi ? Parce que ces G5, G7, G10 ou G20 ne réunissent que des acteurs étatiques autour de la table de négociation alors que les multinationales ou les grands acteurs technologiques sont absents. Hier encore, c'était compréhensible, mais aujourd'hui, les PDG de ces sociétés ont souvent plus d'impact sur nos vies quotidiennes que des présidents ou des Premiers ministres.

Je me demande vraiment à quoi servent ces sommets ? Sans doute à maintenir la fiction que les politiques ont encore du pouvoir. Comme le disait joliment Michel Audiard, la police, c'est comme la Sainte Vierge, si elle n'apparait pas de temps en temps, le doute s'installe. Remplacez police par politique et vous saurez à quoi aura servi le G20 de ce weekend.

Le sommet du G20 s'est terminé ce weekend à Rome. Si on en croit les propos de Mario Draghi, le Premier ministre italien, il s'est dit "fier des résultats de ce G20. Ben voyons, c'est Rome qui accueillait les différentes délégations et je n'ai jamais vu un hôte dire à ses invités que la soirée était nulle. En réalité, ce sommet n'était pas un échec, mais il n'a pas servi à grand-chose : ce n'était pas un G20, mais un G vain. D'abord, parce que le vrai sommet a lieu en ce moment à Glasgow et porte sur le climat. La plupart des leaders des pays du G20 représentent 80% des émissions polluantes mondiales, et inutile de vous dire que tous ces dirigeants sont venus en avion à Rome. Ensuite, si l'Occident cherche à dialoguer avec les pays émergents, ce n'est pas le cas de ces derniers. Le Premier ministre chinois était absent de la capitale italienne, le prince héritier d'Arabie Saoudite n'était présent qu'en vidéoconférence, et Vladimir Poutine était également aux abonnés absents : donc, pas top comme G20. Tertio, la principale décision - à savoir l'instauration d'un impôt mondial minimal de 15% sur les multinationales - avait été décidé avant le G20. Et puis, ce qui est bizarre avec ces sommets, c'est qu'ils sont désuets. Pourquoi ? Parce que ces G5, G7, G10 ou G20 ne réunissent que des acteurs étatiques autour de la table de négociation alors que les multinationales ou les grands acteurs technologiques sont absents. Hier encore, c'était compréhensible, mais aujourd'hui, les PDG de ces sociétés ont souvent plus d'impact sur nos vies quotidiennes que des présidents ou des Premiers ministres.Je me demande vraiment à quoi servent ces sommets ? Sans doute à maintenir la fiction que les politiques ont encore du pouvoir. Comme le disait joliment Michel Audiard, la police, c'est comme la Sainte Vierge, si elle n'apparait pas de temps en temps, le doute s'installe. Remplacez police par politique et vous saurez à quoi aura servi le G20 de ce weekend.