La Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) a adapté la méthodologie de son index annuel des risques à la pandémie, en s'appuyant notamment sur des sondages pour tenter de "quantifier la frustration de l'opinion publique" face aux mesures de prophylaxie mais aussi sur d'autres indicateurs, comme la fréquence des manifestations.

Il en ressort que, parmi les économies avancées, les plus à risque sont les Etats-Unis et l'Espagne, suivis de la France et du Royaume-Uni, quatre pays où le taux de satisfaction de l'opinion à l'égard de la gestion par les autorités de la pandémie est égal ou inférieur à 40%. La Suède et le Japon complètent le tableau.

Dans les pays émergents, les pays d'Amérique latine sont les plus exposés, ainsi que l'Arabie saoudite, le Maroc, la Chine et la Russie.

"Les recherches académiques ont montré que les pandémies ont toujours entraîné une augmentation des inégalités (...) et qu'en moyenne, un an après, cela se traduit par des troubles sociaux", a commenté Julien Marcilly, économiste en chef de la Coface, lors d'une conférence de presse. En effet, "ce n'est pas au coeur de la crise que s'exprime la frustration" mais "c'est quand on est dans un processus de reprise que les frustrations apparaissent", car les individus ont tendance à comparer leur sort à celui des autres, a-t-il expliqué.

Une tendance exacerbée par la ruée mondiale sur les vaccins. "Cette année, on se compare entre pays et bientôt on va se comparer au sein des pays pour voir qui y a accès et qui n'y a pas accès", a-t-il prédit.

En outre, "le fait qu'il y ait une crise très différenciée avec de grands écarts par secteur et par pays, c'est cela qui est potentiellement problématique en termes de cohésion sociale et de risque politique", a ajouté le chef économiste de l'assureur crédit.

Alors que la France vit dans la hantise d'une réédition de la crise des "gilets jaunes" à l'automne 2018, plusieurs pays, à l'instar de la Suède ou d'Israël ont connu des mouvements de protestation contre les restrictions sanitaires, qui parfois ont dégénéré en émeutes comme aux Pays-Bas ou au Liban.

La Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) a adapté la méthodologie de son index annuel des risques à la pandémie, en s'appuyant notamment sur des sondages pour tenter de "quantifier la frustration de l'opinion publique" face aux mesures de prophylaxie mais aussi sur d'autres indicateurs, comme la fréquence des manifestations.Il en ressort que, parmi les économies avancées, les plus à risque sont les Etats-Unis et l'Espagne, suivis de la France et du Royaume-Uni, quatre pays où le taux de satisfaction de l'opinion à l'égard de la gestion par les autorités de la pandémie est égal ou inférieur à 40%. La Suède et le Japon complètent le tableau.Dans les pays émergents, les pays d'Amérique latine sont les plus exposés, ainsi que l'Arabie saoudite, le Maroc, la Chine et la Russie. "Les recherches académiques ont montré que les pandémies ont toujours entraîné une augmentation des inégalités (...) et qu'en moyenne, un an après, cela se traduit par des troubles sociaux", a commenté Julien Marcilly, économiste en chef de la Coface, lors d'une conférence de presse. En effet, "ce n'est pas au coeur de la crise que s'exprime la frustration" mais "c'est quand on est dans un processus de reprise que les frustrations apparaissent", car les individus ont tendance à comparer leur sort à celui des autres, a-t-il expliqué.Une tendance exacerbée par la ruée mondiale sur les vaccins. "Cette année, on se compare entre pays et bientôt on va se comparer au sein des pays pour voir qui y a accès et qui n'y a pas accès", a-t-il prédit.En outre, "le fait qu'il y ait une crise très différenciée avec de grands écarts par secteur et par pays, c'est cela qui est potentiellement problématique en termes de cohésion sociale et de risque politique", a ajouté le chef économiste de l'assureur crédit. Alors que la France vit dans la hantise d'une réédition de la crise des "gilets jaunes" à l'automne 2018, plusieurs pays, à l'instar de la Suède ou d'Israël ont connu des mouvements de protestation contre les restrictions sanitaires, qui parfois ont dégénéré en émeutes comme aux Pays-Bas ou au Liban.