"Au moins 160 pays" ont augmenté leurs dépenses de santé, en recrutant du personnel ou en augmentant les salaires, à l'image de la Lituanie ou de la Grèce. Mais "très peu" ont pris des mesures pour réduire les frais à la charge des usagers. La Géorgie fait exception, qui a supprimé les frais pour les dépenses en lien avec le Covid-19.

"On assiste également à une augmentation considérable de la protection sociale à travers le monde en réponse à la crise". Entre février et juillet, 203 pays ont annoncé de telles mesures, y compris des pays à revenu faible ou intermédiaire, à l'image de la Bolivie ou de la Birmanie qui a trouvé "un nouvel élan dans la crise" en augmentant de 21 millions le nombre de personnes couvertes par la protection sociale.

En revanche, "très peu de pays ont cherché à augmenter les impôts pour les particuliers les plus fortunés ou les entreprises tirant parti de la crise afin de financer le relèvement. C'est une grande déception", indique Oxfam, et ce, bien que l'opinion publique le réclame, comme en témoignent les sondages parus dans de nombreux pays.

Au contraire, certains pays comme le Kenya et l'Indonésie ont abaissé l'impôt sur les sociétés. "De telles mesures risquent fortement d'exacerber les inégalités, que ce soit directement ou en réduisant les ressources disponibles pour financer les dépenses", met en garde l'ONG.

Sans surprise, les pays de l'OCDE ont apporté une réponse plus complète à la pandémie. En leur sein, certains États, comme la Corée du Sud, "montrent la voie en associant bataille contre la Covid-19 et lutte contre les inégalités".

Séoul a introduit "un soutien financier d'urgence universel pour 22 millions de foyers" et l'Espagne "un revenu de base permanent pour 2,3 millions de personnes".

S'agissant de la communauté internationale, Oxfam invite le FMI à faire usage de ses droits de tirage spéciaux (DTS) comme lors de la crise de 2009 et le G20 à aller au-delà du moratoire décrété en avril en allégeant, voire en annulant la dette des pays les plus pauvres. Elle préconise aussi d'instaurer des "taxes internationales de solidarité".

"Au moins 160 pays" ont augmenté leurs dépenses de santé, en recrutant du personnel ou en augmentant les salaires, à l'image de la Lituanie ou de la Grèce. Mais "très peu" ont pris des mesures pour réduire les frais à la charge des usagers. La Géorgie fait exception, qui a supprimé les frais pour les dépenses en lien avec le Covid-19. "On assiste également à une augmentation considérable de la protection sociale à travers le monde en réponse à la crise". Entre février et juillet, 203 pays ont annoncé de telles mesures, y compris des pays à revenu faible ou intermédiaire, à l'image de la Bolivie ou de la Birmanie qui a trouvé "un nouvel élan dans la crise" en augmentant de 21 millions le nombre de personnes couvertes par la protection sociale.En revanche, "très peu de pays ont cherché à augmenter les impôts pour les particuliers les plus fortunés ou les entreprises tirant parti de la crise afin de financer le relèvement. C'est une grande déception", indique Oxfam, et ce, bien que l'opinion publique le réclame, comme en témoignent les sondages parus dans de nombreux pays. Au contraire, certains pays comme le Kenya et l'Indonésie ont abaissé l'impôt sur les sociétés. "De telles mesures risquent fortement d'exacerber les inégalités, que ce soit directement ou en réduisant les ressources disponibles pour financer les dépenses", met en garde l'ONG. Sans surprise, les pays de l'OCDE ont apporté une réponse plus complète à la pandémie. En leur sein, certains États, comme la Corée du Sud, "montrent la voie en associant bataille contre la Covid-19 et lutte contre les inégalités". Séoul a introduit "un soutien financier d'urgence universel pour 22 millions de foyers" et l'Espagne "un revenu de base permanent pour 2,3 millions de personnes". S'agissant de la communauté internationale, Oxfam invite le FMI à faire usage de ses droits de tirage spéciaux (DTS) comme lors de la crise de 2009 et le G20 à aller au-delà du moratoire décrété en avril en allégeant, voire en annulant la dette des pays les plus pauvres. Elle préconise aussi d'instaurer des "taxes internationales de solidarité".