La menace d'un ralentissement de la reprise est d'autant plus grande que le niveau de la vaccination est faible dans de nombreux pays, ont insisté les ministres des Finances du G20 réunis à Venise.

L'Union européenne s'est a à cet égard voulue rassurante.

"Ce week-end, nous avons livré suffisamment de vaccins aux Etats membres pour vacciner complètement au moins 70% de la population adulte ce mois-ci. D'ici demain, quelque 500 millions de doses auront été distribuées dans toutes les régions d'Europe", s'est ainsi félicitée la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Le Covid-19 n'est pas encore vaincu. Mais nous sommes prêts à continuer à fournir des vaccins - également contre de nouveaux variants", a-t-elle ajouté, la responsabilité de les administrer revenant aux gouvernements des 27 Etats membres de l'UE, dont certains avancent plus vite que d'autres en la matière.

Car la reprise économique mondiale "reste exposée" non seulement en particulier à "la propagation de nouveaux variants" mais aussi aux "différents rythmes de vaccination" sur la planète, a prévenu samedi dans son communiqué final le G20.

"La seule chose qui pourrait menacer un rebond solide et rapide de l'économie est le variant et une nouvelle vague de la pandémie", a insisté le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

La menace du variant Delta

Face à la hausse "exponentielle" des cas de Covid-19 enregistrée depuis plusieurs jours, principalement chez les jeunes, la Catalogne a d'ailleurs décidé de réimposer des restrictions.

Les discothèques et autres lieux de divertissement nocturnes vont devoir garder portes closes et il faudra présenter un test négatif ou être vacciné pour participer à des évènements en plein air réunissant plus de 500 personnes dans cette région d'Espagne.

Les Pays-Bas ont également replongé samedi matin dans les restrictions après une multiplication par sept des contaminations quotidiennes en une semaine (7.000 cas supplémentaires vendredi). Le Premier ministre Mark Rutte a notamment ordonné la fermeture des boîtes de nuit.

Au moment où Catalans et Néerlandais doivent quitter les pistes de danse pour une durée indéterminée, les Français ont retrouvé vendredi les joies des soirées en discothèque pour la première fois depuis mars 2020, non sans quelques cafouillages.

La nécessité de présenter un pass sanitaire a parfois bloqué des fêtards devant la porte. Soit parce qu'ils en étaient dépourvus, soit parce que des agents de sécurité refusaient les captures d'écran de tests négatifs, par peur de falsifications.

Au Mistral, une boîte historique d'Aix-en-Provence (sud-est), l'entrée - sur réservation - a été fluide, tout le monde ayant eu son pass. "On retrouve le goût de la vie", a lâché Lucie, une cliente. "On est bien. Les filles sont belles, on danse, on est libres, enfin libres", s'est exclamé Gérard.

BELGA
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Reste à savoir si cette réouverture va résister aux assauts du variant Delta, en passe d'être majoritaire en France - le président Emmanuel Macron doit faire une allocution lundi soir sur la situation sanitaire - comme quasiment partout ailleurs dans le monde.

Ce variant apparu initialement en Inde est le plus contagieux répertorié depuis le début de la pandémie. Il provoque des flambées épidémiques en Asie et en Afrique et fait remonter le nombre des nouveaux cas en Europe et aux Etats-Unis.

Strictes mesures à Séoul

La Russie a annoncé samedi un nouveau record de décès quotidiens (752) dus au coronavirus, le cinquième depuis le début du mois. Ce pays recense également 25.082 nouvelles contaminations.

La Corée du Sud, longtemps érigée en modèle de gestion de la pandémie, a fait état de 1.378 cas supplémentaires, un record pour le troisième jour d'affilée, et sa capitale Séoul s'apprête à se voir imposer les mesures les plus draconiennes qu'elle ait connues depuis que cette crise sanitaire a éclaté.

L'Argentine a quant à elle prolongé jusqu'au 6 août les restrictions en vigueur.

Tandis qu'à compter de mercredi, Malte fermera ses frontières aux voyageurs non vaccinés. "Nous serons le premier pays en Europe à prendre cette mesure", a relevé son ministre de la Santé.

En Algérie, le nouveau Premier ministre Aïmene Benabderrahmane s'est placé samedi à l'isolement pour sept jours après avoir été testé positif au Covid-19.

Cette maladie a fait au moins 4.013.756 morts depuis qu'elle a été détectée fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi. Les Etats-Unis restent le pays le plus meurtri, 606.806 personnes y ayant péri pour un total de 33.812.977 cas recensés.

Dans ce contexte, la perspective du rassemblement de 65.000 supporters de football dans le stade de Wembley à Londres dimanche soir pour la finale de l'Euro-2020 entre l'Angleterre et l'Italie a fait naître de vives inquiétudes.

Et encore davantage les festivités de la "troisième mi-temps", hors des gradins, dans un pays où la quasi totalité des restrictions ont été levées mais que le variant Delta n'épargne pas, avec près de 30.000 nouveaux cas par jour au Royaume-Uni sur la semaine écoulée.

La menace d'un ralentissement de la reprise est d'autant plus grande que le niveau de la vaccination est faible dans de nombreux pays, ont insisté les ministres des Finances du G20 réunis à Venise.L'Union européenne s'est a à cet égard voulue rassurante."Ce week-end, nous avons livré suffisamment de vaccins aux Etats membres pour vacciner complètement au moins 70% de la population adulte ce mois-ci. D'ici demain, quelque 500 millions de doses auront été distribuées dans toutes les régions d'Europe", s'est ainsi félicitée la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen."Le Covid-19 n'est pas encore vaincu. Mais nous sommes prêts à continuer à fournir des vaccins - également contre de nouveaux variants", a-t-elle ajouté, la responsabilité de les administrer revenant aux gouvernements des 27 Etats membres de l'UE, dont certains avancent plus vite que d'autres en la matière.Car la reprise économique mondiale "reste exposée" non seulement en particulier à "la propagation de nouveaux variants" mais aussi aux "différents rythmes de vaccination" sur la planète, a prévenu samedi dans son communiqué final le G20."La seule chose qui pourrait menacer un rebond solide et rapide de l'économie est le variant et une nouvelle vague de la pandémie", a insisté le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.Face à la hausse "exponentielle" des cas de Covid-19 enregistrée depuis plusieurs jours, principalement chez les jeunes, la Catalogne a d'ailleurs décidé de réimposer des restrictions.Les discothèques et autres lieux de divertissement nocturnes vont devoir garder portes closes et il faudra présenter un test négatif ou être vacciné pour participer à des évènements en plein air réunissant plus de 500 personnes dans cette région d'Espagne.Les Pays-Bas ont également replongé samedi matin dans les restrictions après une multiplication par sept des contaminations quotidiennes en une semaine (7.000 cas supplémentaires vendredi). Le Premier ministre Mark Rutte a notamment ordonné la fermeture des boîtes de nuit.Au moment où Catalans et Néerlandais doivent quitter les pistes de danse pour une durée indéterminée, les Français ont retrouvé vendredi les joies des soirées en discothèque pour la première fois depuis mars 2020, non sans quelques cafouillages.La nécessité de présenter un pass sanitaire a parfois bloqué des fêtards devant la porte. Soit parce qu'ils en étaient dépourvus, soit parce que des agents de sécurité refusaient les captures d'écran de tests négatifs, par peur de falsifications.Au Mistral, une boîte historique d'Aix-en-Provence (sud-est), l'entrée - sur réservation - a été fluide, tout le monde ayant eu son pass. "On retrouve le goût de la vie", a lâché Lucie, une cliente. "On est bien. Les filles sont belles, on danse, on est libres, enfin libres", s'est exclamé Gérard.Reste à savoir si cette réouverture va résister aux assauts du variant Delta, en passe d'être majoritaire en France - le président Emmanuel Macron doit faire une allocution lundi soir sur la situation sanitaire - comme quasiment partout ailleurs dans le monde.Ce variant apparu initialement en Inde est le plus contagieux répertorié depuis le début de la pandémie. Il provoque des flambées épidémiques en Asie et en Afrique et fait remonter le nombre des nouveaux cas en Europe et aux Etats-Unis.Strictes mesures à SéoulLa Russie a annoncé samedi un nouveau record de décès quotidiens (752) dus au coronavirus, le cinquième depuis le début du mois. Ce pays recense également 25.082 nouvelles contaminations.La Corée du Sud, longtemps érigée en modèle de gestion de la pandémie, a fait état de 1.378 cas supplémentaires, un record pour le troisième jour d'affilée, et sa capitale Séoul s'apprête à se voir imposer les mesures les plus draconiennes qu'elle ait connues depuis que cette crise sanitaire a éclaté.L'Argentine a quant à elle prolongé jusqu'au 6 août les restrictions en vigueur. Tandis qu'à compter de mercredi, Malte fermera ses frontières aux voyageurs non vaccinés. "Nous serons le premier pays en Europe à prendre cette mesure", a relevé son ministre de la Santé.En Algérie, le nouveau Premier ministre Aïmene Benabderrahmane s'est placé samedi à l'isolement pour sept jours après avoir été testé positif au Covid-19.Cette maladie a fait au moins 4.013.756 morts depuis qu'elle a été détectée fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi. Les Etats-Unis restent le pays le plus meurtri, 606.806 personnes y ayant péri pour un total de 33.812.977 cas recensés.Dans ce contexte, la perspective du rassemblement de 65.000 supporters de football dans le stade de Wembley à Londres dimanche soir pour la finale de l'Euro-2020 entre l'Angleterre et l'Italie a fait naître de vives inquiétudes.Et encore davantage les festivités de la "troisième mi-temps", hors des gradins, dans un pays où la quasi totalité des restrictions ont été levées mais que le variant Delta n'épargne pas, avec près de 30.000 nouveaux cas par jour au Royaume-Uni sur la semaine écoulée.