Si vous n'aimez pas Donald Trump, préparez-vous quand même à le subir pendant 4 années supplémentaires. Non pas que j'ai une boule de cristal, mais parce qu'autant en Europe, le président des Etats-Unis apparait comme une sorte d'accident de l'histoire, autant aux Etats-Unis, les citoyens américains ne voient pas les choses avec les mêmes lunettes que nous.

La preuve, cette semaine Donald Trump s'est exprimé devant un cercle d'affaires très huppé à New York. Il le fait chaque année et c'est l'occasion pour lui de faire passer des messages qui sont relayés par les médias.

Or, qu'a-t-il dit en substance ? Ben que sans lui, les Américains connaitraient un krash boursier. Et quand Trump dit ce genre de choses, il sait qu'il frappe immédiatement l'imagination et le portefeuille des Américains.

En effet, les Européens oublient souvent que la pension des Américains est placée en Bourse, vu que la pension légale est réduite à peau de chagrin.

Et donc quand la Bourse va bien, les futurs pensionnés sourient et quand elle va mal, ils dépriment.

Qu'a fait Donald Trump ? Il a d'abord critiqué le président de la banque centrale américaine. En gros, pour lui, ce président ne sert à rien, il est dangereux car il a mis trop de temps à baisser les taux d'intérêt pour dynamiser l'économie américaine.

Bref, heureusement que lui, le brave Donald Trump, l'a forcé à baisser les taux et c'est grâce à ça que la Bourse est à des sommets historiques aujourd'hui. C'est une manière indirecte de dire que les Etats-Unis sont gouvernés par des fonctionnaires incompétents et qu'heureusement, lui, le milliardaire indépendant, pense au peuple et fait ce qu'il faut faire pour son bien-être. Merci qui ? Merci Donald bien entendu !

Et puis, comme la ficelle n'est pas encore assez grosse, que dit Donald Trump ? Simple, si ce sont les Démocrates qui remportent les élections du 3 novembre 2020, les Américains doivent s'attendre à une victoire des "socialistes" et donc, c'est évidemment le krach boursier assuré car les mesures qu'ils veulent imposer ne sont pas appréciées par Wall Street.

Vu d'Europe, nous pourrions nous dire : "Mais c'est pas vrai, c'est un peu benêt comme raisonnement, qui va gober cette histoire ?".

Cette histoire, elle est gobée parce qu'elle est réelle. Depuis son élection à la Maison Blanche, l'indice S&P 500, qui est l'indice le plus représentatif de la Bourse new yorkaise, a grimpé de 36%. L'indice Dow Jones, qui est plus connu du grand public, a grimpé de 40%.

Et mieux encore, 52% des Américains s'estiment satisfaits de sa gestion de leur pays. Donc, quand je vous disais que le 3 novembre prochain Donald Trump avait de bonne chances de l'emporter, je ne fais que vous dévoiler ce que les Américains vivent et non pas ce que les Européens pensent.