L'opération reposerait sur la suppression de l'une des quatre tranches d'imposition, à savoir celle de 45%, atteinte rapidement selon l'ex-ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, puisqu'elle s'applique déjà aux revenus bruts de 2.300 euros par mois.

Pour augmenter le taux d'emploi, la N-VA veut mettre un terme définitif au RCC, chômage avec complément d'entreprise, ex-prépension. Elle entend également limiter dans le temps l'octroi des allocations de chômage et revoir la législation sociale afin de faciliter le changement d'emploi. Aux yeux des nationalistes, il faut par ailleurs refondre la négociation salariale et l'organiser non plus au niveau interprofessionnel mais au niveau de l'entreprise.

"Les syndicats locaux connaissent l'entreprise et savent si une augmentation salariale est possible ou pas", a souligné la députée Zuhal Demir.

L'indexation automatique des salaires serait supprimée et remplacée par une "compensation pour l'augmentation du coût de la vie" fondée sur une autre corbeille de biens et services.

Les nationalistes jugent la fiscalité sur les produits financiers trop lourde et souhaitent donc la réduire. "Le précompte mobilier à 30% était un compromis que nous avons dû conclure au sein du gouvernement. En comparaison avec les pays voisins, c'est clairement trop haut et cela a beaucoup d'effets collatéraux. Les investisseurs vont par exemple dévier vers des placements immobiliers, ce qui a un effet sur les prix de l'immobilier", a expliqué M. Van Overtveldt.

La N-VA mise par ailleurs sur une mise au travail plus massive des personnes d'origine étrangère, notamment en liant le parcours d'intégration à l'inscription obligatoire au VDAB (office régional de l'emploi).

"Dans notre pays, à peine une femme sur trois qui a une origine extra-européenne travaille. C'est beaucoup trop peu", a fait remarquer Mme Demir.

En matière budgétaire, les nationalistes n'ont pas perdu leur ambition d'aboutir à l'équilibre (l'un des objectifs non réalisés de cette législature). Fidèles à leur discours, ils estiment que l'effort doit se faire sur les dépenses. La dégressivité accrue et la limitation dans le temps des allocations de chômage permettront d'y parvenir. Dans les soins de santé, la croissance des dépenses serait limitée à 1,5% hors inflation.

"Le prochain accord de gouvernement doit afficher plus d'ambition et il faudra faire preuve de leadership", a souligné le candidat Premier ministre, Jan Jambon. "On ne peut plus s'arrêter aux deux tiers de la course".