L'idée ne semble pas encore avoir été reprise à leur compte par nos hommes politiques. C'est presque étonnant lorsqu'on connaît leur redoutable créativité dès qu'il s'agit d'imaginer de nouveaux impôts. Mais elle est défendue par un de nos plus célèbres et médiatiques virologues et a déjà été mise en application au Québec sous le nom de health tax. Il s'agit d'édicter un impôt à charge des personnes qui refusent de se faire vacciner contre le covid.

Cela peut ressembler à une autre mesure, tout aussi absurde mais parfois défendue de manière très populiste par certains, consistant à priver les non-vaccinés des avantages de la sécurité sociale s'ils viennent à être hospitalisés. En leur imposant une taxe, c'est à peu près comme si on les obligeait à payer une cotisation supplémentaire pour couvrir leurs frais médicaux, causés par une espèce d'aggravation du risque.

La mesure se présente aussi comme une façon quelque peu atténuée d'obliger à se faire vacciner. On voit ici les distinctions assez floues qui existent parfois entre l'impôt et l'amende. En principe, une amende sanctionne un certain comportement interdit, ce qui n'est pas le cas de l'impôt. Mais en l'espèce, la vaccination n'est à ce jour pas obligatoire, sauf pour quelques catégories professionnelles. Il n'est donc pas interdit de refuser le vaccin, de sorte qu'on ne peut imposer une amende pour ce fait. Mais en instaurant un impôt qui ne frapperait que les personnes ayant refusé de se faire vacciner, on n'est pas très loin de la notion de pénalisation d'un comportement décrié par beaucoup.

La résistance est forteface à l'idée de partis comme le PS, qui voudraient tout simplement rendre la vaccination obligatoire. Si c'était le cas, une amende serait appliquée pour ceux qui ne respecteraient pas cette obligation, et qui seraient démasqués. Tandis que lorsqu'il s'agit d'un impôt, on s'attend à ce que tout le monde réunissant les conditions de taxation (donc l'absence de vaccination) paie.

Cela dit, il serait à notre avis regrettable de prévoir une sanction, pénale ou fiscale déguisée, à charge des non-vaccinés. Il est bien entendu que ceux-ci commettent certainement une erreur, et que leur comportement n'est pas raisonnablement justifiable, hormis sans doute des cas particuliers sur le plan médical. Refuser la vaccination, c'est refuser la science et c'est s'exposer inutilement au danger d'une maladie. Il reste que chacun a le droit de commettre des erreurs et que lorsqu'il s'agit d'une atteinte portée à son propre corps, chacun doit rester libre de son choix, et même de mauvais choix.

Le fait qu'il ait déjà existé et qu'il existe encore des vaccinations obligatoires n'y change rien: l'existence d'un précédent en la matière ne justifie pas une nouvelle atteinte aux libertés individuelles. Ce n'est pas parce qu'on enfreint les droits de quelqu'un une fois qu'on a le droit de continuer à le faire à l'avenir. Il faut d'ailleurs remarquer que les non-vaccinés font déjà l'objet, pour des motifs parfois compréhensibles de santé publique, d'un grand nombre de mesures consistant en l'interdiction d'accès en certains lieux et qui sont déjà dissuasives, rendant leur choix encore plus incompréhensible.

Dans ce contexte, ajouter encore une taxe commencerait à ressembler, à leur égard, à une véritable chasse aux sorcières. En tout cas, l'idée montre décidément que, pour certains, il n'y a aucune limite à l'oppression des individus sous la forme fiscale. C'est peut-être cela le plus inquiétant.

L'idée ne semble pas encore avoir été reprise à leur compte par nos hommes politiques. C'est presque étonnant lorsqu'on connaît leur redoutable créativité dès qu'il s'agit d'imaginer de nouveaux impôts. Mais elle est défendue par un de nos plus célèbres et médiatiques virologues et a déjà été mise en application au Québec sous le nom de health tax. Il s'agit d'édicter un impôt à charge des personnes qui refusent de se faire vacciner contre le covid. Cela peut ressembler à une autre mesure, tout aussi absurde mais parfois défendue de manière très populiste par certains, consistant à priver les non-vaccinés des avantages de la sécurité sociale s'ils viennent à être hospitalisés. En leur imposant une taxe, c'est à peu près comme si on les obligeait à payer une cotisation supplémentaire pour couvrir leurs frais médicaux, causés par une espèce d'aggravation du risque. La mesure se présente aussi comme une façon quelque peu atténuée d'obliger à se faire vacciner. On voit ici les distinctions assez floues qui existent parfois entre l'impôt et l'amende. En principe, une amende sanctionne un certain comportement interdit, ce qui n'est pas le cas de l'impôt. Mais en l'espèce, la vaccination n'est à ce jour pas obligatoire, sauf pour quelques catégories professionnelles. Il n'est donc pas interdit de refuser le vaccin, de sorte qu'on ne peut imposer une amende pour ce fait. Mais en instaurant un impôt qui ne frapperait que les personnes ayant refusé de se faire vacciner, on n'est pas très loin de la notion de pénalisation d'un comportement décrié par beaucoup. La résistance est forteface à l'idée de partis comme le PS, qui voudraient tout simplement rendre la vaccination obligatoire. Si c'était le cas, une amende serait appliquée pour ceux qui ne respecteraient pas cette obligation, et qui seraient démasqués. Tandis que lorsqu'il s'agit d'un impôt, on s'attend à ce que tout le monde réunissant les conditions de taxation (donc l'absence de vaccination) paie. Cela dit, il serait à notre avis regrettable de prévoir une sanction, pénale ou fiscale déguisée, à charge des non-vaccinés. Il est bien entendu que ceux-ci commettent certainement une erreur, et que leur comportement n'est pas raisonnablement justifiable, hormis sans doute des cas particuliers sur le plan médical. Refuser la vaccination, c'est refuser la science et c'est s'exposer inutilement au danger d'une maladie. Il reste que chacun a le droit de commettre des erreurs et que lorsqu'il s'agit d'une atteinte portée à son propre corps, chacun doit rester libre de son choix, et même de mauvais choix. Le fait qu'il ait déjà existé et qu'il existe encore des vaccinations obligatoires n'y change rien: l'existence d'un précédent en la matière ne justifie pas une nouvelle atteinte aux libertés individuelles. Ce n'est pas parce qu'on enfreint les droits de quelqu'un une fois qu'on a le droit de continuer à le faire à l'avenir. Il faut d'ailleurs remarquer que les non-vaccinés font déjà l'objet, pour des motifs parfois compréhensibles de santé publique, d'un grand nombre de mesures consistant en l'interdiction d'accès en certains lieux et qui sont déjà dissuasives, rendant leur choix encore plus incompréhensible. Dans ce contexte, ajouter encore une taxe commencerait à ressembler, à leur égard, à une véritable chasse aux sorcières. En tout cas, l'idée montre décidément que, pour certains, il n'y a aucune limite à l'oppression des individus sous la forme fiscale. C'est peut-être cela le plus inquiétant.