Le MR a créé la surprise. Les spéculations sur la succession de Mme Wilmès restaient jusqu'à présent dans le sérail politique libéral. La nouvelle venue est bien connue du public francophone puisqu'elle a longtemps présenté le journal télévisé de la RTBF et a effectué plusieurs reportages à l'étranger. Depuis un an, elle travaillait à défendre la candidature de Bruxelles comme capitale culturelle européenne en 2030.

Le président du parti et la nouvelle ministre ne se sont pas étendus sur les contacts qu'ils ont eus avant que l'intéressée n'accepte la proposition. M. Bouchez voulait transformer la "difficulté" posée par le départ de Mme Wilmès en "opportunité". "Hadja Lahbib était mon premier choix et mon unique choix. C'est venu assez simplement, par les qualités qu'on lui connaît", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse. "On pouvait faire des choix plus conservateurs, plus faciles mais, si l'on veut rapprocher les gens de la politique, il faut aussi pouvoir montrer que la politique n'est pas un milieu fermé, où ce sont toujours les mêmes".

Née en 1970 à Boussu, commune du club des Francs Borains dont M. Bouchez est président, Mme Lahbib est d'origine algérienne et vit aujourd'hui à Bruxelles dans la commune de Schaerbeek. "Elle incarne parfaitement un parcours méritocratique: d'une petite maison de Boussu vers la présentation du JT, par la force du travail et de l'engagement, de Boussu à la rue des Petits Carmes (siège du SPF Affaires étrangères), il y a un très long chemin, et ce chemin est exemplaire", a ajouté M. Bouchez.

Si elle est novice en politique, la nouvelle ministre connaît bien les dossiers internationaux par son métier de journaliste, selon le président libéral. "Elle n'a peut-être pas d'expérience politique mais elle a une meilleure connaissance que certains de ses prédécesseurs quand ils sont arrivés à ce poste".

"J'aurai l'honneur d'être le visage de la Belgique à l'étranger", a déclaré Mme Lahbib qui a assuré être la première surprise quand elle a été contactée. "Il y a des coups de fil qui vous font entrer dans une autre dimension, j'étais un peu sous le choc. Il s'en est suivi une longue conversation, sans tabou".

Cette désignation intervient à un moment où l'Histoire européenne est bouleversée. "Quelqu'un a écrit que l'Histoire était de retour, peut-être conviendrait-il de dire que l'Histoire frappe à nos portes, et chacun y répond à sa manière", a-t-elle souligné. La nouvelle ministre n'a pas encore voulu se prononcer sur les dossiers en cours mais a tout de même fait référence à la guerre en Ukraine. Elle devrait d'ailleurs réserver son premier déplacement, si les circonstances le permettent, à Kiev où la Belgique vient de rouvrir son ambassade.

Mme Lahbib a rendu hommage à sa prédécesseure avec qui elle s'est longuement entretenue. "Mes conversations avec elle m'ont aidé à prendre ma décision", a-t-elle expliqué en insistant sur le lien de "sororité" qui s'était créé entre les deux femmes.

La nouvelle ministre n'était pas connue comme étant proche du MR. Elle ne s'est pas prononcée sur son engagement au sein du parti. "Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis fondamentalement libre", a-t-elle dit avant d'ajouter qu'elle restait "capitaine de son âme".

Le MR a créé la surprise. Les spéculations sur la succession de Mme Wilmès restaient jusqu'à présent dans le sérail politique libéral. La nouvelle venue est bien connue du public francophone puisqu'elle a longtemps présenté le journal télévisé de la RTBF et a effectué plusieurs reportages à l'étranger. Depuis un an, elle travaillait à défendre la candidature de Bruxelles comme capitale culturelle européenne en 2030. Le président du parti et la nouvelle ministre ne se sont pas étendus sur les contacts qu'ils ont eus avant que l'intéressée n'accepte la proposition. M. Bouchez voulait transformer la "difficulté" posée par le départ de Mme Wilmès en "opportunité". "Hadja Lahbib était mon premier choix et mon unique choix. C'est venu assez simplement, par les qualités qu'on lui connaît", a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse. "On pouvait faire des choix plus conservateurs, plus faciles mais, si l'on veut rapprocher les gens de la politique, il faut aussi pouvoir montrer que la politique n'est pas un milieu fermé, où ce sont toujours les mêmes". Née en 1970 à Boussu, commune du club des Francs Borains dont M. Bouchez est président, Mme Lahbib est d'origine algérienne et vit aujourd'hui à Bruxelles dans la commune de Schaerbeek. "Elle incarne parfaitement un parcours méritocratique: d'une petite maison de Boussu vers la présentation du JT, par la force du travail et de l'engagement, de Boussu à la rue des Petits Carmes (siège du SPF Affaires étrangères), il y a un très long chemin, et ce chemin est exemplaire", a ajouté M. Bouchez. Si elle est novice en politique, la nouvelle ministre connaît bien les dossiers internationaux par son métier de journaliste, selon le président libéral. "Elle n'a peut-être pas d'expérience politique mais elle a une meilleure connaissance que certains de ses prédécesseurs quand ils sont arrivés à ce poste". "J'aurai l'honneur d'être le visage de la Belgique à l'étranger", a déclaré Mme Lahbib qui a assuré être la première surprise quand elle a été contactée. "Il y a des coups de fil qui vous font entrer dans une autre dimension, j'étais un peu sous le choc. Il s'en est suivi une longue conversation, sans tabou". Cette désignation intervient à un moment où l'Histoire européenne est bouleversée. "Quelqu'un a écrit que l'Histoire était de retour, peut-être conviendrait-il de dire que l'Histoire frappe à nos portes, et chacun y répond à sa manière", a-t-elle souligné. La nouvelle ministre n'a pas encore voulu se prononcer sur les dossiers en cours mais a tout de même fait référence à la guerre en Ukraine. Elle devrait d'ailleurs réserver son premier déplacement, si les circonstances le permettent, à Kiev où la Belgique vient de rouvrir son ambassade. Mme Lahbib a rendu hommage à sa prédécesseure avec qui elle s'est longuement entretenue. "Mes conversations avec elle m'ont aidé à prendre ma décision", a-t-elle expliqué en insistant sur le lien de "sororité" qui s'était créé entre les deux femmes.La nouvelle ministre n'était pas connue comme étant proche du MR. Elle ne s'est pas prononcée sur son engagement au sein du parti. "Je ne suis ni de gauche, ni de droite, je suis fondamentalement libre", a-t-elle dit avant d'ajouter qu'elle restait "capitaine de son âme".