Cette réunion qui doit réunir les ministres des 164 membres de l'Organisation mondiale du commerce, dont la Russie et l'Ukraine, a été reportée à plusieurs reprises en raison de la pandémie. "La guerre a introduit des tensions et rendu le travail un peu plus difficile" à l'Organisation mondiale du commerce, a déclaré Mme Ngozi Okonjo-Iweala, à l'occasion de la présentation des prévisions annuelles du commerce. "C'est un environnement très incertain" et "cela a un impact sur notre façon de travailler", a-t-elle souligné, en expliquant que les réunions avec l'ensemble des membres de l'OMC étaient devenues difficiles, un obstacle important pour une organisation qui fonctionne par consensus.

L'OMC a donc décidé de mener les négociations de façon bilatérale et par petits groupes, "afin de respecter les sensibilités" de ses pays membres, alors que Moscou est boycotté par de nombreuses capitales. Malgré cela, Mme Okonjo-Iweala s'est montrée prudente quant à la possibilité de conclure des accords lors de la ministérielle de la mi-juin, notamment sur les subventions à la surpêche et la pêche illicite et la réponse de l'OMC à la pandémie de Covid-19, avec la question centrale de la levée des brevets des vaccins.

La réunion ministérielle doit aussi être l'occasion pour les États de discuter de la réforme de l'OMC.

L'OMC est en effet toujours en crise institutionnelle avec un tribunal d'appel qui ne fonctionne plus depuis que les États-Unis l'ont neutralisé fin 2019 en bloquant la nomination de nouveaux juges, réclamant la refonte de cette instance.

Certains, dont les États-Unis et l'Union européenne, réclament de façon plus générale une réforme de l'OMC, où certaines grandes puissances économiques, comme la Chine, peuvent encore bénéficier du statut de pays en développement.

Cette réunion qui doit réunir les ministres des 164 membres de l'Organisation mondiale du commerce, dont la Russie et l'Ukraine, a été reportée à plusieurs reprises en raison de la pandémie. "La guerre a introduit des tensions et rendu le travail un peu plus difficile" à l'Organisation mondiale du commerce, a déclaré Mme Ngozi Okonjo-Iweala, à l'occasion de la présentation des prévisions annuelles du commerce. "C'est un environnement très incertain" et "cela a un impact sur notre façon de travailler", a-t-elle souligné, en expliquant que les réunions avec l'ensemble des membres de l'OMC étaient devenues difficiles, un obstacle important pour une organisation qui fonctionne par consensus.L'OMC a donc décidé de mener les négociations de façon bilatérale et par petits groupes, "afin de respecter les sensibilités" de ses pays membres, alors que Moscou est boycotté par de nombreuses capitales. Malgré cela, Mme Okonjo-Iweala s'est montrée prudente quant à la possibilité de conclure des accords lors de la ministérielle de la mi-juin, notamment sur les subventions à la surpêche et la pêche illicite et la réponse de l'OMC à la pandémie de Covid-19, avec la question centrale de la levée des brevets des vaccins.La réunion ministérielle doit aussi être l'occasion pour les États de discuter de la réforme de l'OMC.L'OMC est en effet toujours en crise institutionnelle avec un tribunal d'appel qui ne fonctionne plus depuis que les États-Unis l'ont neutralisé fin 2019 en bloquant la nomination de nouveaux juges, réclamant la refonte de cette instance.Certains, dont les États-Unis et l'Union européenne, réclament de façon plus générale une réforme de l'OMC, où certaines grandes puissances économiques, comme la Chine, peuvent encore bénéficier du statut de pays en développement.