James Bullard, président de la Fed de Saint Louis (Missouri) a été un des premiers membres du Comité à prôner une baisse des taux vu la modération de l'inflation et les tensions commerciales.

Mais il estime que la Fed ne peut pas "de façon réaliste faire évoluer sa politique monétaire du tac-au-tac après chaque menace d'un côté ou de l'autre".

Après la baisse d'un quart de point pourcentage des taux au jour le jour intervenue le 31 juillet, la première en 11 ans, les marchés financiers misent encore sur au moins deux baisses de taux d'ici la fin de l'année, alors que la guerre commerciale s'est envenimée avec la baisse de la monnaie chinoise et les accusations américaines de manipulation du yuan.

"Des menaces viendront des deux bords, certaines seront suivies d'effets, d'autres pas. Nous avons déjà pris en compte une grande part d'incertitude", a-t-il déclaré ajoutant qu'avant de décider une nouvelle réduction de taux, il voulait "prendre la mesure de l'évolution de l'économie".

Interrogé sur l'indépendance de la Banque centrale qui fait l'objet d'une pression constante de la part de Donald Trump pour baisser les taux, M. Bullard a assuré que la Fed "rendait ses décisions comme elle l'avait toujours fait".