"Beaucoup a déjà été fait" par l'Union européenne pour répondre économiquement à la crise, a affirmé M. Michel dans l'émission "Les quatre vérités" (France 2). Il a notamment rappelé la suspension des règles de discipline budgétaire et des règles sur les aides d'État afin de permettre aux États d'investir lourdement, ou encore le soutien aux programmes nationaux de chômage temporaire. Ces mesures doivent aider les États à résister à la crise.

"Mais ce n'est pas suffisant, il faudra des décisions plus fortes encore" pour la relance par l'investissement, qui doit avoir l'ampleur d'un "Plan Marshall", a répété l'ex-Premier ministre belge.

Il dit constater ces derniers jours "une prise de conscience" dans les États membres.

La question porte non seulement sur la capacité d'investissement, mais aussi la manière de garantir que les États membres disposent d'une capacité suffisante de flux financiers. C'est sur cette garantie que se pose la question de la solidarité, alors que les pays les plus vertueux sur le plan budgétaire - Pays-Bas en tête - ont refusé ces dernières semaines de partager avec des pays jugés plus laxistes le risque financier lié à la création d'obligations européennes, réclamées notamment par l'Italie, et qui mutualiseraient de la dette.

Pour Charles Michel, la "coopération et la coordination" européennes relèvent d'un intérêt objectif de tous pour deux raisons. "Les États qui sont un peu plus forts que d'autres sont très dépendants de la force du marché intérieur, ils n'ont pas intérêt à ce que d'autres États qui sont plus fragiles économiquement (faiblissent). L'interconnexion entre les entreprises fortes dans différents États membres (nécessite) que les 27 États membres se portent bien sur les plans économique et financier, parce que nos économies européennes sont très ouvertes les unes sur les autres", a plaidé M. Michel.

"Et puis il y a un autre enjeu: le monde autour de l'Europe ne va pas nous attendre, les Etats-Unis, le Japon, la Chine vont aussi avoir des ambitions de relance économique, ils vont probablement injecter dans leurs économies ces prochains mois et années des montants très substantiels. Il ne faudrait pas que l'Europe soit victime deux fois", a mis en garde Charles Michel.

Jeudi, les chefs d'État et de gouvernement devraient approuver, lors d'un nouveau sommet en vidéoconférence, le plan à plus de 500 milliards d'euros sur lequel se sont accordés les ministres des Finances des 27 il y a dix jours: prêts aux États via le Mécanisme européen de stabilité (MES), fonds de garantie pour les entreprises via la Banque européenne d'investissement (BEI) et programme de la Commission européenne pour soutenir les plans nationaux de chômage temporaire).

Ils ont aussi inscrit la nécessité d'un "fonds de relance" dont "les aspects juridiques et pratiques", notamment le "financement", devront encore être définis. La France défend un fonds de "500 milliards d'euros environ", destiné "aux dépenses d'avenir", "limité dans le temps" mais capable d'émettre de la dette commune.

Le directeur du MES, l'Allemand Klaus Regling, évoque lui aussi ce chiffre dans un entretien au Corriere della Sera, "mais il se pourrait que ce soit davantage". Enfin, il ne nie pas la nécessité de discuter de "nouveaux instruments", tout en recourant aux instruments existants comme le budget pluriannuel de l'Union européenne.

"Beaucoup a déjà été fait" par l'Union européenne pour répondre économiquement à la crise, a affirmé M. Michel dans l'émission "Les quatre vérités" (France 2). Il a notamment rappelé la suspension des règles de discipline budgétaire et des règles sur les aides d'État afin de permettre aux États d'investir lourdement, ou encore le soutien aux programmes nationaux de chômage temporaire. Ces mesures doivent aider les États à résister à la crise. "Mais ce n'est pas suffisant, il faudra des décisions plus fortes encore" pour la relance par l'investissement, qui doit avoir l'ampleur d'un "Plan Marshall", a répété l'ex-Premier ministre belge. Il dit constater ces derniers jours "une prise de conscience" dans les États membres. La question porte non seulement sur la capacité d'investissement, mais aussi la manière de garantir que les États membres disposent d'une capacité suffisante de flux financiers. C'est sur cette garantie que se pose la question de la solidarité, alors que les pays les plus vertueux sur le plan budgétaire - Pays-Bas en tête - ont refusé ces dernières semaines de partager avec des pays jugés plus laxistes le risque financier lié à la création d'obligations européennes, réclamées notamment par l'Italie, et qui mutualiseraient de la dette. Pour Charles Michel, la "coopération et la coordination" européennes relèvent d'un intérêt objectif de tous pour deux raisons. "Les États qui sont un peu plus forts que d'autres sont très dépendants de la force du marché intérieur, ils n'ont pas intérêt à ce que d'autres États qui sont plus fragiles économiquement (faiblissent). L'interconnexion entre les entreprises fortes dans différents États membres (nécessite) que les 27 États membres se portent bien sur les plans économique et financier, parce que nos économies européennes sont très ouvertes les unes sur les autres", a plaidé M. Michel. "Et puis il y a un autre enjeu: le monde autour de l'Europe ne va pas nous attendre, les Etats-Unis, le Japon, la Chine vont aussi avoir des ambitions de relance économique, ils vont probablement injecter dans leurs économies ces prochains mois et années des montants très substantiels. Il ne faudrait pas que l'Europe soit victime deux fois", a mis en garde Charles Michel. Jeudi, les chefs d'État et de gouvernement devraient approuver, lors d'un nouveau sommet en vidéoconférence, le plan à plus de 500 milliards d'euros sur lequel se sont accordés les ministres des Finances des 27 il y a dix jours: prêts aux États via le Mécanisme européen de stabilité (MES), fonds de garantie pour les entreprises via la Banque européenne d'investissement (BEI) et programme de la Commission européenne pour soutenir les plans nationaux de chômage temporaire). Ils ont aussi inscrit la nécessité d'un "fonds de relance" dont "les aspects juridiques et pratiques", notamment le "financement", devront encore être définis. La France défend un fonds de "500 milliards d'euros environ", destiné "aux dépenses d'avenir", "limité dans le temps" mais capable d'émettre de la dette commune. Le directeur du MES, l'Allemand Klaus Regling, évoque lui aussi ce chiffre dans un entretien au Corriere della Sera, "mais il se pourrait que ce soit davantage". Enfin, il ne nie pas la nécessité de discuter de "nouveaux instruments", tout en recourant aux instruments existants comme le budget pluriannuel de l'Union européenne.