La croissance du PIB belge est attendue à 1,4% par an en moyenne sur la période 2018-2020 et à 1,3% par an seulement en moyenne au cours de la période 2021-2024.

En Flandre, la croissance du PIB serait de 1,6% par an durant la période 2018-2020 et de 1,4% par an sur l'intervalle de temps 2021-2024, c'est davantage que le rythme de 1,2% par an prévu en Wallonie jusqu'en 2024.

Parallèlement à une conjoncture en phase de ralentissement, la croissance de l'emploi intérieur dans les trois Régions "s'essoufflerait graduellement durant la période de projection, surtout entre 2019 et 2022", selon le Bureau du Plan. Plus précisément, en moyenne sur la période 2018-2024, l'emploi augmenterait de 0,4% par an à Bruxelles, un rythme sensiblement inférieur à ceux attendus en Wallonie (0,7%) et en Flandre (0,9%). Ces taux correspondent à une création nette de 3.000 emplois en moyenne par an en Région bruxelloise (21.000 emplois cumulés sur la période), 26.000 en Flandre (182.000 emplois cumulés) et 9.000 en Wallonie (64.000 emplois cumulés).

Les taux de chômage devraient continuer à refluer partout dans le pays. Le taux passerait ainsi de 16,5% en 2018 à 12,9% en 2024 à Bruxelles, de 13,2% à 10,7% en Wallonie et de 6,5% à 4,7% en Flandre. "Ces taux sont inédits dans l'ensemble des régions depuis les années 1980. La baisse importante et rapide des taux de chômage pourrait s'accompagner de risques, et notamment celui d'une pénurie (accrue) de main-d'oeuvre dans certains segments du marché du travail", avertit toutefois le Bureau du Plan.

Enfin, à politique inchangée, les budgets de la Communauté française, de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-Capitale seraient déficitaires sur la période 2019-2024. En surplus en 2019, la Communauté flamande et la Commission communautaire commune seraient en déficit à partir de 2020.