Lorsque cette question a été posée en ces termes aux Etats-Unis par Donald Trump, la plupart des voix en Europe se sont élevées pour dire à quel point elles ont été choquées de voir un homme politique mettre sur le même pied santé et économie. Mais aujourd'hui, le vent semble tourner... Y compris en Belgique.

D'abord, il y a cette attaque publique d'un collectif de scientifiques belges qui, via une carte blanche dans les médias, dénonce la gestion de la crise du covid-19. En gros, ils estiment que le confinement a entrainé une surmortalité dans les autres pathologies, que les 50 milliards d'euros, qui se sont évaporés avec cette crise pour sauver si peu de vie, auraient pu être mieux utilisés. Et à côté de cette attaque publique, plusieurs entrepreneurs flamands assignent, au même moment, en justice, le célèbre virologue Marc Van Ranst. Ils l'accusent d'alarmer inutilement la population en jouant sur la corde de la peur. Bref, en Belgique, c'est fait maintenant : la parole se libère et certains experts se mettent à contester ouvertement les décisions de nos politiques et des autres experts.

Bien entendu, ce genre de critique ne fait absolument pas plaisir aux experts concernés. L'un d'eux, l'économiste de renom Mathias Dewatripont, a déclaré à l'Echo qu'il refuse d'être qualifié de "drama queen" ; pour lui, c'est du populisme. Cet économiste rappelle que les pays, qui ont fait appel aux experts, s'en sont mieux sortis que les autres. Il n'y a qu'à comparer l'Allemagne de Merkel avec les Etats-Unis de Trump. Pour Mathias Dewatripont, l'opinion publique ressemble en réalité un peu à la Bourse avec des fluctuations parfois extrêmes. En ce qui le concerne, il estime que le meilleur plan de relance économique, c'est d'éviter une seconde vague du virus qui statistiquement est toujours plus violente que la première.

Donc, à la question "Le remède peut-il finir par être plus dangereux que le mal ?", j'ai bien peur que personne ne puisse nous donner aujourd'hui une réponse claire, nette et définitive. Ah si, il y au moins une chose de certain en cette rentrée pleine d'incertitudes : le fameux catalogue IKEA ne sera pas distribué cette année dans nos boites aux lettres, il ne sera disponible qu'en magasin et sur le Net. Et c'est une première depuis 1961... Mais que fait donc la police ?

Lorsque cette question a été posée en ces termes aux Etats-Unis par Donald Trump, la plupart des voix en Europe se sont élevées pour dire à quel point elles ont été choquées de voir un homme politique mettre sur le même pied santé et économie. Mais aujourd'hui, le vent semble tourner... Y compris en Belgique.D'abord, il y a cette attaque publique d'un collectif de scientifiques belges qui, via une carte blanche dans les médias, dénonce la gestion de la crise du covid-19. En gros, ils estiment que le confinement a entrainé une surmortalité dans les autres pathologies, que les 50 milliards d'euros, qui se sont évaporés avec cette crise pour sauver si peu de vie, auraient pu être mieux utilisés. Et à côté de cette attaque publique, plusieurs entrepreneurs flamands assignent, au même moment, en justice, le célèbre virologue Marc Van Ranst. Ils l'accusent d'alarmer inutilement la population en jouant sur la corde de la peur. Bref, en Belgique, c'est fait maintenant : la parole se libère et certains experts se mettent à contester ouvertement les décisions de nos politiques et des autres experts.Bien entendu, ce genre de critique ne fait absolument pas plaisir aux experts concernés. L'un d'eux, l'économiste de renom Mathias Dewatripont, a déclaré à l'Echo qu'il refuse d'être qualifié de "drama queen" ; pour lui, c'est du populisme. Cet économiste rappelle que les pays, qui ont fait appel aux experts, s'en sont mieux sortis que les autres. Il n'y a qu'à comparer l'Allemagne de Merkel avec les Etats-Unis de Trump. Pour Mathias Dewatripont, l'opinion publique ressemble en réalité un peu à la Bourse avec des fluctuations parfois extrêmes. En ce qui le concerne, il estime que le meilleur plan de relance économique, c'est d'éviter une seconde vague du virus qui statistiquement est toujours plus violente que la première.Donc, à la question "Le remède peut-il finir par être plus dangereux que le mal ?", j'ai bien peur que personne ne puisse nous donner aujourd'hui une réponse claire, nette et définitive. Ah si, il y au moins une chose de certain en cette rentrée pleine d'incertitudes : le fameux catalogue IKEA ne sera pas distribué cette année dans nos boites aux lettres, il ne sera disponible qu'en magasin et sur le Net. Et c'est une première depuis 1961... Mais que fait donc la police ?