À 76 points, l'indicateur se trouve désormais largement en dessous du niveau neutre de 100 points. C'est son niveau le plus bas depuis décembre 2011.

La crainte d'une récession économique a clairement augmenté. En août, les investisseurs belges n'étaient plus que 12% à s'attendre à une reprise de la conjoncture dans les prochains mois, alors que plus de 48% tablent sur un ralentissement. Un pourcentage qui n'avait plus été aussi élevé depuis novembre 2012.

Environ deux tiers des investisseurs déclarent par ailleurs suivre avec intérêt les négociations sur le Brexit, dont 51% sont convaincus que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne sans accord avant la fin de l'année.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que l'enthousiasme des investisseurs concernant les perspectives boursières soit en berne, analyse ING. Seuls 15% d'entre eux voient encore la bourse progresser dans les prochains mois, contre 52% à craindre une chute des cours.

D'après le baromètre, l'engouement des Belges pour l'immobilier, fort lié aux prévisions concernant les taux d'intérêts, n'est pas près de faiblir. Plus de quatre investisseurs sur cinq (83%) estiment ainsi que les taux vont rester bas pendant encore au moins trois ans. Et 37 % pensent même que cette situation durera encore plus de cinq ans. Or, pour 46% des sondés, l'immobilier est de loin la meilleure forme d'investissement durant les longues périodes de taux bas.