La Commission souhaite notamment examiner si Facebook et les entreprises associées à la "Libra Association" peuvent exclure illégalement des concurrents. La gardienne des traités européens veut également analyser comment des services existants comme Messenger et WhatsApp s'articuleront par rapport au portefeuille numérique "Calibra".

Si Facebook développe la Libra, sa gestion est confiée à la "Libra Association" basée à Genève. Plus de 20 entreprises sont déjà devenues membres de la "Libra Association", parmi lesquelles Visa, Mastercard, Paypal, Spotify et Uber. D'ici le lancement de la Libra, Facebook espère que l'alliance comptera plus de 100 membres.

Ni la Commission européenne ni Facebook n'ont souhaité faire de commentaires. Le réseau social a déjà promis qu'il respecterait toutes les exigences des régulateurs avant que de lancer la cryptomonnaie sur le marché. Facebook a déjà fait l'objet d'enquêtes de la Commission européenne qui l'a déjà mis à l'amende (110 millions d'euros), en 2017, en lien avec le rachat de WhatsApp en 2014.