Marc Leemans a une nouvelle fois critiqué la loi sur la norme salariale qui prévoit d'augmenter cette année encore les salaires de 0,4% au-dessus de l'index. Renforcer cette norme ne ferait que rapprocher la marge salariale pour ces deux prochaines années du 0,0. "Et avec la CSC, cela ne passera pas", affirme le président. Les travailleurs ne semblent devoir compter que sur l'indexation automatique, mais le patronat souhaiterait également l'éliminer, ajoute M. Leemans. "Il veut donc négocier une réduction des salaires !"

"Nous avons préparé ensemble un gâteau mais qui aujourd'hui n'est pas réparti équitablement", selon le responsable. "Et pourtant, il y a de l'argent pour des salaires plus élevés. De nombreuses entreprises s'en sont très bien sorties pendant la crise du coronavirus et plusieurs d'entre elles ont su se montrer très généreuses avec leurs actionnaires. Les hausses de prix ont en outre permis à certaines, principalement des sociétés actives dans l'énergie, d'engranger des bénéfices démesurés."

"La vérité, c'est que la répartition des richesses est de plus de plus inégale. Avec d'un côté la précarité et l'exclusion des simples gens. Avec une classe moyenne dont la couche la plus basse continue à s'enfoncer un peu plus. Et de l'autre côté, une élite concentre une partie toujours plus importante des revenus", analyse M. Leemans.

Il plaide pour une meilleure répartition, notamment par le biais de la sécurité sociale et par une réforme fiscale. Il rappelle le plaidoyer de la CSC pour un impôt sur la fortune et réclame un impôt sur les revenus équitable. "Comment se fait-il que l'euro qu'on gagne en une nano-seconde à la suite d'une manoeuvre spéculative est moins taxé que l'euro que l'on a gagné à la sueur de son front ?"

Rerum Novarum fait référence à l'encyclique du même nom, publiée en 1891 par le pape Léon XIII. Le document aborde pour la première fois la question ouvrière et est considéré comme la base de la doctrine sociale de l'Église, rappelle le syndicat chrétien.

Marc Leemans a une nouvelle fois critiqué la loi sur la norme salariale qui prévoit d'augmenter cette année encore les salaires de 0,4% au-dessus de l'index. Renforcer cette norme ne ferait que rapprocher la marge salariale pour ces deux prochaines années du 0,0. "Et avec la CSC, cela ne passera pas", affirme le président. Les travailleurs ne semblent devoir compter que sur l'indexation automatique, mais le patronat souhaiterait également l'éliminer, ajoute M. Leemans. "Il veut donc négocier une réduction des salaires !""Nous avons préparé ensemble un gâteau mais qui aujourd'hui n'est pas réparti équitablement", selon le responsable. "Et pourtant, il y a de l'argent pour des salaires plus élevés. De nombreuses entreprises s'en sont très bien sorties pendant la crise du coronavirus et plusieurs d'entre elles ont su se montrer très généreuses avec leurs actionnaires. Les hausses de prix ont en outre permis à certaines, principalement des sociétés actives dans l'énergie, d'engranger des bénéfices démesurés." "La vérité, c'est que la répartition des richesses est de plus de plus inégale. Avec d'un côté la précarité et l'exclusion des simples gens. Avec une classe moyenne dont la couche la plus basse continue à s'enfoncer un peu plus. Et de l'autre côté, une élite concentre une partie toujours plus importante des revenus", analyse M. Leemans.Il plaide pour une meilleure répartition, notamment par le biais de la sécurité sociale et par une réforme fiscale. Il rappelle le plaidoyer de la CSC pour un impôt sur la fortune et réclame un impôt sur les revenus équitable. "Comment se fait-il que l'euro qu'on gagne en une nano-seconde à la suite d'une manoeuvre spéculative est moins taxé que l'euro que l'on a gagné à la sueur de son front ?" Rerum Novarum fait référence à l'encyclique du même nom, publiée en 1891 par le pape Léon XIII. Le document aborde pour la première fois la question ouvrière et est considéré comme la base de la doctrine sociale de l'Église, rappelle le syndicat chrétien.