La progression mortelle du virus Corona est en train de nous rappeler quelques vérités oubliées. La première, c'est que les épidémies n'appartiennent pas encore au passé. Au contraire avec le trafic aérien, ces épidémies voyagent encore plus vite à travers le monde : déjà 170 morts en Chine et plusieurs cas signalés ailleurs dans le monde. Il faut remarquer que c'est aussi le nouvel an chinois et, durant cette période, les Chinois visitent leurs familles et voyagent donc beaucoup plus au sein de leur pays. Ce n'est évidemment pas l'idéal pour freiner la propagation de l'épidémie...

Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer ! Je rappelle que la Chine a mis en quarantaine plus de 50 millions d'habitants et les experts reconnaissent aujourd'hui que face à une épidémie de la sorte, c'est un avantage d'avoir un gouvernement autoritaire, pour ne pas dire dictatorial, en Chine. Imagine-t-on un pays occidental mettre en quarantaine une ville de 10 millions d'habitants par exemple ? Non, cela serait impossible, les habitants ne l'accepteraient pas ! C'est pourtant ce qu'a fait le gouvernement chinois et la population l'a accepté car elle est habituée à obéir aux ordres des autorités locales.

L'autre remarque, c'est que cette épidémie démontre que le monde est interconnecté : aucun pays seul ne peut lutter contre le Corona virus. Comme le faisait remarquer un militaire américain auprès de mes confrères de l'agence Bloomberg, nous avons l'OTAN qui est une alliance militaire au sens strict, mais il faudrait une sorte d'OTAN pour lutter contre les épidémies et qui hélas n'existe pas. On l'a vu à Haïti, l'armée peut être d'une grande utilité pour lutter contre la propagation des pandémies.

Ainsi qu'on le veuille ou pas, nous sommes tous liés entre nous. La Bourse le sait mieux que quiconque. D'ailleurs les actions technologiques sont en train de trembler... Pourquoi ? mais parce que le gouvernement chinois a mis en quarantaine la ville de Wuhan, une ville aussi grande que Paris, et que cette ville chinoise abrite un tiers de la production chinoise totale d'écrans OLED. Wuhan abrite aussi le plus grand concepteur et fabricant de puces mémoires de Chine. Je rappelle que ces puces sont utilisées dans les clés USB, les smartphones ou les appareils photos. Si d'autres provinces chinoises devaient aussi être mises sous quarantaine, les entreprises technologiques occidentales risquent de boire la tasse en Bourse car cette épidémie va poser un immense problème logistique pour des firmes comme Apple par exemple.

L'épidémie Corona rappelle que la Chine reste l'atelier du monde. Et quand l'atelier du monde est en grève forcée, le reste du monde se retrouve paralysé. La mondialisation, c'est cela : mère nature nous rappelle en quelque sorte notre interdépendance. C'est hélas la seule leçon positive de cette épidémie.

La progression mortelle du virus Corona est en train de nous rappeler quelques vérités oubliées. La première, c'est que les épidémies n'appartiennent pas encore au passé. Au contraire avec le trafic aérien, ces épidémies voyagent encore plus vite à travers le monde : déjà 170 morts en Chine et plusieurs cas signalés ailleurs dans le monde. Il faut remarquer que c'est aussi le nouvel an chinois et, durant cette période, les Chinois visitent leurs familles et voyagent donc beaucoup plus au sein de leur pays. Ce n'est évidemment pas l'idéal pour freiner la propagation de l'épidémie...Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer ! Je rappelle que la Chine a mis en quarantaine plus de 50 millions d'habitants et les experts reconnaissent aujourd'hui que face à une épidémie de la sorte, c'est un avantage d'avoir un gouvernement autoritaire, pour ne pas dire dictatorial, en Chine. Imagine-t-on un pays occidental mettre en quarantaine une ville de 10 millions d'habitants par exemple ? Non, cela serait impossible, les habitants ne l'accepteraient pas ! C'est pourtant ce qu'a fait le gouvernement chinois et la population l'a accepté car elle est habituée à obéir aux ordres des autorités locales.L'autre remarque, c'est que cette épidémie démontre que le monde est interconnecté : aucun pays seul ne peut lutter contre le Corona virus. Comme le faisait remarquer un militaire américain auprès de mes confrères de l'agence Bloomberg, nous avons l'OTAN qui est une alliance militaire au sens strict, mais il faudrait une sorte d'OTAN pour lutter contre les épidémies et qui hélas n'existe pas. On l'a vu à Haïti, l'armée peut être d'une grande utilité pour lutter contre la propagation des pandémies. Ainsi qu'on le veuille ou pas, nous sommes tous liés entre nous. La Bourse le sait mieux que quiconque. D'ailleurs les actions technologiques sont en train de trembler... Pourquoi ? mais parce que le gouvernement chinois a mis en quarantaine la ville de Wuhan, une ville aussi grande que Paris, et que cette ville chinoise abrite un tiers de la production chinoise totale d'écrans OLED. Wuhan abrite aussi le plus grand concepteur et fabricant de puces mémoires de Chine. Je rappelle que ces puces sont utilisées dans les clés USB, les smartphones ou les appareils photos. Si d'autres provinces chinoises devaient aussi être mises sous quarantaine, les entreprises technologiques occidentales risquent de boire la tasse en Bourse car cette épidémie va poser un immense problème logistique pour des firmes comme Apple par exemple. L'épidémie Corona rappelle que la Chine reste l'atelier du monde. Et quand l'atelier du monde est en grève forcée, le reste du monde se retrouve paralysé. La mondialisation, c'est cela : mère nature nous rappelle en quelque sorte notre interdépendance. C'est hélas la seule leçon positive de cette épidémie.