Un groupe de 13 experts interrogés par l'AFP table en moyenne pour 2020 sur une hausse de 2% du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale.

Si la Chine serait alors l'un des rares pays à afficher une croissance positive, ce rythme de progression n'en serait pas moins en net repli par rapport aux 6,1% enregistrés en 2019 -- qui constituaient déjà un plus bas en près de 30 ans.

Premier pays touché par l'épidémie de Covid-19, la Chine a connu au premier trimestre 2020 un repli historique de sa croissance (-6,8%), après des mesures de confinement sans précédent qui ont plombé l'activité.

L'amélioration progressive des conditions sanitaires à partir du printemps a toutefois permis au PIB de rebondir. Il s'est affiché en hausse de 4,9% sur un an au troisième trimestre.

Sur le trimestre écoulé, la reprise devrait être nettement plus marquée, selon les analystes interrogés par l'AFP qui tablent sur une croissance de 6,3% du PIB sur la période octobre-décembre.

La Chine retrouverait alors un rythme pré-pandémie "grâce à de fortes exportations, une croissance robuste des investissements et une reprise de la consommation des ménages" au quatrième trimestre, relève l'analyste Tommy Wu, du cabinet Oxford Economics.

"Fort rebond"

Au moment où une grande partie du monde reste pénalisée par l'épidémie, la forte demande en produits médicaux et en matériel pour le télétravail (ordinateurs notamment) a largement profité aux producteurs chinois.

Les exportations du géant asiatique ont encore bondi de 18,1% sur un an le mois dernier.

Cette année, l'économie chinoise connaîtra "un fort rebond", estime Raphie Hayat, analyste chez RaboBank, misant sur des relations commerciales plus apaisées avec les Etats-Unis, après le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.

Néanmoins, "l'incertitude devrait persister" sur le front sanitaire pour les ménages et cela les "empêchera de consommer tel qu'ils l'auraient fait" sans la crise du Covid, prévient M. Hayat.

La Chine a largement endigué l'épidémie de coronavirus sur son sol grâce à des tests, des confinements, des quarantaines et au suivi des déplacements. La vie a repris un cours quasi-normal, à l'exception de foyers localisés.

Mais certains secteurs, en particulier les services, restent à la peine, notamment l'hôtellerie, la restauration et les loisirs.

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti la semaine dernière que les conséquences du virus pesaient toujours sur la demande intérieure.

L'institution a abaissé de 0,3 point sa prévision de croissance pour la Chine cette année, à +7,9%.

Un groupe de 13 experts interrogés par l'AFP table en moyenne pour 2020 sur une hausse de 2% du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale. Si la Chine serait alors l'un des rares pays à afficher une croissance positive, ce rythme de progression n'en serait pas moins en net repli par rapport aux 6,1% enregistrés en 2019 -- qui constituaient déjà un plus bas en près de 30 ans.Premier pays touché par l'épidémie de Covid-19, la Chine a connu au premier trimestre 2020 un repli historique de sa croissance (-6,8%), après des mesures de confinement sans précédent qui ont plombé l'activité.L'amélioration progressive des conditions sanitaires à partir du printemps a toutefois permis au PIB de rebondir. Il s'est affiché en hausse de 4,9% sur un an au troisième trimestre.Sur le trimestre écoulé, la reprise devrait être nettement plus marquée, selon les analystes interrogés par l'AFP qui tablent sur une croissance de 6,3% du PIB sur la période octobre-décembre. La Chine retrouverait alors un rythme pré-pandémie "grâce à de fortes exportations, une croissance robuste des investissements et une reprise de la consommation des ménages" au quatrième trimestre, relève l'analyste Tommy Wu, du cabinet Oxford Economics.Au moment où une grande partie du monde reste pénalisée par l'épidémie, la forte demande en produits médicaux et en matériel pour le télétravail (ordinateurs notamment) a largement profité aux producteurs chinois. Les exportations du géant asiatique ont encore bondi de 18,1% sur un an le mois dernier. Cette année, l'économie chinoise connaîtra "un fort rebond", estime Raphie Hayat, analyste chez RaboBank, misant sur des relations commerciales plus apaisées avec les Etats-Unis, après le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.Néanmoins, "l'incertitude devrait persister" sur le front sanitaire pour les ménages et cela les "empêchera de consommer tel qu'ils l'auraient fait" sans la crise du Covid, prévient M. Hayat.La Chine a largement endigué l'épidémie de coronavirus sur son sol grâce à des tests, des confinements, des quarantaines et au suivi des déplacements. La vie a repris un cours quasi-normal, à l'exception de foyers localisés.Mais certains secteurs, en particulier les services, restent à la peine, notamment l'hôtellerie, la restauration et les loisirs. Le Fonds monétaire international (FMI) a averti la semaine dernière que les conséquences du virus pesaient toujours sur la demande intérieure.L'institution a abaissé de 0,3 point sa prévision de croissance pour la Chine cette année, à +7,9%.