Les politiques britanniques sont devenus fous. Je suis désolé, mais il n'y a pas d'autre termes pour qualifier ce qui se passe outre-manche... Voilà maintenant 3 ans qu'ils se ridiculisent aux yeux du monde entier avec ce très mauvais feuilleton du Brexit.

Une très vieille nation, dont le Parlement était le modèle démocratique par excellence, un Parlement qui servait d'exemple au monde entier et qui, depuis 3 ans et en particulier depuis quelques semaines, montre hélas son pire visage. Alors que nous sommes en principe à seulement quelques semaines de la fameuse date fatidique du 31 octobre pour que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne, qu'il y ait accord ou pas, aujourd'hui, plus personne ne comprend ce qui se passe.

Boris Johnson, le premier ministre, a d'abord essayé de mettre hors touche son Parlement, mais le Parlement ne s'est pas laissé faire et a voté pour empêcher un Brexit sans accord. Mieux encore, ce même Parlement a voté pour demander un nouveau report de la date du Brexit au 31 janvier prochain. Encore un report, mais pour quoi faire puisqu'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord entre eux ? Et encore faut-il que l'Europe accepte cet ixième report de la date fatidique. Sans compter que des élections anticipées ne sont pas encore totalement exclues.

La Grande-Bretagne est dans le brouillard le plus complet, et pendant ce temps, la Bourse américaine retrouve des couleurs.

Bref, la Grande-Bretagne est dans le brouillard le plus complet, et pendant ce temps, la Bourse américaine retrouve des couleurs. En retrouvant des couleurs, par contagion, les autres places financières redeviennent aussi plus optimistes. Je vous en parle parce que la Bourse est aussi folle en ce moment que le Parlement britannique. En effet, si la Bourse américaine retrouve des couleurs (elle est d'ailleurs proche des sommets historiques) c'est uniquement parce que la discussion a repris entre la Chine et les Etats-Unis. En clair, la Bourse ne réagit plus à des chiffres mais uniquement à un espoir (très maigre) selon lequel Donald Trump n'a pas envie que la Bourse baisse trop et qu'il va donc essayer de trouver un accord commercial avec la Chine.

La Bourse nous a habitués à beaucoup d'incohérences ces dernières années. Je vous donne un seul exemple : un analyste, très connu aux Etats-Unis, a indiqué que selon ses calculs, General Electric, qui est un fleuron industriel mondial, aurait manipulé ses comptes. La magouille, si elle est vraie, porterait sur 38 milliards de dollars, soit encore 54% de la capitalisation boursière de cette multinationale en Bourse. Bref, si cela s'avère exact, c'est un scandale planétaire ! Et qu'a fait la Bourse américaine ? L'action General Electric a chuté de 12% et le lendemain, l'action a remonté de 9%. Voilà, c'est cela la Bourse aujourd'hui ; un lieu pour les initiés ou le simple mortel risque de se faire détrousser. En fait, la vraie bonne nouvelle de la semaine, c'est qu'une étude démontre que les start-up, qui réussissent le mieux, sont gérées par des entrepreneurs de 45 ans en moyenne. C'est la bonne nouvelle de la rentrée, tout n'est pas perdu pour les plus de 40 ans, c'est pas beau ça ?