Hugues Bayet, député PS, coordonne avec sa collègue Frédérique Ries (MR) un Comité apolitique pour l'autonomie du Sahara occidental, qui réunit académiques, syndicalistes, personnalités du monde culturel... Il envoie cette semaine un courrier au Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) et aux présidents de parti, afin que la Belgique s'engage davantage. Il en explique les raisons pour Trends Tendances.

Pourquoi vous préoccupez-vous de la question du Sahara occidental ?

Depuis le départ des Espagnols, en 1975, cette région est disputée entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, qui réclame son indépendance. Depuis, c'est le statu quo. Or, cela est préjudiciable tant sur le plan politique qu'économique pour tout le Maghreb, mais aussi pour l'Europe car ce pourrait être une zone de développement stratégique pour les énergies renouvelables, notamment. Bon nombre d'entreprises sont bloquées dans leurs initiatives.

Cette question ne pourra se résoudre que par voie diplomatique. Voilà pourquoi nous avons décidé de créer un comité belge pour le soutien à l'autonomie du Sahara occidental. C'est un comité apolitique, que je coordonne avec ma collègue Frédérique Ries (MR), au sein duquel on retrouve des académiques, des syndicalistes, des personnalités du monde culturel...

Comment envisagez-vous une sortie de crise ?

Nous sommes favorables à une solution diplomatique, sans être pro-Marocain ou anti-Algérien, la question ne se pose certainement pas dans ces termes-là. Pour le moment, l'ONU l'a encore rappelé, il y a une seule proposition sérieuse, crédible et réaliste, c'est la proposition marocaine d'octroyer une autonomie au Sahara occidental. Plusieurs pays, dont la France, l'Espagne ou les Pays-Bas, plaident pour que l'on travaille au départ de ce plan.

Nous allons envoyer un courrier au Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) et aux présidents de parti en ce début de semaine pour que la Belgique soutienne également cette piste.

Pourquoi la Belgique n'a-t-elle pas encore soutenu cette sortie de crise ?

La situation n'est certainement pas aisée pour le gouvernement fédéral avec le retrait de la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR), pour des raisons privées. Or, nous avons certainement de l'expérience à faire valoir avec notre vécu en matière de fédéralisme et des choses à apporter au débat. Notre Comité a pour objectif d'être un aiguillon sur cette question.

Nous ne pourrons résoudre ce problème qu'en réunissant toutes les bonnes volontés. C'est essentiel de trouver une solution pour les populations là-bas, mais aussi pour le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie, qui sont des démocraties fragiles. Un règlement de ce conflit gelé devrait permettre, selon les estimations, une augmentation du PIB de l'ordre de 3 à 4%. Pour l'Europe, le Sahara occidental et la région tout entière disposent d'un potentiel important en matière d'énergie renouvelable.

Vous êtes optimiste ?

Nous sommes là pour pousser les gens à faire un pas les uns vers les autres. Il n'y a pas d'autre solution, sinon c'est la guerre. Dans le contexte géopolitique trouvé du moment, certains peuvent être tentés d'attiser les tensions. Or, pour l'Europe, il s'agit d'un enjeu stratégique.

Hugues Bayet, député PS, coordonne avec sa collègue Frédérique Ries (MR) un Comité apolitique pour l'autonomie du Sahara occidental, qui réunit académiques, syndicalistes, personnalités du monde culturel... Il envoie cette semaine un courrier au Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) et aux présidents de parti, afin que la Belgique s'engage davantage. Il en explique les raisons pour Trends Tendances.Pourquoi vous préoccupez-vous de la question du Sahara occidental ?Depuis le départ des Espagnols, en 1975, cette région est disputée entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, qui réclame son indépendance. Depuis, c'est le statu quo. Or, cela est préjudiciable tant sur le plan politique qu'économique pour tout le Maghreb, mais aussi pour l'Europe car ce pourrait être une zone de développement stratégique pour les énergies renouvelables, notamment. Bon nombre d'entreprises sont bloquées dans leurs initiatives.Cette question ne pourra se résoudre que par voie diplomatique. Voilà pourquoi nous avons décidé de créer un comité belge pour le soutien à l'autonomie du Sahara occidental. C'est un comité apolitique, que je coordonne avec ma collègue Frédérique Ries (MR), au sein duquel on retrouve des académiques, des syndicalistes, des personnalités du monde culturel...Comment envisagez-vous une sortie de crise ?Nous sommes favorables à une solution diplomatique, sans être pro-Marocain ou anti-Algérien, la question ne se pose certainement pas dans ces termes-là. Pour le moment, l'ONU l'a encore rappelé, il y a une seule proposition sérieuse, crédible et réaliste, c'est la proposition marocaine d'octroyer une autonomie au Sahara occidental. Plusieurs pays, dont la France, l'Espagne ou les Pays-Bas, plaident pour que l'on travaille au départ de ce plan.Nous allons envoyer un courrier au Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) et aux présidents de parti en ce début de semaine pour que la Belgique soutienne également cette piste. Pourquoi la Belgique n'a-t-elle pas encore soutenu cette sortie de crise ?La situation n'est certainement pas aisée pour le gouvernement fédéral avec le retrait de la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR), pour des raisons privées. Or, nous avons certainement de l'expérience à faire valoir avec notre vécu en matière de fédéralisme et des choses à apporter au débat. Notre Comité a pour objectif d'être un aiguillon sur cette question.Nous ne pourrons résoudre ce problème qu'en réunissant toutes les bonnes volontés. C'est essentiel de trouver une solution pour les populations là-bas, mais aussi pour le Maroc, l'Algérie ou la Tunisie, qui sont des démocraties fragiles. Un règlement de ce conflit gelé devrait permettre, selon les estimations, une augmentation du PIB de l'ordre de 3 à 4%. Pour l'Europe, le Sahara occidental et la région tout entière disposent d'un potentiel important en matière d'énergie renouvelable.Vous êtes optimiste ?Nous sommes là pour pousser les gens à faire un pas les uns vers les autres. Il n'y a pas d'autre solution, sinon c'est la guerre. Dans le contexte géopolitique trouvé du moment, certains peuvent être tentés d'attiser les tensions. Or, pour l'Europe, il s'agit d'un enjeu stratégique.