Après les milliards d'euros débloqués en urgence par les gouvernements pour soutenir l'économie, une "fin brutale (...) pourrait entraîner (...) une contraction économique plus sévère que pendant la première vague de la pandémie", prévient la BCE dans son dernier rapport semestriel sur la stabilité financière.

Ces mesures d'aide comptent notamment les garanties publiques sur les prêts bancaires et les moratoires sur leur remboursement, en plus des dispositifs de chômage partiel, de reports de charges et d'aides sectorielles. Si ces soutiens devaient subitement s'arrêter, les entreprises les plus affectées par les restrictions, comme dans le secteur de la gastronomie, "pourraient faire face à de graves problèmes de solvabilité ou à un déséquilibre plus durable de leurs modèles économiques (...) alors même que le reste de l'économie se rétablirait", ajoute l'institution.

Ce risque de défaillances en chaîne "est exacerbé" du fait que de nombreuses entreprises, ménages, mais aussi États se retrouvent fortement endettés suite à la première vague de pandémie, souligne le rapport. L'exposition des banques à la dette privée et publique fait qu'elles ont davantage provisionné en 2020 le risque de prêts non remboursés mais en restant "optimistes dans certains cas". Au final la rentabilité des banques "devrait rester faible", estime Luis de Guindos, vice-président de la BCE, cité dans un communiqué.

Si les aides gouvernementales restent essentielles, elles doivent rester "ciblées sur le soutien économique lié à la pandémie" pour éviter "les problèmes de viabilité de la dette à moyen terme", selon le banquier central. Dans son précédent rapport de mai, la BCE avait jeté un pavé dans la marre en estimant que le risque d'éclatement de la zone euro pouvait ressurgir avec l'explosion de l'endettement public dans la plupart des pays pour faire face à l'impact du coronavirus. Ce risque n'est plus évoqué en novembre, alors que l'Europe cherche une solution pour promulguer son plan de relance historique de 750 milliards d'euros bloqué par la Hongrie et la Pologne.

Après les milliards d'euros débloqués en urgence par les gouvernements pour soutenir l'économie, une "fin brutale (...) pourrait entraîner (...) une contraction économique plus sévère que pendant la première vague de la pandémie", prévient la BCE dans son dernier rapport semestriel sur la stabilité financière. Ces mesures d'aide comptent notamment les garanties publiques sur les prêts bancaires et les moratoires sur leur remboursement, en plus des dispositifs de chômage partiel, de reports de charges et d'aides sectorielles. Si ces soutiens devaient subitement s'arrêter, les entreprises les plus affectées par les restrictions, comme dans le secteur de la gastronomie, "pourraient faire face à de graves problèmes de solvabilité ou à un déséquilibre plus durable de leurs modèles économiques (...) alors même que le reste de l'économie se rétablirait", ajoute l'institution. Ce risque de défaillances en chaîne "est exacerbé" du fait que de nombreuses entreprises, ménages, mais aussi États se retrouvent fortement endettés suite à la première vague de pandémie, souligne le rapport. L'exposition des banques à la dette privée et publique fait qu'elles ont davantage provisionné en 2020 le risque de prêts non remboursés mais en restant "optimistes dans certains cas". Au final la rentabilité des banques "devrait rester faible", estime Luis de Guindos, vice-président de la BCE, cité dans un communiqué. Si les aides gouvernementales restent essentielles, elles doivent rester "ciblées sur le soutien économique lié à la pandémie" pour éviter "les problèmes de viabilité de la dette à moyen terme", selon le banquier central. Dans son précédent rapport de mai, la BCE avait jeté un pavé dans la marre en estimant que le risque d'éclatement de la zone euro pouvait ressurgir avec l'explosion de l'endettement public dans la plupart des pays pour faire face à l'impact du coronavirus. Ce risque n'est plus évoqué en novembre, alors que l'Europe cherche une solution pour promulguer son plan de relance historique de 750 milliards d'euros bloqué par la Hongrie et la Pologne.