Attention, l'optimisme ne consiste pas à refuser de voir les problèmes, mais plutôt de n'envisager que les solutions comme l'écrit joliment le publicitaire Jacques Séguéla. Au fond, l'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous faisons avec ce qui nous arrive. S'il fallait résumer d'un seul mot l'année 2022, en tous les cas pour nous autres européens, ce serait le mot inflation. Ce mot qui avait disparu de notre vocabulaire pendant deux décennies est revenu en force en raison du COVID et de la guerre en Ukraine.

Alors que l'inflation était plate et frôlait les 0% pendant des années, nous voilà confrontés en Europe avec des taux à deux chiffres. En Belgique, la barre des 10% est dépassée, et quelques pays baltiques dont la Lettonie sont à du 20%. La bonne nouvelle, c'est que l'inflation a atteint son pic. Pour la première fois depuis 17 mois, l'inflation recule en Europe. Bien sûr, le chiffre reste encore trop élevé, mais il est en recul grâce à la baisse du prix du gaz et du pétrole, mais aussi des matières premières alimentaires. Et du fait du ralentissement économique, l'inflation va davantage baisser.

Tout cela va à l'encontre des experts qui nous annonçaient la fin du monde en direct pour les fêtes de fin d'année. La Bourse d'ailleurs ne s'y trompe pas. Elle a vu arriver ce changement et cela fait déjà plusieurs semaines que les indices boursiers remontent et effacent petit à petit leurs pertes de l'année 2022. Vous me direz que les boursicoteurs sont fous. Comment peuvent-ils être optimistes alors que les bombes continuent de pleuvoir sur les Ukrainiens et que certains ménages n'arrivent pas à boucler leur fin de mois ? La réponse tient en quelque sorte dans le fait que la Bourse est, en quelque sorte, le commerce des promesses. Les intervenants en Bourse cherchent donc à anticiper de quoi demain ou après-demain sera fait. Aujourd'hui, la Bourse semble avoir réussi à grimper ce que les traders appellent dans leur jargon le "mur des inquiétudes". Et les inquiétudes ce sont l'inflation, la hausse des taux et la récession. L'inflation est en train de baisser aux Etats-Unis et en Europe, suite à ça, les taux d'intérêt continuent de grimper, mais moins vite qu'avant. Quant à la récession, si elle a lieu, elle pourrait être de courte durée et moins profonde que prévue. Notamment avec le retour d'une croissance plus forte en Chine.

En résumé : la première baisse de l'inflation en Europe depuis 17 mois est une information qu'il convient de savourer. C'est un signal dont on parle trop peu. Comme l'écrivait Jacques Séguéla, les experts et les politiques préfèrent jouer la dramatisation. Les premiers pour se donner de l'importance et les seconds de l'audience. Les optimistes ont inventé l'avion, les pessimistes, le parachute. Et quant à moi, j'ai décidé de profiter du voyage dans l'avion.

Attention, l'optimisme ne consiste pas à refuser de voir les problèmes, mais plutôt de n'envisager que les solutions comme l'écrit joliment le publicitaire Jacques Séguéla. Au fond, l'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, mais ce que nous faisons avec ce qui nous arrive. S'il fallait résumer d'un seul mot l'année 2022, en tous les cas pour nous autres européens, ce serait le mot inflation. Ce mot qui avait disparu de notre vocabulaire pendant deux décennies est revenu en force en raison du COVID et de la guerre en Ukraine.Alors que l'inflation était plate et frôlait les 0% pendant des années, nous voilà confrontés en Europe avec des taux à deux chiffres. En Belgique, la barre des 10% est dépassée, et quelques pays baltiques dont la Lettonie sont à du 20%. La bonne nouvelle, c'est que l'inflation a atteint son pic. Pour la première fois depuis 17 mois, l'inflation recule en Europe. Bien sûr, le chiffre reste encore trop élevé, mais il est en recul grâce à la baisse du prix du gaz et du pétrole, mais aussi des matières premières alimentaires. Et du fait du ralentissement économique, l'inflation va davantage baisser.Tout cela va à l'encontre des experts qui nous annonçaient la fin du monde en direct pour les fêtes de fin d'année. La Bourse d'ailleurs ne s'y trompe pas. Elle a vu arriver ce changement et cela fait déjà plusieurs semaines que les indices boursiers remontent et effacent petit à petit leurs pertes de l'année 2022. Vous me direz que les boursicoteurs sont fous. Comment peuvent-ils être optimistes alors que les bombes continuent de pleuvoir sur les Ukrainiens et que certains ménages n'arrivent pas à boucler leur fin de mois ? La réponse tient en quelque sorte dans le fait que la Bourse est, en quelque sorte, le commerce des promesses. Les intervenants en Bourse cherchent donc à anticiper de quoi demain ou après-demain sera fait. Aujourd'hui, la Bourse semble avoir réussi à grimper ce que les traders appellent dans leur jargon le "mur des inquiétudes". Et les inquiétudes ce sont l'inflation, la hausse des taux et la récession. L'inflation est en train de baisser aux Etats-Unis et en Europe, suite à ça, les taux d'intérêt continuent de grimper, mais moins vite qu'avant. Quant à la récession, si elle a lieu, elle pourrait être de courte durée et moins profonde que prévue. Notamment avec le retour d'une croissance plus forte en Chine.En résumé : la première baisse de l'inflation en Europe depuis 17 mois est une information qu'il convient de savourer. C'est un signal dont on parle trop peu. Comme l'écrivait Jacques Séguéla, les experts et les politiques préfèrent jouer la dramatisation. Les premiers pour se donner de l'importance et les seconds de l'audience. Les optimistes ont inventé l'avion, les pessimistes, le parachute. Et quant à moi, j'ai décidé de profiter du voyage dans l'avion.