"Le temps est venu pour que l'euro accroisse son rôle dans le monde", a affirmé le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

La monnaie unique --née le 1er janvier 1999 sous forme immatérielle et le 1er janvier 2002 sous forme de pièces et billets-- "devrait refléter le poids politique, économique et financier de la zone euro", composé actuellement de 19 pays de l'UE, a ajouté le commissaire letton, père de l'introduction de l'euro dans son pays.

L'exécutif européen compte entamer des consultations avec les acteurs du marché en particulier au sujet des importations de pétrole, gaz et d'autres matières premières comme les métaux, les minéraux et les produits agricoles.

De même dans l'aérien, où les avions sont vendus systématiquement en dollars même s'ils sont construit par l'européen Airbus, Bruxelles souhaite "lancer une consultation pour voir quelles actions sont possibles pour promouvoir le rôle de l'euro".

La Commission reconnaît toutefois que "la décision de l'utilisation d'une devise plutôt qu'une autre est du ressort des acteurs de marché".

"Dans la situation actuelle, le renforcement du rôle de l'euro dans le monde n'est rien de plus qu'un voeu pieux", a asséné de son côté l'eurodéputé Verts allemand Sven Giegold.

"C'est certes un bon projet de vouloir un euro fort, mais en raison du blocage des réformes dans la zone euro, il apparaît encore très éloigné de la réalité", a-t-il ajouté devant la presse.