Les prix à la consommation ont augmenté de 7,5% en janvier, par rapport à janvier 2021, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié jeudi par le département du Travail. Il faut remonter à février 1982 pour retrouver une inflation annuelle aussi forte, avec une hausse des prix qui dépasse les 7% en 2021.

Reconnaissant la "véritable pression" subie par les ménages américains, le président Joe Biden, pour qui la flambée des prix est un handicap politique majeur, a assuré qu'il y avait "aussi des signes montrant que nous allons surmonter ce défi". La Maison Blanche avait préparé les esprits mercredi à de tels chiffres, d'autant que la situation ne devrait pas s'atténuer avant quelques mois.

Presque tous les secteurs sont concernés, du fioul domestique (+46% sur un an) aux voitures d'occasion (+40,5%), en passant par les meubles de cuisine et de salle à manger (+19,9%). Les services, pourtant boudés avec le Covid, ne sont pas en reste, comme les évènements sportifs (+23,5%) ou les hôtels et locations de vacances (+23,6%). Et même l'incontournable beurre de cacahuète coûte désormais beaucoup plus cher (+15,5%).

"Payer plus et gagner moins"

Sur un mois, cependant, en janvier par rapport à décembre, l'inflation est stable, à 0,6%. L'opposition républicaine ainsi que des économistes estiment que celle-ci est la conséquence directe de la politique économique de Joe Biden, qui avait fait voter l'an passé au Congrès un gigantesque plan d'urgence de 1.900 milliards de dollars.

"Les Américains paient plus et gagnent moins à cause du programme raté de Joe Biden. Biden a menti - son inflation n'est pas +temporaire+", a dénoncé le parti républicain dans un communiqué. Les prix flambent depuis un an, en raison d'une combinaison de facteurs liés à la pandémie, dont des problèmes sur les chaînes d'approvisionnement, des pénuries de composants et de main d'oeuvre. Cette inflation est un "phénomène mondial", a répété mercredi le conseiller économique de Joe Biden, Brian Deese, qui soutient qu'elle va se modérer quand les dépenses des consommateurs vont se réorienter vers les services plutôt que les biens.

La Fed à la rescousse

L'administration Biden et la banque centrale américaine (Fed), ont en effet assuré, pendant des mois, que le mouvement ne serait que temporaire. Mais, surpris par la persistance de la hausse, la confiance a laissé place à l'inquiétude. Pour tenter de ralentir l'inflation, la Maison Blanche multiplie les annonces. Le but : permettre aux produits d'arriver plus vite dans les foyers et entreprises américains, et faire baisser la pression sur les prix. Après des mesures pour accélérer le déchargement des bateaux dans les ports avant Noël, elle veut recruter plus de chauffeurs routiers, et, à plus long terme, rapatrier aux États-Unis la production de composants essentiels comme les semi-conducteurs.

La Fed, de son côté, peut agir sur l'autre origine de cette hausse des prix : la forte demande de la part des consommateurs et des entreprises. Le moyen le plus efficace à sa disposition est de relever les taux directeurs, car cela renchérit le coût des crédits accordés par les banques commerciales. Les taux directeurs de la Fed, après avoir passé deux années dans une fourchette de 0 à 0,25%, devraient donc être relevés lors de la prochaine réunion du comité monétaire, mi-mars.

"La priorité absolue de la Fed est de maîtriser l'inflation", souligne Kathy Bostjancic, économiste pour Oxford Economics. Selon elle, ces chiffres ouvrent la porte à "une hausse des taux de 50 points de base" en mars (0,5 point de pourcentage), et non de 25 points seulement, comme l'anticipait la Fed jusqu'à présent.

Les prix à la consommation ont augmenté de 7,5% en janvier, par rapport à janvier 2021, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié jeudi par le département du Travail. Il faut remonter à février 1982 pour retrouver une inflation annuelle aussi forte, avec une hausse des prix qui dépasse les 7% en 2021.Reconnaissant la "véritable pression" subie par les ménages américains, le président Joe Biden, pour qui la flambée des prix est un handicap politique majeur, a assuré qu'il y avait "aussi des signes montrant que nous allons surmonter ce défi". La Maison Blanche avait préparé les esprits mercredi à de tels chiffres, d'autant que la situation ne devrait pas s'atténuer avant quelques mois.Presque tous les secteurs sont concernés, du fioul domestique (+46% sur un an) aux voitures d'occasion (+40,5%), en passant par les meubles de cuisine et de salle à manger (+19,9%). Les services, pourtant boudés avec le Covid, ne sont pas en reste, comme les évènements sportifs (+23,5%) ou les hôtels et locations de vacances (+23,6%). Et même l'incontournable beurre de cacahuète coûte désormais beaucoup plus cher (+15,5%).Sur un mois, cependant, en janvier par rapport à décembre, l'inflation est stable, à 0,6%. L'opposition républicaine ainsi que des économistes estiment que celle-ci est la conséquence directe de la politique économique de Joe Biden, qui avait fait voter l'an passé au Congrès un gigantesque plan d'urgence de 1.900 milliards de dollars."Les Américains paient plus et gagnent moins à cause du programme raté de Joe Biden. Biden a menti - son inflation n'est pas +temporaire+", a dénoncé le parti républicain dans un communiqué. Les prix flambent depuis un an, en raison d'une combinaison de facteurs liés à la pandémie, dont des problèmes sur les chaînes d'approvisionnement, des pénuries de composants et de main d'oeuvre. Cette inflation est un "phénomène mondial", a répété mercredi le conseiller économique de Joe Biden, Brian Deese, qui soutient qu'elle va se modérer quand les dépenses des consommateurs vont se réorienter vers les services plutôt que les biens.L'administration Biden et la banque centrale américaine (Fed), ont en effet assuré, pendant des mois, que le mouvement ne serait que temporaire. Mais, surpris par la persistance de la hausse, la confiance a laissé place à l'inquiétude. Pour tenter de ralentir l'inflation, la Maison Blanche multiplie les annonces. Le but : permettre aux produits d'arriver plus vite dans les foyers et entreprises américains, et faire baisser la pression sur les prix. Après des mesures pour accélérer le déchargement des bateaux dans les ports avant Noël, elle veut recruter plus de chauffeurs routiers, et, à plus long terme, rapatrier aux États-Unis la production de composants essentiels comme les semi-conducteurs.La Fed, de son côté, peut agir sur l'autre origine de cette hausse des prix : la forte demande de la part des consommateurs et des entreprises. Le moyen le plus efficace à sa disposition est de relever les taux directeurs, car cela renchérit le coût des crédits accordés par les banques commerciales. Les taux directeurs de la Fed, après avoir passé deux années dans une fourchette de 0 à 0,25%, devraient donc être relevés lors de la prochaine réunion du comité monétaire, mi-mars."La priorité absolue de la Fed est de maîtriser l'inflation", souligne Kathy Bostjancic, économiste pour Oxford Economics. Selon elle, ces chiffres ouvrent la porte à "une hausse des taux de 50 points de base" en mars (0,5 point de pourcentage), et non de 25 points seulement, comme l'anticipait la Fed jusqu'à présent.