Les négociations, entre Engie et le gouvernement belge sur la prolongation des centrales nucléaires de Doel 4 et Tihange 3, entrent dans une phase décisive.

En mai, Engie a clairement indiqué qu'elle souhaitait "partager" les principaux risques financiers de la prolongation des deux réacteurs nucléaires, avec le gouvernement belge. Le gouvernement belge envoie des signaux qui ouvrent la porte à une opération conjointe. "Mais le modèle économique de l'exploitation des centrales nucléaires est en difficulté", explique Ronnie Belmans (KU Leuven et Energyville), professeur et spécialiste de l'énergie.

1. Quel est le plus grand risque pour l'exploitant de ces centrales nucléaires dont on a prolongé la durée de vie?

"En 2030, il pourrait y avoir 5 à 6 gigawatts d'énergie éolienne offshore disponibles en Belgique, en plus de la capacité de l'énergie éolienne et solaire terrestre. La capacité croissante des énergies renouvelables réduit la nécessité de disposer de centrales fonctionnant en permanence. Combien d'heures les centrales nucléaires devront-elles fonctionner ? Et à quels prix ? Il est possible que l'exploitant de ces centrales nucléaires doive vendre régulièrement à des prix négatifs."

2. Ces derniers trimestres, Engie a réalisé de gros bénéfices grâce à l'exploitation des centrales nucléaires belges.

"Oui, car les prix de l'électricité ont fortement augmenté, mais cela peut être temporaire. Récemment, la disponibilité de nos centrales nucléaires était grande, mais il en était souvent autrement par le passé. Aujourd'hui, Engie peut exporter l'électricité excédentaire, produite par les centrales nucléaires belges, car un grand nombre de centrales nucléaires françaises sont hors service pour maintenance. Mais si les possibilités d'exportation disparaissent, il y a de fortes chances que ces centrales nucléaires doivent être fermées pour de longues périodes dans quelques années. Le modèle économique des centrales nucléaires est en difficulté. Engie mise sur les énergies renouvelables, complétées par des centrales au gaz naturel qui peuvent être utilisées de manière flexible.

Les négociations, entre Engie et le gouvernement belge sur la prolongation des centrales nucléaires de Doel 4 et Tihange 3, entrent dans une phase décisive.En mai, Engie a clairement indiqué qu'elle souhaitait "partager" les principaux risques financiers de la prolongation des deux réacteurs nucléaires, avec le gouvernement belge. Le gouvernement belge envoie des signaux qui ouvrent la porte à une opération conjointe. "Mais le modèle économique de l'exploitation des centrales nucléaires est en difficulté", explique Ronnie Belmans (KU Leuven et Energyville), professeur et spécialiste de l'énergie.1. Quel est le plus grand risque pour l'exploitant de ces centrales nucléaires dont on a prolongé la durée de vie?"En 2030, il pourrait y avoir 5 à 6 gigawatts d'énergie éolienne offshore disponibles en Belgique, en plus de la capacité de l'énergie éolienne et solaire terrestre. La capacité croissante des énergies renouvelables réduit la nécessité de disposer de centrales fonctionnant en permanence. Combien d'heures les centrales nucléaires devront-elles fonctionner ? Et à quels prix ? Il est possible que l'exploitant de ces centrales nucléaires doive vendre régulièrement à des prix négatifs."2. Ces derniers trimestres, Engie a réalisé de gros bénéfices grâce à l'exploitation des centrales nucléaires belges."Oui, car les prix de l'électricité ont fortement augmenté, mais cela peut être temporaire. Récemment, la disponibilité de nos centrales nucléaires était grande, mais il en était souvent autrement par le passé. Aujourd'hui, Engie peut exporter l'électricité excédentaire, produite par les centrales nucléaires belges, car un grand nombre de centrales nucléaires françaises sont hors service pour maintenance. Mais si les possibilités d'exportation disparaissent, il y a de fortes chances que ces centrales nucléaires doivent être fermées pour de longues périodes dans quelques années. Le modèle économique des centrales nucléaires est en difficulté. Engie mise sur les énergies renouvelables, complétées par des centrales au gaz naturel qui peuvent être utilisées de manière flexible.