La confiance entre les instances du syndicat socialiste et Robert Vertenueil, président depuis mai 2018, était rompue. Sa position n'était dès lors plus tenable, a indiqué M. Bodson, qui va devoir à son tour être remplacé à la tête de l'interrégionale wallonne.

Cette perte de confiance n'est pas liée à l'influence croissante de l'extrême gauche, et du PTB en particulier, au sein de la FGTB, assure le nouveau président. "Le PTB n'influence pas nos débats, pas plus qu'un autre parti. C'est nous qui allons vers les partis progressistes pour leur faire part de nos priorités."

La récente rencontre au siège du syndicat entre MM. Vertenueil et Bouchez n'est pas à proprement parler en cause non plus, selon M. Bodson. "Le fait de discuter avec un responsable libéral, et un président de parti en l'occurrence, n'est pas le fond du problème. Par contre, quand on va à une première discussion avec un responsable politique, quel qu'il soit, on n'y va pas avec deux ou trois journalistes d'une part, et d'autre part on s'assure qu'on ne sort pas de son mandat. Or, aujourd'hui, il n'y pas ce mandat pour un responsable de la FGTB. Nous estimons que les temps ne sont pas encore mûrs pour aller négocier un pacte social et économique, ce qui était apparemment l'objet de la rencontre."

Dans un communiqué, le syndicat insiste néanmoins sur le fait que "l'impression a, à tout le moins, été donnée que la FGTB et le MR étaient subitement sur la même longueur d'onde".

M. Bodson se dit "partagé" quant à sa nomination. "La FGTB en avait besoin, nous ne pouvions pas nous permettre de longue vacance du pouvoir en ce moment, avec notamment des discussions au Groupe des Dix prochainement, mais ces derniers jours laisseront des traces, également d'un point de vue humain vis-à-vis de Robert Vertenueil."

Le nouveau président, qui concède un style différent de celui de son prédécesseur, va désormais aller à la rencontre des instances du syndicat afin de "valider" une série de positions. Décrit comme un "régionaliste", il souligne avant tout qu'il n'est pas un "anti-fédéraliste". "Le régionalisme, c'est s'assurer que la politique économique est en phase avec les besoins spécifiques d'une région par rapport à une autre (...) Tout régionaliser dans le pays comme le préconise la N-VA, y compris la sécurité sociale et le droit du travail, ce n'est pas acceptable pour nous."

La confiance entre les instances du syndicat socialiste et Robert Vertenueil, président depuis mai 2018, était rompue. Sa position n'était dès lors plus tenable, a indiqué M. Bodson, qui va devoir à son tour être remplacé à la tête de l'interrégionale wallonne. Cette perte de confiance n'est pas liée à l'influence croissante de l'extrême gauche, et du PTB en particulier, au sein de la FGTB, assure le nouveau président. "Le PTB n'influence pas nos débats, pas plus qu'un autre parti. C'est nous qui allons vers les partis progressistes pour leur faire part de nos priorités." La récente rencontre au siège du syndicat entre MM. Vertenueil et Bouchez n'est pas à proprement parler en cause non plus, selon M. Bodson. "Le fait de discuter avec un responsable libéral, et un président de parti en l'occurrence, n'est pas le fond du problème. Par contre, quand on va à une première discussion avec un responsable politique, quel qu'il soit, on n'y va pas avec deux ou trois journalistes d'une part, et d'autre part on s'assure qu'on ne sort pas de son mandat. Or, aujourd'hui, il n'y pas ce mandat pour un responsable de la FGTB. Nous estimons que les temps ne sont pas encore mûrs pour aller négocier un pacte social et économique, ce qui était apparemment l'objet de la rencontre." Dans un communiqué, le syndicat insiste néanmoins sur le fait que "l'impression a, à tout le moins, été donnée que la FGTB et le MR étaient subitement sur la même longueur d'onde". M. Bodson se dit "partagé" quant à sa nomination. "La FGTB en avait besoin, nous ne pouvions pas nous permettre de longue vacance du pouvoir en ce moment, avec notamment des discussions au Groupe des Dix prochainement, mais ces derniers jours laisseront des traces, également d'un point de vue humain vis-à-vis de Robert Vertenueil." Le nouveau président, qui concède un style différent de celui de son prédécesseur, va désormais aller à la rencontre des instances du syndicat afin de "valider" une série de positions. Décrit comme un "régionaliste", il souligne avant tout qu'il n'est pas un "anti-fédéraliste". "Le régionalisme, c'est s'assurer que la politique économique est en phase avec les besoins spécifiques d'une région par rapport à une autre (...) Tout régionaliser dans le pays comme le préconise la N-VA, y compris la sécurité sociale et le droit du travail, ce n'est pas acceptable pour nous."