En apparence donc, car pendant qu'on parle encore de l'extension du "pass sanitaire" d'Emmanuel Macron, la commission européenne y va au bazooka pour verdir notre économie. Les spécialistes parlent même d'un tsunami législatif avec des tas de textes qui doivent encore être approuvés par les chefs de l'Etat. Mais en attendant, les textes proposés ce mercredi visent à réduire nos émissions de carbone d'au moins 55% d'ici à 2030. Quant à 2050, c'est carrément la neutralité carbone qui est visée !

Voir l'Europe montrer l'exemple au monde entier, c'est une bonne nouvelle pour les citoyens mais aussi pour l'économie, car si nous avons, hélas, perdu la bataille du numérique au profit des Américains et des Chinois, en revanche, pour la transition énergétique, l'Europe a une carte à jouer et une industrie verte à bâtir. Mais bon, il y a les textes déposés par les eurocrates de la commission et puis aussi les éventuels dangers... Le premier danger, c'est que tous ces textes (bons dans leur finalité) ne soient détricotés par les Etats ou étalés dans le temps. Un seul exemple pour vous éclairer : la commission européenne aimerait la fin des moteurs thermiques pour 2035. L'Allemagne n'est pas contre car son industrie a les moyens de s'adapter, et puis une firme comme Volkswagen vend des voitures dans le monde entier et peut continuer à vendre des moteurs à essence ou diesel en Chine ou Afrique pour compenser ses investissements électriques. En France, les firmes automobiles sont plus centrées sur le marché européen et sont donc plus dépendantes de notre vieux continent. Le gouvernement français préfèrerait donc que la date butoir, pour la fin des moteurs diesel et essence, ne soit pas 2035 mais 2040. D'ailleurs le patron de Stellantis (la nouvelle entité qui regroupe PSA - Fiat Chrysler) le dit souvent : cette transition énergétique sera darwinienne car si les constructeurs auto ont les reins solides pour s'adapter, ce n'est pas toujours le cas de leurs sous-traitants. Certains sous-traitants par exemple ne fabriquent qu'un seul composant pour les véhicules thermiques, comment vont-ils faire pour s'adapter en si peu de temps ? Comme l'industrie automobile, qui représente 8,5% de l'emploi industriel en Europe, sera entendue par les politiques ?

L'autre danger, c'est que malgré un fonds social pour compenser la hausse de la taxation liée à la transition énergétique, le danger c'est que ce passage à une économie plus verte ne rogne encore plus le pouvoir d'achat des classes moyennes. En clair, certains députés européens disent, "oui, la direction est la bonne, mais faites attention de ne pas créer de nouveaux gilets jaunes". C'est une manière polie de rappeler que l'enfer est pavé de bonnes intentions.

En apparence donc, car pendant qu'on parle encore de l'extension du "pass sanitaire" d'Emmanuel Macron, la commission européenne y va au bazooka pour verdir notre économie. Les spécialistes parlent même d'un tsunami législatif avec des tas de textes qui doivent encore être approuvés par les chefs de l'Etat. Mais en attendant, les textes proposés ce mercredi visent à réduire nos émissions de carbone d'au moins 55% d'ici à 2030. Quant à 2050, c'est carrément la neutralité carbone qui est visée ! Voir l'Europe montrer l'exemple au monde entier, c'est une bonne nouvelle pour les citoyens mais aussi pour l'économie, car si nous avons, hélas, perdu la bataille du numérique au profit des Américains et des Chinois, en revanche, pour la transition énergétique, l'Europe a une carte à jouer et une industrie verte à bâtir. Mais bon, il y a les textes déposés par les eurocrates de la commission et puis aussi les éventuels dangers... Le premier danger, c'est que tous ces textes (bons dans leur finalité) ne soient détricotés par les Etats ou étalés dans le temps. Un seul exemple pour vous éclairer : la commission européenne aimerait la fin des moteurs thermiques pour 2035. L'Allemagne n'est pas contre car son industrie a les moyens de s'adapter, et puis une firme comme Volkswagen vend des voitures dans le monde entier et peut continuer à vendre des moteurs à essence ou diesel en Chine ou Afrique pour compenser ses investissements électriques. En France, les firmes automobiles sont plus centrées sur le marché européen et sont donc plus dépendantes de notre vieux continent. Le gouvernement français préfèrerait donc que la date butoir, pour la fin des moteurs diesel et essence, ne soit pas 2035 mais 2040. D'ailleurs le patron de Stellantis (la nouvelle entité qui regroupe PSA - Fiat Chrysler) le dit souvent : cette transition énergétique sera darwinienne car si les constructeurs auto ont les reins solides pour s'adapter, ce n'est pas toujours le cas de leurs sous-traitants. Certains sous-traitants par exemple ne fabriquent qu'un seul composant pour les véhicules thermiques, comment vont-ils faire pour s'adapter en si peu de temps ? Comme l'industrie automobile, qui représente 8,5% de l'emploi industriel en Europe, sera entendue par les politiques ?L'autre danger, c'est que malgré un fonds social pour compenser la hausse de la taxation liée à la transition énergétique, le danger c'est que ce passage à une économie plus verte ne rogne encore plus le pouvoir d'achat des classes moyennes. En clair, certains députés européens disent, "oui, la direction est la bonne, mais faites attention de ne pas créer de nouveaux gilets jaunes". C'est une manière polie de rappeler que l'enfer est pavé de bonnes intentions.