Autrement dit, si on sait que le patron des Etats-Unis réside à la Maison Blanche, si on sait que le patron de la Russie est à Moscou, où se trouve vraiment le patron de l'Europe ? Est-ce la présidente de la Commission européenne, est-ce le président du Conseil ou Merkel ou Macron ? Bref, à ce que constat amer de Kissinger sur le véritable lieu de pouvoir de notre Vieux Continent, on va devoir en ajouter un autre. En matière de plan de relance de nos économies ou en matière de vaccination, nous ne sommes hélas pas en mode turbo mais plutôt en mode escargot...

En général, je suis moi-même plutôt optimiste, mais là, je ne peux pas jouer à l'autohypnose. Mes confrères du quotidien économique Les Echos ne disent pas autre chose : l'Europe a voté pour un plan de 750 milliards d'euros pour relancer nos économies (dont presque 6 milliards iront à la Belgique). Or, non seulement aucune somme n'a encore été versée, mais les lourdeurs administratives européennes font que les premières aides ne seront pas versées avant l'été et les dernières en.... 2026 ! En clair, certains recevront leur bouée de sauvetage quand ils auront déjà coulé. Et pendant ce temps, les Américains ont déjà octroyé deux tiers des fonds qu'ils avaient programmés pour dynamiser leur économie. Comme le notent mes confrères des Echos, "on en rirait presque, s'il n'y avait pas lieu d'en pleurer".

Mais ce n'est pas tout, notre campagne de vaccination qui, chaque économiste se plait à le répéter, est le meilleur plan de relance qui soit ; cette campagne patine ! La preuve : aucun pays en Europe n'a dépassé la barre des 2% de sa population déjà vaccinée. C'est trois fois moins qu'aux Etats-Unis, vingt fois moins qu'Israël, et même 5 fois moins que la Grande-Bretagne. Ce qui en soi va déjà persuader les Britanniques qu'ils ont bien fait de quitter l'Union européenne...

Cette lenteur d'escargot est le plus cadeau qu'on pouvait offrir aux eurosceptiques : notre Europe montre que sa complexité est synonyme de lourdeurs. Et nous l'avons souvent répété : les pays qui auront la meilleure croissance sont ceux qui vaccineront le plus vite !

Le FMI l'a rappelé dans ses dernières prévisions économiques, cet institut les a revues à la hausse pour les Etats-Unis et pour le Japon, mais à la baisse pour l'Europe...

Aujourd'hui, pour comprendre l'Europe, le mieux encore, c'est de visionner ce film français "Grosse Fatigue". En n'oubliant pas que des électeurs fatigués sont plus susceptibles de voter pour des hommes et des femmes providentiels prêts à tout pour nous faire oublier notre "Grosse Fatigue".

Autrement dit, si on sait que le patron des Etats-Unis réside à la Maison Blanche, si on sait que le patron de la Russie est à Moscou, où se trouve vraiment le patron de l'Europe ? Est-ce la présidente de la Commission européenne, est-ce le président du Conseil ou Merkel ou Macron ? Bref, à ce que constat amer de Kissinger sur le véritable lieu de pouvoir de notre Vieux Continent, on va devoir en ajouter un autre. En matière de plan de relance de nos économies ou en matière de vaccination, nous ne sommes hélas pas en mode turbo mais plutôt en mode escargot...En général, je suis moi-même plutôt optimiste, mais là, je ne peux pas jouer à l'autohypnose. Mes confrères du quotidien économique Les Echos ne disent pas autre chose : l'Europe a voté pour un plan de 750 milliards d'euros pour relancer nos économies (dont presque 6 milliards iront à la Belgique). Or, non seulement aucune somme n'a encore été versée, mais les lourdeurs administratives européennes font que les premières aides ne seront pas versées avant l'été et les dernières en.... 2026 ! En clair, certains recevront leur bouée de sauvetage quand ils auront déjà coulé. Et pendant ce temps, les Américains ont déjà octroyé deux tiers des fonds qu'ils avaient programmés pour dynamiser leur économie. Comme le notent mes confrères des Echos, "on en rirait presque, s'il n'y avait pas lieu d'en pleurer".Mais ce n'est pas tout, notre campagne de vaccination qui, chaque économiste se plait à le répéter, est le meilleur plan de relance qui soit ; cette campagne patine ! La preuve : aucun pays en Europe n'a dépassé la barre des 2% de sa population déjà vaccinée. C'est trois fois moins qu'aux Etats-Unis, vingt fois moins qu'Israël, et même 5 fois moins que la Grande-Bretagne. Ce qui en soi va déjà persuader les Britanniques qu'ils ont bien fait de quitter l'Union européenne...Cette lenteur d'escargot est le plus cadeau qu'on pouvait offrir aux eurosceptiques : notre Europe montre que sa complexité est synonyme de lourdeurs. Et nous l'avons souvent répété : les pays qui auront la meilleure croissance sont ceux qui vaccineront le plus vite ! Le FMI l'a rappelé dans ses dernières prévisions économiques, cet institut les a revues à la hausse pour les Etats-Unis et pour le Japon, mais à la baisse pour l'Europe...Aujourd'hui, pour comprendre l'Europe, le mieux encore, c'est de visionner ce film français "Grosse Fatigue". En n'oubliant pas que des électeurs fatigués sont plus susceptibles de voter pour des hommes et des femmes providentiels prêts à tout pour nous faire oublier notre "Grosse Fatigue".