Dans une interview au quotidien La Provence, Florence Parly officialise une dénomination qui était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, fondée sur la nécessité de prendre en compte le "passage d'une vision d'un espace +bien commun+, au service de la science, à un espace dans lequel les puissances continuent de se disputer la suprématie mondiale".

"Nous ne sommes en aucun cas engagés dans une course aux armements", ajoute-t-elle, réaffirmant l'attachement de la France à un "usage pacifique de l'espace". Mais "il est également de ma responsabilité d'être certaine d'avoir parfaitement identifié les menaces auxquelles notre pays est potentiellement confronté".

En 2017, le "satellite-espion" russe Louch-Olympe avait tenté de s'approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus. L'incident avait été révélé plus tard par la ministre. "Le constat était que des satellites pouvaient désormais s'approcher des nôtres pour les brouiller ou les endommager, voire les détruire", explique-t-elle.

"Nous disposerons bientôt de petits satellites patrouilleurs qui nous permettront de détecter, caractériser et attribuer à leurs auteurs ce type de manoeuvres inamicales", détaille Florence Parly, évoquant aussi une caméra qui permettra aux satellites "de voir à 360 degrés autour d'eux" et pour certains "de lasers de puissance" pour tenir à distance ou éblouir "ceux qui tenteraient de s'approcher trop près".

Basé à Toulouse, "coeur battant du spatial français", le grand commandement de l'espace comprendra un effectif de 200 personnes au départ, 500 en 2025. Les investissements dans le secteur seront portés de 3,6 milliards d'euros, prévus initialement dans la loi de programmation militaire (2019-2025), à 4,3 milliards.

"Nous devons d'abord connaître très précisément la situation spatiale dans l'environnement immédiat de nos satellites, ce qui nécessite des équipements très performants", justifie Mme Parly, qui revendique pour la France "le droit de développer des moyens d'autodéfense" dans l'espace.

Cette dénomination officielle, qu'elle présentera aux armées lors d'une visite à Salon-de-Provence dans l'après-midi, sera accompagnée d'ici le début de l'année prochaine d'un arsenal législatif, a indiqué jeudi son cabinet.

"Le risque que pourrait constituer la destruction ou la détérioration volontaire d'un ou plusieurs de nos satellites, qu'ils soient civils ou militaires, est un élément qui porterait atteinte à notre souveraineté et à notre sécurité", fait-elle encore valoir.

Dans une interview au quotidien La Provence, Florence Parly officialise une dénomination qui était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, fondée sur la nécessité de prendre en compte le "passage d'une vision d'un espace +bien commun+, au service de la science, à un espace dans lequel les puissances continuent de se disputer la suprématie mondiale". "Nous ne sommes en aucun cas engagés dans une course aux armements", ajoute-t-elle, réaffirmant l'attachement de la France à un "usage pacifique de l'espace". Mais "il est également de ma responsabilité d'être certaine d'avoir parfaitement identifié les menaces auxquelles notre pays est potentiellement confronté".En 2017, le "satellite-espion" russe Louch-Olympe avait tenté de s'approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus. L'incident avait été révélé plus tard par la ministre. "Le constat était que des satellites pouvaient désormais s'approcher des nôtres pour les brouiller ou les endommager, voire les détruire", explique-t-elle. "Nous disposerons bientôt de petits satellites patrouilleurs qui nous permettront de détecter, caractériser et attribuer à leurs auteurs ce type de manoeuvres inamicales", détaille Florence Parly, évoquant aussi une caméra qui permettra aux satellites "de voir à 360 degrés autour d'eux" et pour certains "de lasers de puissance" pour tenir à distance ou éblouir "ceux qui tenteraient de s'approcher trop près". Basé à Toulouse, "coeur battant du spatial français", le grand commandement de l'espace comprendra un effectif de 200 personnes au départ, 500 en 2025. Les investissements dans le secteur seront portés de 3,6 milliards d'euros, prévus initialement dans la loi de programmation militaire (2019-2025), à 4,3 milliards."Nous devons d'abord connaître très précisément la situation spatiale dans l'environnement immédiat de nos satellites, ce qui nécessite des équipements très performants", justifie Mme Parly, qui revendique pour la France "le droit de développer des moyens d'autodéfense" dans l'espace. Cette dénomination officielle, qu'elle présentera aux armées lors d'une visite à Salon-de-Provence dans l'après-midi, sera accompagnée d'ici le début de l'année prochaine d'un arsenal législatif, a indiqué jeudi son cabinet."Le risque que pourrait constituer la destruction ou la détérioration volontaire d'un ou plusieurs de nos satellites, qu'ils soient civils ou militaires, est un élément qui porterait atteinte à notre souveraineté et à notre sécurité", fait-elle encore valoir.