Les vols réguliers, exploités par Air France, KLM, Transavia, easyJet, Lufthansa et Vueling depuis ou vers Lyon-Saint Exupéry, à Colombier-Saugnieu dans l'est de la métropole lyonnaise, auront émis 27% de moins de CO2 que s'ils avaient recouru à 100% de kérosène fossile, a affirmé l'association européenne des compagnies aériennes Airlines for Europe (A4E), à l'initiative de l'opération. Celle-ci coïncide avec trois jours de rencontres sur le thème de la mobilité durable organisés jusqu'à jeudi par la Commission européenne, les "Journées de l'Europe connectée".

L'UE, qui s'est fixé l'objectif de réduire de 55% ses émissions de CO2 à l'horizon 2030 et de ne plus contribuer au réchauffement climatique d'ici à 2050, débat actuellement de la feuille de route du secteur aérien, en particulier une augmentation graduelle du recours aux carburants d'aviation durables (dits SAF, "sustainable aviation fuels").

Lundi, le Parlement européen a donné son feu vert en commission à un calendrier plus ambitieux que celui initialement proposé par l'exécutif. "À partir de 2025, cette part devrait être de 2%, avant d'atteindre 37% en 2040 et 85% en 2050, en prenant en compte le potentiel de l'électricité et de l'hydrogène dans le mix énergétique global", a indiqué le Parlement dans un communiqué.

Faire baisser les prix des SAF

Les moteurs d'avions sont aujourd'hui certifiés pour fonctionner avec des mélanges contenant jusqu'à 50% de SAF, mais celui-ci est pour l'instant deux à quatre fois plus cher que le kérosène d'origine fossile. En France, l'obligation d'en incorporer à 1% depuis le début de l'année a déjà contraint des compagnies comme Air France à imposer des surcharges. La clé pour faire baisser les prix de ces molécules, notamment élaborées à partir de biomasse, est de créer des filières de production à grande échelle. De nombreux projets ont été lancés par des énergéticiens, dont TotalEnergies qui a fourni le SAF de l'opération de mardi.

Malgré des vents contraires - guerre en Ukraine, inflation, Covid-19 -, "l'engagement des compagnies en faveur d'un transport aérien durable est plus solide que jamais", a assuré le directeur général d'A4E, Thomas Reynaert, cité dans un communiqué, appelant les autorités européennes à "faire leur part pour rendre les SAF plus disponibles et meilleur marché".

Ciel unique européen

La semaine dernière, l'Association internationale du transport aérien (Iata), porte-voix de la grande majorité des compagnies aériennes dans le monde, avait exhorté les gouvernements à subventionner la production de SAF pour parvenir à 30 milliards de litres disponibles en 2030 contre 125 millions en 2021.

Parallèlement aux carburants, A4E plaide de longue date pour l'adoption du "ciel unique européen" qui permettrait de passer d'un système d'organisation du trafic aérien épousant les frontières nationales à une zone cohérente où les trajectoires des avions se rapprocheraient de la ligne droite, avec un gain de temps, d'argent et d'émissions de CO2 à la clé.

Pour A4E, l'instauration d'un tel dispositif permettrait à ses membres de réduire de jusqu'à 10% leur empreinte carbone. Le projet, lancé depuis près de 20 ans, n'a pas avancé sous la présidence française de l'Union européenne qui se termine jeudi.

Les vols réguliers, exploités par Air France, KLM, Transavia, easyJet, Lufthansa et Vueling depuis ou vers Lyon-Saint Exupéry, à Colombier-Saugnieu dans l'est de la métropole lyonnaise, auront émis 27% de moins de CO2 que s'ils avaient recouru à 100% de kérosène fossile, a affirmé l'association européenne des compagnies aériennes Airlines for Europe (A4E), à l'initiative de l'opération. Celle-ci coïncide avec trois jours de rencontres sur le thème de la mobilité durable organisés jusqu'à jeudi par la Commission européenne, les "Journées de l'Europe connectée".L'UE, qui s'est fixé l'objectif de réduire de 55% ses émissions de CO2 à l'horizon 2030 et de ne plus contribuer au réchauffement climatique d'ici à 2050, débat actuellement de la feuille de route du secteur aérien, en particulier une augmentation graduelle du recours aux carburants d'aviation durables (dits SAF, "sustainable aviation fuels").Lundi, le Parlement européen a donné son feu vert en commission à un calendrier plus ambitieux que celui initialement proposé par l'exécutif. "À partir de 2025, cette part devrait être de 2%, avant d'atteindre 37% en 2040 et 85% en 2050, en prenant en compte le potentiel de l'électricité et de l'hydrogène dans le mix énergétique global", a indiqué le Parlement dans un communiqué.Faire baisser les prix des SAFLes moteurs d'avions sont aujourd'hui certifiés pour fonctionner avec des mélanges contenant jusqu'à 50% de SAF, mais celui-ci est pour l'instant deux à quatre fois plus cher que le kérosène d'origine fossile. En France, l'obligation d'en incorporer à 1% depuis le début de l'année a déjà contraint des compagnies comme Air France à imposer des surcharges. La clé pour faire baisser les prix de ces molécules, notamment élaborées à partir de biomasse, est de créer des filières de production à grande échelle. De nombreux projets ont été lancés par des énergéticiens, dont TotalEnergies qui a fourni le SAF de l'opération de mardi.Malgré des vents contraires - guerre en Ukraine, inflation, Covid-19 -, "l'engagement des compagnies en faveur d'un transport aérien durable est plus solide que jamais", a assuré le directeur général d'A4E, Thomas Reynaert, cité dans un communiqué, appelant les autorités européennes à "faire leur part pour rendre les SAF plus disponibles et meilleur marché".Ciel unique européenLa semaine dernière, l'Association internationale du transport aérien (Iata), porte-voix de la grande majorité des compagnies aériennes dans le monde, avait exhorté les gouvernements à subventionner la production de SAF pour parvenir à 30 milliards de litres disponibles en 2030 contre 125 millions en 2021.Parallèlement aux carburants, A4E plaide de longue date pour l'adoption du "ciel unique européen" qui permettrait de passer d'un système d'organisation du trafic aérien épousant les frontières nationales à une zone cohérente où les trajectoires des avions se rapprocheraient de la ligne droite, avec un gain de temps, d'argent et d'émissions de CO2 à la clé.Pour A4E, l'instauration d'un tel dispositif permettrait à ses membres de réduire de jusqu'à 10% leur empreinte carbone. Le projet, lancé depuis près de 20 ans, n'a pas avancé sous la présidence française de l'Union européenne qui se termine jeudi.